Catharsis - chapitre 12

Catharsis - chapitre 12

Mes chers lectrices (lecteurs?)
J'ai une nouvelle absolument épouvantable à vous annoncer.
Ceci est l'avant dernier chapitre.
Y'a comme un parfum de fin là...
Mais bon rassurez-vous, le dernier chapitre est quasiment deux fois plus long que les autres ^^

En attendant, profitez de celui là!

Enjoy !


***



Simone apporta jusqu'à la table un plateau avec un gâteau éclairé de dix-sept bougies. Bill et Tom se regardèrent, levant leurs sourcils et rigolant.

"Ne riez pas," les gronda Simone en posant le gâteau sur la table de la cuisine. "J'y ai passé des heures."

"Des heures?" dit Gordon en rigolant. "Elle s'est précipitée à la dernière minute avant que vous ne passiez la porte, les garçons."

Simone leva les yeux au ciel. "C'est pareil. Ne vous moquez pas de mes efforts culinaires."

"Ça a l'air super, Maman," dit Bill en souriant. "Merci."

"Merci," ajouta Tom.

"Et bien, c'est pas tous les jours que vos garçons ont dix-sept ans," dit Simone en s'asseyant avec tout le monde. "Je suis juste heureuse que vous ayez pu venir à la maison quelques jours."

"Tom se pencha en avant et observa le gâteau. "Ça fond."

"Merde," jura Simone. "Soufflez ces foutues bougies."

Bill et Tom rirent, penchant tous les deux leurs têtes et soufflant toutes les bougies sauf une."

"Ooh, il reste une bougie, hein? Qui a une petite copine?" taquina Gordon en faisant un geste vers la bougie allumée. Tom fit un clin d'½il et la souffla.

"Oh vraiment?" demanda Simone. Tom fit un grand sourire.

"Pas du tout," dit Bill

"Il y a quelqu'un de spécial dans ma vie," dit Tom avec un sourire discret.

"Qui?" demanda Bill d'un ton railleur.

"C'est pas tes affaires," répondit Tom d'un ton acerbe. Ses yeux s'attardèrent sur Bill qui se renfrogna.

"Peu importe. Maman, qu'est-ce que tu m'offres?" demanda Bill

"Mangeons d'abord, ensuite on ira dans l'autre pièce pour les cadeaux," dit leur mère. "S'il y a des cadeaux," ajouta-t-elle malicieusement.

"Bien sûr qu'il y en a," dit Bill en la regardant couper le gâteau. Il sentit un coup de pied sous la table et leva les yeux. C'était Tom. "Quoi?" articula Bill silencieusement.

"Maman, Bill m'a donné un coup de pied," dit Tom. Simone leva les yeux au ciel.

"Maman, Tom arrête pas de me regarder," répondit Bill avec une voix de gamin.

"Les enfants, vous êtes givrés," dit Simone." Est-ce que vous faites ça à votre manager?"

"Il me souffle dessus," dit Tom

Gordon posa une assiette entre Bill et Tom. "Ok, ok, c'est marrant et tout, mais—”

"Agaçant," dit Simone. Elle sourit faiblement. "J'ai des flashbacks de quand vous aviez neuf ans."

Bill renvoya un coup de pied à Tom mais celui-ci coinça son pied entre ses jambes. Bill hoqueta doucement et se mordit la lèvre en souriant. Il remonta son pied le long des jambes de Tom. Tom secoua la tête, son regard intense sur Bill.

"Quel morceau vous voulez? Un bout de votre nom?" demanda Simone.

"Je veux le nom de Tom," dit Bill.

"Ouais, celui de Bill pour moi," ajouta Tom. Il serra ses jambes autour du pied de Bill et fit un sourire en coin.

Simone soupira mais coupa le gâteau quand même. Elle posa les assiettes devant Bill et Tom. "Vous avez régressé en mômes de dix ans."

"Nan on s'amuse juste avec toi," dit Tom. Sa main alla à son genou et serra le pied de Bill. Bill dut s'enfourner une bouchée de gâteau pour s'empêcher de réagir.

"C'est bon" dit Bill en avalant. "Le gâteau."

La main de Tom caressait gentiment la cheville de Bill qui s'étouffa presque avec son gâteau.

"Tu ne vas pas y goûter?" demanda Simone à Tom. Elle s'assit de l'autre côté de la table avec Gordon.

Tom lâcha le pied de Bill et attrapa sa fourchette. Bill grimaça et poussa son pied plus loin, glissant sur sa chaise.

"Bill, arrête!" siffla Simone. "Laisse ton frère tranquille."

Tom ricana. Bill laissa retomber son pied au sol et finit le reste de son gâteau. Il ne regarda plus Tom, il ne pouvait pas.

Quand ils eurent fini le gâteau et les cadeaux, il était assez tard. Simone et Gordon allèrent dans leur chambre, laissant Tom et Bill dans le canapé du salon avec Kasimir installé royalement entre eux. Tom lui grattait la tête. Il ronronnait profondément.

"Je vais au lit," déclara Bill. Il lança un coup d'½il à Tom qui ne leva pas les yeux du chat.

"Ok. Bonne nuit."

Bill se leva lentement, en fronçant les sourcils, et sortit de la pièce. Avec un dernier regard vers Tom, il grimpa les escaliers. Il marcha vers sa chambre, le ventre papillonnant. Il posa sa main sur la poignée puis se retourna.

Il ne voulait pas aller au lit tout de suite. Il entra dans la chambre de Tom, laissant la porte ouverte derrière lui, et s'assit sur le lit vide de son frère. L'odeur de Tom imprégnait les couvertures et il s'allongea dessus. Il savait que Tom pouvait entrer à n'importe quel moment, mais il s'en fichait.

Il bandait depuis le gâteau d'anniversaire.

Soupirant, il posa sa main sur son entrejambe, à travers son jean et serra. "Mon Dieu," gémit-il. Il augmenta la pression et frotta le talon de sa main contre son érection emprisonnée. C'était bon et pouvait être tellement meilleur. Il tendit les jambes en travers du matelas et s'allongea de son côté du lit. De tous les endroits où il avait été l'année passée, son côté du lit de Tom à la maison était son préféré.

Bill défit sa ceinture et son pantalon et le repoussa avec son boxer sur ses hanches et ses cuisses. Il tira sur son sexe, faisant glisser sa main de haut en bas de sa longueur. Il était si dur, si excité. Il savait qu'il était foutu quand Tom lui avait caressé la cheville sous la table. Ça avait été la première erreur.

Il aurait pu retirer son pied, mais il ne l'avait pas fait. Tout comme il aurait pu rester dans sa propre chambre. Bill savait que les choses qu'il faisait empiraient habituellement la situation mais il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher parfois. Il savait et espérait que Tom passerait la porte d'une minute à l'autre et s'il ne le faisait pas, Bill gémirait juste assez fort pour que Tom l'entende d'en bas.

Mais Bill n'eut pas à faire ça. Tom apparut dans l'encadrement de la porte, sa main agrippant fermement le bois.

"Bill," dit Tom d'une vois rauque.

Bill leva les yeux vers lui et soupira, se caressant toujours. "Désolé," dit Bill. Tom fit un pas en avant et ferma la porte derrière lui.

"Pourquoi est ce que tu es sur mon lit... à faire ça?"

Bill se fit une caresse longue et lente. "J'suis pas sûr."

"Oh? Je parie que si," dit Tom. Il se tenait près du bord du lit. Son ombre recouvrant Bill. Bill sourit et enfonça son visage dans l'oreiller. "Bill, tu ne peux pas faire ça."

Bill ne leva pas les yeux. "Si je peux," gémit-il, sa main travaillant toujours.

"Je vais..." commença Tom. "Je vais faire quelque chose de mal si tu ne sors pas d'ici."

"Je ne sors pas d'ici."

"Pourquoi est-ce que tu m'envoies ces putains de signaux contradictoires?" demanda Tom, une pointe de détresse dans la voix.

Bill cessa ses mouvements et se redressa légèrement. "Des signaux contradictoires?".

"Ouais."

"Et c'était quoi en bas? Avoir 'quelqu'un de spécial'? Putain, qu'est-ce que je suis sensé faire?" Bill glissa lentement sa main sur son sexe et frissonna. Cette prise de bec avec Tom renforçait vraiment bien son érection.

"Ce que tu n'es pas sensé faire," dit Tom d'un ton égal, "c'est de venir sur mon lit pour te branler."

Bill serra son pénis en clignant des yeux et remonta ses genoux. "Je ne suis pas d'accord."

Tom alla sur le côté du lit, fixant Bill tout le long. Ses yeux traînaient sur les mains de Bill et ce qu'elles faisaient, et il aspira son piercing à la lèvre dans sa bouche. Bill savait que Tom était excité et avait besoin de se libérer.

"Assied toi," dit doucement Bill en désignant la place à côté de lui de sa main libre. "On n'a qu'à le faire ensemble."

"Tu veux que je-"

"Non," dit Bill. "En fait, je veux que tu fasses ce que je fais. Comme avant."

"Tu veux que je me branle avec toi?" demanda Tom

Bill hocha la tête. "On le faisait tout le temps, avant que tout ce bordel ne commence."

"C'est ce qui a commencé ce bordel," dit Tom, mais il s'assit près de Bill quand même. "Approche toi."

Bill fit un grand sourire et se rapprocha. Il descendit son pantalon un peu plus et se prit en main. "Hmm, c'est déjà meilleur."

"C'est l'attention qui te fait jouir," dit Tom, sans méchanceté.

"C'est toi qui me fais jouir," admit Bill. Il rencontra les yeux de Tom et frissonna sous le regard intense et assombri de son frère. "Sors la, Tomi."

Tom grogna en réponse et défit son pantalon. Il glissa une main à l'intérieur et commença à se caresser. Bill fronça les sourcils.

“Tomi.”

"Quoi, je le fais."

"Oui mais..." Bill se sentit rougir, après tout ce temps. "Je veux te voir, tu sais."

Tom le regarda et lui fit un sourire en coin. "C'est pas comme si tu n'avais jamais vu. C'est pas comme si tu n'avais pas fait tout ce qu'il y a à faire avec."

Bill rougit encore plus. "Ouais... Aller."

Tom baissa les yeux alors qu'il repoussait son pantalon et son boxer sur ses hanches, taquinant toujours son piercing de sa langue. Bill regardait sa bouche intensément, puis ses yeux descendirent vers son bas-ventre. Tom était dur et semblait plus gros. Bill déglutit, il salivait presque de désir de le mettre dans sa bouche.

"Content?" dit Tom.

"Hm," murmura Bill. "Oui."

Il se glissa plus près de Tom, leurs épaules se frôlant presque. "Ne viens pas trop près," dit Tom. "J'ai la gâchette facile."

Bill rit et commença à se caresser en même temps que Tom, conservant son rythme lent. "Tu te rappelles quand tu m'as appris à bien le faire?" demanda Bill, ses yeux se fermant.

"Tu étais désespérant," dit Tom. Bill tendit son autre main et tapa Tom sur le bras. "Mais j'ai déteint sur toi."

"Oui c'est vrai," dit Bill en se caressant plus fort. "A force de te frotter contre moi, tu m'as déteint dessus."

Tom émit un étrange son étranglé dans l'arrière de sa gorge et Bill ouvrit les yeux pour voir Tom s'empoigner furieusement.

"Calme toi," dit Bill. "Je ne veux pas que ça se finisse tout de suite."

"J'en ai rien à foutre, il faut que je jouisse," grogna Tom. Son sexe était rouge et humide et sa main glissait facilement sur sa longueur. Bill trouvait plus intéressant de regarder Tom se toucher que sa propre excitation.

"Je me rappelle qu'on n'en a pas parlé pendant un temps interminable," marmonna Bill. "Mais chaque nuit je venais te voir et tu le faisais pour moi."

"Han" gémit doucement Tom s'aidant à présent de son épaule et se penchant légèrement en avant. Les hanches de Bill partirent légèrement en avant et il appuya sa main à plat contre son sexe.

"Puis une nuit je l'ai fait pour toi," continua Bill. Il pétrissait son pénis avec ses doigts impatients et les contractait en faisant attention de ne pas se griffer avec ses ongles. "Puis je t'ai sucé."

"Putain, Bill, la ferme," gémit Tom en se laissant aller en arrière et en fermant les yeux. Bill laissa un sourire se former sur ses lèvres et il s'allongea à côté de Tom, collant son épaule contre lui. Il savait que Tom ne voulait pas vraiment qu'il se taise. Il baisait Tom mentalement et c'était très bon pour tous les deux.

Bill avança sa main libre vers la cuisse de Tom et la posa là, sentant la chaleur qui irradiait du bas-ventre de Tom. Il voulait tellement prendre possession du sexe de Tom, il pouvait le goûter. "J'aime encore vraiment beaucoup ton goût, Tomi."

"Han." Tom roula à l'opposé de Bill, se caressant intensément. Bill était étonné qu'il n'ait pas encore joui, et il se demanda ce qui l'en empêchait.

"Est-ce que tu vas jouir?" demanda-t-il d'une très petite voix. Tom gémit et ses hanches partirent en avant. Bill cessa ce qu'il faisait et roula vers Tom, s'appuyant sur son coude pour voir son frère se toucher. "Tu as l'air très dur."

"Euh, ouais," dit Tom, les joues toutes rouges. "Ne me regarde pas comme ça."

"Pourquoi pas?"

"Parce que..." Tom serra son sexe dans sa main et jeta un rapide coup d'½il à Bill. "Ça me donne envie de faire des trucs."

"Quels trucs?"

Tom gémit et fit un signe de tête à Bill. "Pourquoi est-ce que tu ne te branles pas? Tu as commencé tout ça."

"Tu as commencé tout ça," dit Bill avec insistance. "Quels trucs?"

"C'est surtout ta bouche..." la voix de Tom s'évanouit et il regarda le plafond en clignant des yeux. "Ta putain de bouche."

Bill se mordit la lèvre et se rapprocha de Tom. "Oh."

"Touche toi, Bill, je veux qu'on jouisse ensemble."

"Ok, mais remets toi sur le dos," dis Bill. Tom fit ce qu'on lui disait et Bill recommença à se toucher. Ils étaient allongés, épaule contre épaule, respirant lourdement et se jetant des coups d'oeils l'un l'autre. "Hmm, c'est si bon."

"Ça pourrait être meilleur," dit Tom.

Bill bougea sa main brutalement en avant. "Dis moi comment."

"Tu pourrais être à quatre pattes," dit Tom entre ses dents.

"Et qu'est-ce que je ferais?"

"Ce n'est pas tellement ce que tu ferais," dit Tom en roulant ses épaules dans le mouvement et courbant son corps vers Bill. "Ah, putain."

Bill haleta. Il avait trouvé un bon angle et le conservait. "Dis moi ce que tu ferais alors."

"Je," dit Tom en respirant lourdement. "Je te... je te bai-"

"Sshh," chuchota Bill, son ventre se tordait. Il regarda le sexe de Tom, il était plus dur qu'il ne l'avait vu depuis un moment. "Quoi d'autre."

"Quoi d'autre?"

"Tomi," gémit Bill. "Soit plus créatif... Comme la fois où tu as utilisé ta langue sur mon cul."

Tom se lâcha et toucha l'épaule de Bill avec force. "Je ne t'ai jamais léché le cul."

Bill fixa son frère, l'air joueur, bougeant toujours sa main de haut en bas de son pénis. "Si tu l'as fait."

"Bill, "dit Tom

"Quoi?" Bill gémit doucement. "J'ai adoré."

Tom resta un peu bouche bée devant Bill puis remit sa main sur lui-même. "C'est vrai?" Il se caressa lentement.

"Qu'est-ce que tu crois?" Bill leva les hanches et se pencha contre Tom.

"Je ne..."

"Pas toi?" Le visage de Bill se décomposa et il se lâcha.

"Non, tu es trop bête, laisse moi finir," dit Tom en levant les yeux au ciel avec ce qui semblait être un gros effort. "Je ne savais pas que ça t'avait autant plu."

"Tom, ta langue dans mon cul est ce à quoi je pense souvent quand je-" les yeux de Bill s'écarquillèrent et il se plaqua une main sur la bouche. "Merde."

Tom se contenta de lever les sourcils. "Toi aussi?"

"Tu penses à ça toi aussi?"

"En général je pense à toi qui fais des trucs, tu sais, à toi-même."

La bouche de Bill s'ouvrit et il fixa Tom. "Vraiment?"

"Ouais. Cette nuit où je pouvais t'entendre et..." Tom enfonça son visage dans l'oreiller et se caressa plus fort. Le ventre de Bill se contracta et il dut s'arrêter de se toucher ou il aurait joui.

"Je ne l'ai pas fait depuis," dit Bill d'une voix couinante. "Tu sais, me toucher comme ça."

"Je sais, tes ongles ont repoussé," dit Tom, le visage toujours dans l'oreiller. "J'ai écouté, juste pour être sûr."

"Tomi, regarde moi."

"Peux pas."

"Pourquoi?"

"Je ferai quelque chose et... putain."

Bill se mordit la lèvre. "Tu devrais vraiment regarder."

Tom enleva son visage de l'oreiller et regarda Bill. Très lentement, Bill leva ses doigts à sa bouche et commença à mordre les ongles de son index et de son majeur pour les enlever. "Bill?" murmura Tom.

"Ils sont trop longs, tu as raison." Bill continua à ronger les deux ongles jusqu'à ce qu'ils soient bien courts et lisses. Puis il tendit la main vers Tom et fit courir les deux doigts sur sa joue. "Hm?"

Tom se contenta de hocher la tête.

Bill se débarrassa complètement de son pantalon et de son boxer et écarta largement les jambes, remontant les genoux. Il se sentait très nu et exposé, surtout avec Tom qui le regardait si intensément, mais il se rappela qu'il avait été beaucoup plus nu avant. Ce n'était rien.

Mais quand même, son c½ur battait très fort.

Il détourna le regard de Tom et remit ses mains sur son sexe. Il tira une fois dessus et gémit.

"Je peux le faire si tu veux," chuchota Bill.

Tom grogna. "Hum." Bill leva la main vers la joue de Tom à nouveau et glissa ses doigts jusqu'aux lèvres de Tom. "Qu'est-ce que tu fais?"

Bill sourit et glissa deux doigts à l'intérieur de la bouche de Tom. "Suce."

Tom s'exécuta et Bill gémit de plaisir. La langue de Tom s'enroula autour de ses doigts, léchant sa peau. Bill les retira après quelques instants.

"Est-ce que tu vas...?" Tom regardait Bill avec de grands yeux.

"Si tu promets de ne pas rire," dit Bill malicieusement. Tom secoua rapidement la tête et Bill laissa ses doigts humides glisser le long de son ventre. Il continua à les descendre jusqu'à ce qu'il atteigne la zone derrière ses testicules, et il soupira. Ça lui avait manqué. Ce n'était toujours rien comparé à quand Tom le faisait, mais peut-être que le fait qu'il regarde serait suffisant. "Hann."

"Continue. Entre les."

"Guide moi, dis moi quoi faire," le pressa Bill à voix basse. "Je le fais pour toi."

"Putain." Tom se pencha en avant et serra son sexe. "Bien, ouais, entre les."

Bill glissa profondément son index à l'intérieur de lui directement. Il haleta et contracta ses jambes en fermant les yeux. "Si bon," gémit-il.

"Mets en un autre, aller."

"Ok." Bill ajouta son second doigt et les fit rentrer et sortir, les tordant, faisant s'écarter ses chairs. Ça faisait un moment qu'il n'avait rien eu à l'intérieur de lui. "Tom."

Tom était assis, le dos appuyé contre la tête de lit. "Oui... trouve ta prostate, tu sais."

Bill soupira profondément et plia son doigt juste sur sa prostate. "Oh oui," gémit-il.

"Mon Dieu," dit Tom. Bill leva les yeux vers lui et leurs regards se rencontrèrent. "Les yeux de Tom étaient sombres et intenses. "Refais le."

Bill le fit, jurant et relevant ses hanches du lit. "Putain." Bill commença à bouger son doigt à l'intérieur de lui, l'appuyant contre sa prostate aussi fort qu'il l'osait. Le plaisir débordait sur la douleur. "Hann."

"Bill..." Tom se pencha par-dessus Bill, les deux mains libres." Est-ce que je peux...?"

Bill repoussa les mains de Tom avec son autre main. "Non, tu peux pas," dit-il, à peine capable d'énoncer ces mots.

“Bill.”

“Touche toi, il faut que tu te touches," dit Bill à bout de souffle. "On doit faire ça ensemble, putain."

"J'ai besoin de te sentir," dit Tom, la voix presque désespérée. Bill roula à l'opposé de Tom, ne le regardant plus. "Bill... je peux toujours... tout voir."

"Je peux pas," répondit Bill et il était soulagé qu'il ne puisse pas. Regarder Tom un instant de plus aurait conduit à quelque chose d'imprudent pour tous les deux. "C'est déjà assez mal qu'on fasse ça."

Il sentit la main de Tom dans son dos et se tendit, incapable de la repousser. "Tom, s'il te plait, touche toi putain."

"C'est ce que je fais. Je regarde ton... ouais."

Bill ferma les yeux. Tout était si intense et quand Tom lui serra la hanche, Bill jouit fort, pliant les genoux et enfouissant son visage dans le matelas. Il laissa échapper un sanglot sans larme et haleta contre la couverture, les doigts toujours profondément enfoncés en lui. Roulant sur lui-même et retirant lentement ses doigts, il regarda son frère de nouveau. Tom se caressait avec ferveur, les yeux au plafond.

"Tom," chuchota Bill. Il posa une main sur son ventre, mais ensuite il eut une autre idée. Il descendit sa main sur son sexe humide et le serra, recouvrant ses deux doigts de sa semence. Puis il tendit la main vers le visage de Tom et appuya ses deux doigts contre son menton. Tom écarquilla les yeux et regarda Bill. "T'en veux?"

Tom ne dit rien et se contenta d'ouvrir la bouche pour laisser entrer les deux doigts de Bill à l'intérieur. Bill hoqueta, se demandant si Tom pouvait tout sentir sur sa langue. Tom gémit autour des doigts de Bill. Apparemment ça lui plaisait car ses hanches partirent vers le haut et il jouit sur son ventre.

Bill retira ses doigts avec un pop et fixa Tom. "Tu aimes?"

Tom hocha la tête. "J'adore." Il pencha la tête en avant et attacha ses lèvres à celles de Bill. Bill n'eut même pas le temps de réagir avant de sentir la langue de Tom dans sa bouche.

Bill pouvait définitivement tout sentir sur la langue de Tom.

Quand ils se séparèrent, ils ne dirent rien. Bill attrapa son pantalon et son boxer au pied du lit et commença à les enfiler.

"Qu'est-ce que tu fais?"

Bill regarda en arrière et vit Tom allongé là, les jambes écartées, le pantalon baissé, les mains sur le ventre. Bill déglutit et se força à détourner le regard. "Je retourne dans ma chambre."

"Après ça?"

"Surtout après ça," répondit Bill en se levant.

Tom resserra les jambes et remonta ses genoux, tirant son jean en haut de ses cuisses. "Tu as raison. Putain. On peut même pas... je sais pas, être frères."

"Tu ne me traites pas vraiment comme tel," dit Bill, souriant légèrement en remettant sa ceinture. "Je dis pas que je le fais non plus."

"Ouais," dit lentement Tom. "Il faut que je fasse des efforts sur ça. Je suis désolé. Pour ça."

"Et bien, ne le sois pas. J'ai commencé."

Tom sourit. "Oui, c'est vrai. C'est toujours l'un de nous deux qui commence."

Bill marcha vers Tom et posa une main sur son épaule. "Tu penses qu'on peut arrêter?"

"Je sais pas," dit Tom. "J'en ai pas envie, mais on devrait."

Bill fronça les sourcils. "Tu n'as pas envie d'arrêter?"

"Non, j'en ai jamais eu envie."

"Mais c'est... malsain," dit Bill. "Et tu arrêtes pas de courir les—”

Tom agrippa la main de Bill sur son épaule et la serra si fort que Bill gémit. "Quand pour la dernière fois m'as-tu vu avec une fille?"

"A notre fête," dit rapidement Bill.

"Quelle est la dernière fois où j'ai couché avec une fille?" La voix de Tom était profonde, froide. Bill frissonna et retira sa main.

"A toi de me le dire."

"Andreas a essayé de me foutre une branlée," dit Tom d'un ton égal. "Tu te rappelles?"

"Oh." Bill baissa le regard et ses épaules s'affaissèrent, il se sentait soudain très petit. "Wow."

"J'en ai pas vraiment eu envie non plus," dit Tom, sa voix s'adoucissant. "Je dis la vérité."

"Tu me fais du mal," fut tout ce que dit Bill. "Tu me fait vraiment beaucoup de mal."

"Je ne sais pas de combien d'autres manières je peux dire que je suis désolé. Je le suis, tu sais." Tom posa une main à l'arrière de la cuisse de Bill et serra. "J'attends juste que tu me pardonnes, que tu me laisses réessayer."

"Essayer quoi?"

Tom lâcha un souffle. "Je sais pas."

Bill hocha lentement la tête. "Je vais dans ma chambre... Si tu veux parler, juste parler, tu sauras où je suis."

Il commença à s'éloigner et Tom le laissa partir. Quand il fut dehors, il s'adossa au mur quelques instants. Il n'avait pas envie de quitter la chambre de Tom. C'était la meilleure partie du fait d'être à la maison, cette chambre. Pourtant Bill s'obligea à continuer sa route jusqu'à ce qu'il atteigne sa chambre et s'allonge dans son propre lit.

"Ça n'arrivera pas," marmonna-t-il pour lui-même.



**



"Tu viens?" appela Tom depuis le salon. Bill était dans la cuisine, essayant de porter deux Cocas, un paquet d'oursons gélifiés, un paquet de chips et deux Red Bulls en même temps.

"Oui!" répondit-il en criant, entrant difficilement dans la pièce. Ils étaient dans l'appartement du groupe, à essayer de composer des chansons pendant leur temps libre. Ils avaient un rare weekend de libre et alors que Georg et Gustav étaient sortis en boîte de nuit, Bill et Tom avaient décidé de rester et travailler.

Tom se leva et lui prit un Coca. "Merci," dit-il.

"Oh mais de rien, vraiment." Bill lui fit une grimace et laissa tout tomber sur le canapé.

"Il va plus y avoir de bulles maintenant," dit Tom d'un ton de reproche en désignant les Red Bulls et le Coca.

"Je m'en fiche." Bill et Tom s'assirent sur le canapé et Bill attrapa son cahier. "Tu as ta guitare?"

"Je l'ai." Tom tira sa guitare sèche sur ses genoux.

"Bien. Alors j'ai quelques idées," commença Bill, mais Tom commença à faire quelques accords et riffs sur sa guitare. "C'est quoi?"

"Quelques unes de mes idées," répondit Tom. Il fixa Bill et continua à jouer, battant la mesure avec sa tête.

Bill fronça les sourcils et pencha la tête sur le côté. "Ah ouais?"

"C'est la chanson 'Bill et Tom ont Besoin de Sexe', tu te rappelles?" Tom fit un grand sourire.

Bill ricana. "Ce n'est pas une vraie chanson."

"Aller, juste pour rire," dit Tom. "Elle a un bon son." Tom joua un peu plus, tapant le pied en rythme. Bill devait en convenir, ça sonnait vraiment pas mal.

"Ok, bien, tu veux que j'écrive des paroles sur ça ou j'sais pas."

Tom hocha la tête, toujours en jouant.

"Sur nous qui tirons un coup?" Bill fit une grimace. "Je n'ai pas envie d'écrire sur moi qui tire un coup, Tom."

"Bien, alors écris sur moi qui tire un coup."

Bill poussa le cahier sur le côté. "C'est ridicule."

Tom souriait toujours. "Aller, tu es très bien renseigné sur ce sujet : moi qui tire un coup." Il fit un clin d'½il à Bill

Les oreilles de Bill devinrent chaudes et il se pencha sur son cahier, griffonnant quelques paroles. Tom continuait à jouer. "Change un petit peu," suggéra Bill.

"Comme ça?"

Bill leva les yeux et regarda droit devant lui, penchant légèrement la tête. "Ouais... rejoue la première partie."

Il raya ce qu'il avait écrit avant et recommença. Tom arrêta de jouer et jeta un coup d'½il par-dessus son épaule. "Ouais, ça a l'air pas mal. Comment est-ce que ça fera?"

"Je sais pas encore." Bill fit une pause. "C'est quand la dernière fois que tu as tiré un coup, Tom?"

Tom recommença à jouer en secouant la tête. "Pas question."

"C'était moi?"

La musique s'arrêta de nouveau. Tom regarda le sol et pinça les cordes de la guitare. "Tu n'as pas besoin de demander."

Bill se pencha en arrière, posant ses pieds sur la table basse, et mit son cahier sur ses genoux. "Recommence."

Tom lança un regard noir à Bill mais recommença à jouer la chanson. Bill chantonna un peu bouche fermée et écrit rapidement. "Ça va être tellement indécent," marmonna Bill en écrivant. "Et on ne devrait pas perdre notre temps là-dessus."

"Oh, écris pour t'amuser, pour une fois," dit Tom en baissant les yeux.

Bill soupira mais continua à écrire. Il pensait à leur bungalow en Espagne et à toutes les autres fois où ils avaient été ensembles l'année passée. Il écrit plus vite.

"Laisse moi lire un peu," dit Tom. Il s'arrêta de jouer et essaya de lire ce qu'écrivait Bill.

"Non," dit sèchement Bill en couvrant son cahier. "C'est embarrassant."

"Tu me laisses toujours lire tes chansons, " dit Tom.

"Ouais, mais mes chansons ne parlent généralement pas de toi en train de me baiser, pas vrai?"

Ils rougirent tous les deux, Tom se détourna et se remit à jouer de la guitare. Bill recommença à écrire. Les mots s'écoulaient de lui. Il avait beaucoup à dire sur le sujet.

"Joue plus grave," marmonna Bill.

Tom descendit ses doigts et joua les mêmes accords. Bill hocha la tête. "Je pense que j'ai un début."

"Laisse moi voir."

Bill tendit timidement le cahier à Tom et remonta ses genoux contre son torse. Il mordilla ses ongles alors que Tom lisait.

"Bill, c'est... Tu peux pas," dit Tom en riant. "C'est dégoûtant."

Bill leva les yeux au ciel. "Ha, ha. C'était juste pour rire."

Tom posa le cahier. "Je pense qu'on pourrait vraiment écrire quelque chose, pourtant. Sur ce hum. Sujet."

"Et quand les gens demanderont de quoi parle cette chanson, je pourrai leur dire..." Bill fronça les sourcils.

"Dis juste que ça parle de moi qui tire un coup." Tom sourit encore. "C'est la vérité."

"Ils voudront savoir toute l'histoire," protesta Bill.

"Ouais... peu importe, on gèrera. Aller. Ça serait cool d'avoir une chanson secrète, juste la notre."

Bill regarda Tom, plissant les yeux en y réfléchissant. "Mais ça ne le serait pas. Personne ne saurait vraiment de quoi ça parle."

Tom haussa les épaules et se pencha en arrière. "Bien, on la jette." Il tendit la main vers le cahier et Bill l'éloigna."

"Non," dit-il. "Je veux le faire."

Tom sourit et joua quelques accords. "Ok, on la fait."


**


"Alors, quel est le nom de cette nouvelle chanson?" demanda David en tapotant des doigts sur la grande table de conférence. Gustav, Georg et quelques hommes en costumes regardèrent tous en direction de Bill et Tom qui étaient assis en face d'eux.

"Reden," dit Tom. "Bill a écrit les parole, j'ai fait la musique."

"Ça parle de quoi?" demanda Georg en levant un sourcil.

Bill leva les yeux au ciel. "Ça parle de cette nuit où une fille a convaincu Tom de dormir avec elle dans un hôtel."

Georg et Gustav grognèrent et les hommes en costumes se tortillèrent, mal à l'aise.

"Ouais, c'est comme ça que ça c'est passé," ajouta Tom un peu fièrement.

"Reden," répéta David en l'écrivant. "Ok."

Bill et Tom se lancèrent un coup d'½il et se sourirent.


***


Voili voilou ^^
Haaa, Reden!
En plus vu leur attitude en concert sur cette chanson...
Enfin bon n'entrons pas dans les vieux débats ^^
A bien bientôt pour le dernier (snif) chapitre.

( Le troisième chapitre de "Jalousie" est en ligne sur mon blog, allez voir * )


Pix : Betsy



Réponse aux questions :

lumina >> oui elles ont écrit plein d'autres fics.
Certaines ont été traduites, mais pas par moi.
Je vous mettrai des liens si ça vous intéresse.

Pour ce qui est de traduire, d'autres fics d'elles j'en ai une que je voudrais bien traduire, mais je suis encore sur la traduction des scènes bonus de cesd fics là.
Mais pourquoi pas, un peu plus tard, c'est vrai que ça prends vraiment beaucoup de temps de traduire des chapitres longs comme ça ^^

Friid0me-x3 >> mon âge? t'es sûre de vouloir savoir?
Bon Ok, je suis une vieille de 23 ans ^^

# Posté le lundi 24 mars 2008 12:47

Modifié le jeudi 27 mars 2008 13:31

Catharsis - chapitre 13


Désolée, je ne sais pas pourquoi l'article a été enlevé.
Par chance je n'avais pas fermé ma fenêtre, donc le revoilà tel quel.


Bonsoir!

Alors, je vous demande quelque chose



...




Mettez la main sur votre coeur,




...




sortez les trompettes et les mouchoirs,




...



prenez un air digne et solennel,





...




car IL est là.




...



Le dernier chapitre ^^

Buahahaha, comment je suis sûre de vous avoir fait flipper.
Aller, j'arrête mes connerie et je vous laisse apprécier.

( Y'en a qui impriment la fic pour la lire plus tard : soyez prévenues, ce chapitre fait dans les 27 pages O_O )

Enjoy !!!


***




Plus d'un mois passa. Le nouvel album se mettait peu à peu en place et l'humeur générale du groupe s'était grandement améliorée. En fait, Bill et Tom agissaient comme des frères et Bill contrôlait ses émotions. Il ne faisait plus semblant et il ne se sentait pas si frustré que ça. Tom restait plus souvent le soir, et quand il sortait en boîte, Bill sortait avec lui. Ils s'amusaient, ils jouaient de la musique, ils faisaient des trucs de potes.

Bill pensait qu'il commençait à s'en remettre.

Bien sûr il avait toujours les souvenirs. Il avait traversé beaucoup de choses avec Tom et il savait qu'il ne pouvait pas juste tout effacer ou oublier. Cependant, il pouvait avancer et faire de son mieux pour faire revenir les choses à ce qu'il pensait qu'elles devaient être.

Après un Noël en famille relaxant dont ils avaient eu bien besoin, Gordon et Simone envoyèrent les jumeaux aux Maldives pour un petit séjour. Bill demanda à avoir sa propre chambre, parce qu'il pensait que c'était ce qu'il fallait faire, et Tom ne s'y opposa pas. Quand ils arrivèrent, ils s'enregistrèrent et laissèrent le groom amener leurs bagages dans les chambres.

"J'arrive pas à croire que Jost sera là dans deux jours," marmonna Tom en enfilant sa guitare sur son dos. Il ne confiait pas sa Gibson au groom. "Comme si on avait besoin d'une babysitter."

"Saki est là aussi," remarqua Bill. Il retira instinctivement une peluche sur le T-shirt de Tom et éloigna rapidement sa main. "C'est bon, ils nous laisseront tranquilles."

"Ils ont intérêt." Tom fit une grimace. "C'est d'eux dont je veux des vacances."

"C'est de toi dont je voulais des vacances," taquina Bill en donnant un petit coup à la jambe de Tom avec sa chaussure. Tom le regarda et plissa les yeux. "Je plaisante."

"Je parie que dans un sens tu plaisantais pas," dit doucement Tom.

Bill soupira. "Allons voir nos chambres."

Il s'éloigna de son frère sans attendre de réponse.



**



"Est-ce que tu vas nager?"

Bill lança un regard en arrière vers leur salon commun pour regarder Tom. "Heu, oui," dit-il en prenant son sac de plage sur son épaule.

"Attends," appela Tom.

"Dépêche," répondit Bill en soupirant. Il croisa les bras et regarda Tom se précipiter dans la chambre de l'autre côté. "Tom, il est déjà si tard."

Tom sortit calmement, portant juste son maillot et des lunettes de soleil. "Ok, je suis prêt."

"Tu ne l'étais pas y'a une seconde."

"Ça me prend pas longtemps." Tom lui lança un regard par-dessus ses lunettes noires et Bill rit.

"Bien."

Ils descendirent à la plage, se poussant contre des murs et des poteaux tout le chemin. Bill était très conscient des nombreuses personnes autour d'eux mais ils étaient venus aux Maldives pour une bonne raison. En Espagne ils étaient plutôt inconnus et il n'y avait pas de risque d'émeute de fans. Aux Maldives, ils pouvaient agir relativement normalement.

Bill trouva un coin tranquille sous un arbre et posa son sac.

"A l'ombre?" demanda Tom en faisant une grimace. "On n'est pas venus aux Maldives pour rester à l'ombre, en plus un peu de soleil ne te ferait pas de mal."

"Je vais brûler," dit Bill. Il s'agenouilla dans le sable et prit une serviette et de la crème dans son sac.

"Est-ce que tu vas te baigner au moins?"

"Bien sûr, mais avant je vais faire une sieste," dit Bill en étalant sa serviette.

"C'est naze," fut la réponse de Tom. "C'est trop un truc de fille."

Bill envoya un petit coup à Tom et s'allongea, une brise chaude soufflant sur lui. "Laisse moi tranquille, Tom. Va te trouver une fille à éclabousser ou j'sais pas."

"J'en ai déjà trouvée une mais tu dors," rétorqua Tom. Il regarda autour de lui et Bill plissa les yeux vers lui, gardant un ½il sur son frère. "Y'a beaucoup de familles ici."

"C'est un complexe familial."

"Toi et moi on sort ce soir," dit Tom. "A ce club que j'ai vu en bas de la rue."

"Bien. Mais tu dois me laisser me détendre maintenant," dit Bill clairement. "Et pas de mauvais coups."

Tom soupira fortement et s'éloigna à pas lourds. Bill leva un peu la tête et le regarda partir. Il vit Tom graviter immédiatement vers un groupe de filles bronzées en petits bikinis.

"Connard," marmonna Bill. Il ne put s'empêcher de sourire quand il vit une des filles lancer du sable avec son pied à Tom et s'éloigner en colère. "Je me demande ce qu'il a dit."

Il se réinstalla sur sa serviette et expira. C'était exactement ce dont il avait besoin, des vacances loin de l'Allemagne, des vacances loin de la vie de star, et des vacances loin de quoi qu'il ait pu avoir avec Tom. Aux Maldives, tout ça semblait si loin.

Il pouvait respirer ici. Il ferma les yeux et sentit le sommeil l'envahir comme les vagues envahissaient la plage.

Des rêves se succédèrent rapidement, de petites bribes de concert, de la tournée, de sa mère, de gâteau d'anniversaire. Pieds de micro, filles hurlantes, la camionnette de Gordon, Kasimir.

Et Tom. Souriant, cils longs, lèvres et langue humides...

Bill gémit et ouvrit des yeux qui voyaient trouble. Des yeux identiques le fixaient en retour.

"Ergh," grommela-t-il. "Tom?"

"Ça fait deux heures," dit Tom en s'asseyant à côté de Bill et en essorant ses cheveux.

"Deux heures?" Bill s'assit et regarda aux alentours. C'était une toute nouvelle clientèle sur la plage, Une population plus âgée qui venait une fois que les enfants s'étaient fatigués. Bill réprima un bâillement et se pencha en avant, étirant ses membres. "Qu'est-ce que tu as dit à cette fille?"

"Quelle fille?"

"Avant... qu'elle te balance du sable."

"Mais de quoi est-ce que tu parles?" demanda Tom confus.

"Laisse tomber. J'ai rêvé de toi." Bill tressaillit dès qu'il l'eut dit. "Et de Maman, et Kas, et tout."

Tom regarda Bill et secoua la tête. "Tu rêves jamais."

"Que tu crois," répondit Bill distraitement. "On va nager?"

"J'ai fini de nager."

"Pourquoi est-ce que tu es énervé?"

Tom se leva et un peu de sable tomba de sur lui sur la serviette de Bill. "Je suis pas énervé. A plus tard."

Tom retourna vers l'hôtel et Bill fronça les sourcils, enlevant le sable de sa serviette. Il n'avait plus vraiment envie de nager. Il enfouit ses orteils dans le sable et dit, très doucement, "Bien."



**



Bill se pencha en avant et posa une main sur la cuisse de Tom. "Putain est-ce que tu arrives à y croire?" siffla-t-il par-dessus la musique assourdissante. Le club était bourré de monde, et bien qu'ils aient leur propre zone, séparée du reste de la foule, la musique ne pouvait pas être assourdie.

Tom prit une gorgée de son verre et éloigna la main de Bill. Bill rougit mais comprit.

"On le dira à Jost quand il reviendra," dit Tom.

Bill hocha la tête, essayant de ne pas regarder l'homme qui se trouvait à même pas trois mètres d'eux. Il les fixait depuis une bonne dizaine de minutes et il avait un appareil photo. "C'est juste que je ne veux pas de photos cette fois," marmonna Bill.

"C'est peut-être pas ce que tu penses," murmura Tom. Il semblait calme et se pencha en arrière, posant son verre sur sa cuisse. "Peut-être que c'est..."

"Non," dit Bill. Il se cala dans le fond de son siège et croisa les jambes, retirant ses chaussures avec ses pieds. "Putain il fait chaud là-dedans, comment tu peux porter tout ça?"

Tom haussa les épaules. "J'en reviens pas que tu portes... ça."

"Quoi?"

"Ça." Il fit un geste vers la tenue de Bill qui haussa les épaules.

"On s'en va," incita-t-il Tom en se penchant vers lui. Tom regarda nerveusement autour de lui et s'éloigna, faisant semblant de remettre quelque chose comme il fallait sur la jambe de son pantalon. Bill soupira. "Tom, tout le monde s'en fout. T'es parano."

"Tu ne veux pas de photos," marmonna Tom. "Je ne veux pas de photos. Pigé?"

"Tu penses que tout le monde-" Bill fut coupé parce qu'à ce moment David les rejoignit et s'assit près de Tom.

"Mon instinct de manager me démangeait au bar, qu'est-ce qui se passe?" dit Jost en posant deux nouvelles boissons à côté d'eux.

"Bill pensa qu'un photographe nous a suivis ici," dit Tom.

"Je sais qu'un photographe nous a suivis ici," rétorqua Bill. "Il est juste là," dit-il en faisant attention de ne pas faire voir qu'il désignait l'homme.

"Bon Dieu," dit Jost en fixant l'homme. "Et tous les deux vous ressemblez à..."

"A quoi?" dit Bill sèchement.

Bill savait de quoi ils avaient l'air. Il portait un T-shirt qui lui couvrait à peine le ventre, un pantalon serré, pas de chaussures et presque pas de maquillage. Ses cheveux étaient longs et lisses. Il ne ressemblait pas au Bill dont la plupart des filles étaient tombées amoureuses.

Il avait l'air...

'D'un putain de gay,' pensa Bill.

Et même si Tom portait ses vêtement habituels, il ne portait pas sa casquette et l'expression de son visage était moins que plaisante.

Un appareil photo émit un flash et Bill grogna. "Je m'en vais."

"Attends Saki," dit Jost sombrement. "Surtout maintenant."

"Je pense que je vais partir aussi," dit Tom en se penchant en avant et en posant son verre sur la table. "Je veux pas que Saki ait à faire deux voyages."

"Vous ne parlez à personne, vous ne regardez personne," leur dit Jost en ayant vraiment l'ait d'un parent. "Vous ne signez rien. Ne vous parlez pas. Regardez les pieds de Saki et suivez le, Pigé?"

"Je ne dois pas lui tenir la main?" demanda Tom ironiquement. Le ventre de Bill se tordit.

"J'ai l'impression qu'il faut déjà que je répare les pots cassés et la pellicule est encore dans l'appareil," marmonna Jost. "Allez-y. Ne quittez plus vos chambres ce soir."

"Et s'il y a le feu?" demanda Tom.

Jost lui lança un regard noir. "Bonne nuit."

Bill vit Saki debout pas loin, les bras croisés. Il soupira. "Aller, Tomi."

"Putain, ne m'appelle pas comme ça."

"Bordel, très bien," dit Bill en se détournant de Tom. Il fit signe à Saki qu'ils étaient prêts à partir et ils quittèrent le club en silence. Le photographe tenta de les suivre dehors, mais Saki régla le problème rapidement.

Une fois dehors, quelques pas devant Saki, Bill tira sur une des dreads de Tom.

"Arrête ça, Bill," dit Tom.

"Pourquoi est-ce que tu fais ton connard aujourd'hui? On est sensés être en vacances," dit Bill

"Je fais mon rien du tout,"

"Euh... tu arrêtes pas de me renvoyer chier," dit Bill. "Depuis quand est-ce qu'on se dispute?"

"Je me dispute avec toi depuis le berceau," dit Tom. Bill grogna.

"C'était la chose la plus débile que tu ais jamais dite," dit Bill avec le plus infime des sourire. "Connard."

"Enfoiré," rétorqua Tom. Le ton dur de sa voix s'était adouci.

"Bien, je suis content qu'on ait réglé ça," dit Bill. Ils marchèrent vers l'hôtel dans un silence plus confortable. Une fois à l'intérieur, Saki scannant les couloirs en recherche de groupies hystériques, Bill s'affala sur le canapé dans la pièce commune entre leurs chambres. Tom regardait par la fenêtre. "Sérieusement, t'es fâché contre moi?" demanda Bill après un moment.

"Non," dit Tom. "Désolé, c'est la chaleur."

"La chaleur?"

"Euh... ouais, la chaleur."

"C'est de ta faute," dit Bill en tournant la tête sur le côté et passant sa main le long du tapis. "A porter tout ça."

"T'es trop bête," répondit simplement Tom.

Bill leva les yeux au ciel et fixa le plafond. "Tu veux bosser la musique? J'ai une idée de chanson."

"Bill et Tom ont Besoin de Sexe, remix," dit Tom en attrapant sa guitare.

Bill rit. "Si tu veux tirer un coup, alors va tirer un coup."

Tom grommela un peu et positionna sa guitare sur ses genoux. "Alors quelle est la mélodie?"

Soudain, Bill se sentit timide. Il couvrit son visage de ses mains et commença à chantonner bouche fermée. Tom essaya quelques accords, accordant la mélodie avec la voix de Bill.

"Ou un truc dans le genre," dit doucement Bill.

"Ça parle de quoi?"

"Toi. Moi." Bill osa lever les yeux vers son frère. "Nous, tu sais."

Tom leva les sourcils. "Vraiment."

"Je ne veux même pas l'utiliser ou quoi que ce soit," dit Bill calmement. "Je pense juste que c'est quelque chose qu'on devrait faire."

"On en a déjà fait une," dit Tom.

"Celle-là sera différente," dit Bill. "Sérieuse." Bill se rapprocha de Tom sur le canapé. "Ok?"

"Ok." Tom joua quelques accords et Bill commença à chanter. Tom s'arrêta après le premier couplet et posa sa guitare.

"Qu'est-ce qui va pas, pourquoi tu t'es arrêté?" demanda Bill, se sentant très intimidé. "Tu trouves que c'est bête, hein?"

Tom se leva. "Il fait bien trop chaud pour ça, je vais dans ma chambre où y'a l'air conditionné."

"Mais... il est encore tôt," dit Bill. Tom haussa les épaules et marcha vers sa porte.

"On travaillera sur ça demain."

Bill hocha la tête et plia ses jambes sous lui. "Bonne nuit."



**



"Arrête, tu me rends dingue."

Bill se tendit dans son siège et jeta un coup d'½il à Tom qui mangeait calmement des céréales. Bill arrêta de scruter les horizons. "Ils peuvent être n'importe où."

"Tu n'es jamais aussi nerveux chez nous, c'est qu'une photo," dit Tom d'une voix sourde. "S'ils en prennent une, qu'est-ce qu'on en a à faire. C'est pas comme si nos vacances étaient un secret."

Bill donna un coup de pied à Tom sous la table et se rassit avec une mine renfrognée. "Ils n'ont pas le droit."

Tom essorait ses cheveux de l'eau qu'il avait récupéré en allant nager. Il empila ses dreads sur le haut de sa tête et passa ses mains sur son torse, se calant dans sa chaise. "Calme toi."

"Ces vacances ne sont pas très marrantes," dit doucement Bill.

"Hm," approuva Tom. "Pas pour toi."

"Qu'est-ce que tu veux dire?"

"Je sais que tu voulais partir loin de moi, Bill," dit Tom. "C'est nul que Maman et Gordon aient organisé ça pour nous mais comment pouvaient-ils savoir que ce dont on avait le plus besoin c'était de vacances loin l'un de l'autre?"

Bill fronça les sourcils. "C'est pas ça."

"Pas exactement, je sais."

"C'est compliqué." Bill soupira et leva les yeux. Il vit un homme debout près d'un arbre, tout près. "Merde. Merde."

"Laisse le prendre sa photo, on est juste assis là à prendre le petit déjeuner," dit Tom. "Ce n'est pas très excitant."

Bill entendit l'appareil faire un flash et il se leva vite. "Ce n'est même pas pour ça, on peut juste pas faire une pause. Et je ne voulais pas de vacances loin de toi, espèce d'idiot."

"Ok, maintenant tu fais une scène," dit Tom en baissant les yeux vers son petit déjeuner.

"Il n'y a juste aucun intérêt..." Bill descendit le photographe du regard. L'homme était sur le point de prendre un autre cliché quand Saki apparut derrière lui, lui tapant gentiment sur l'épaule. Ils échangèrent quelques mots et l'homme était blanc comme un linge alors que Saki grognait contre lui.

"Voilà, on s'occupe de lui, maintenant rassied toi."

Bill n'avait pas envie de s'asseoir. Il avait envie de courir. Où, il ne savait pas. N'importe où. Soudain, il sentit comme s'il n'était pas à sa place. C'était un sentiment affreux.

"Je me sens pas bien, je rentre," dit Bill.

"Tu vas encore rester enfermé toute la journée?"

Bill ne répondit pas. Il entra dans l'hôtel par une baie vitrée et se précipita vers les ascenseurs. Il avait envie que Tom lui coure après mais savait qu'il ne le ferait pas. Tom se détendait parce que Tom était en vacances. Bill n'était pas en vacances. Il travaillait toujours à plein temps.

Bill appuya sur le bouton et croisa fermement ses bras autour de son ventre. Il était très maigre, plus maigre que d'habitude. Sa mère en avait fait le commentaire à Noël et Bill avait avancé que Tom était encore plus maigre que lui. Bien sûr, personne ne l'avait écouté.

Saki entra à l'intérieur peu de temps après et se tint silencieusement à côté de Bill.

"Est-ce que Tom va bien dehors?" demanda Bill en fixant toujours les boutons de l'ascenseur.

Saki hocha la tête. "Je peux le voir d'ici."

"Ha." Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Bill regarda Saki. "Je vais directement dans ma chambre."

Il n'attendit pas la réponse de Saki car il ne voulait pas que la réponse soit non.



**



Bill savait que les coups à la porte signifiaient que son calme et sa tranquillité étaient finis. "Entre, ce n'est pas fermé," appela-t-il depuis son lit. Il était blotti dans les couvertures, entouré de bouteilles de Coca vides et de différents trucs à manger, à regarder des films à la demande.

Tom poussa la porte et entra un peu. "Est-ce que t'es occupé?"

Bill leva un sourcil. "Est-ce que j'ai l'air occupé?"

"Je sais pas," répondit Tom en haussant les épaules. Il avait sa guitare sur l'épaule et avait l'air de vouloir quelque chose. "Hum. Est-ce que tu es occupé?"

Bill soupira. Dehors l'orage faisait beaucoup de bruit et les grandes fenêtres tremblaient à cause le la pluie et du vent puissants. Il savait que c'était stupide, mais il se cachait un peu de l'orage. "Non, idiot."

Tom s'approcha du lit et y donna un petit coup de genou. "Tu es..."

"Pathétique?"

Tom haussa de nouveau les épaules. Il enleva la lanière de sa guitare de son cou et la posa avec précaution. "Tu es toi."

Bill rit presque mais s'en empêcha finalement. Il éteignit son film et se redressa, repoussant les couvertures avec ses pieds. "Qu'est-ce qui se passe?"

"Je veux travailler sur cette chanson," dit Tom. "Tu sais, celle que tu m'as montrée avant."

Bill était choqué. D'après la façon dont Tom avait réagi quand il lui avait montré la chanson, il ne pensait pas qu'ils allaient la travailler dans un futur proche. "Vraiment?"

"Euh, ouais," marmonna Tom. Il prit sa guitare et joua un accord. "Bill..."

"Hm?"

"Est-ce que... tu vas bien? T'as l'air un peu au bout du rouleau depuis qu'on est là."

"Oh." Bill était surpris que Tom ait été aussi perceptif, ça ne lui ressemblait pas. Pas du tout. "J'avais juste vraiment envie de vacances."

"Alors on en prend," dit Tom en s'asseyant avec précaution sur le lit avec Bill. "Tu les mérites."

"Toi aussi," répondit Bill en souriant un peu. "Ok, on travaille sur cette chanson. Je pense qu'elle te plaira." Il se pencha vers la table de nuit et attrapa son vieux cahier. Après avoir feuilleté des années d'idées de chansons, il trouva celle qu'il voulait. "Alors... j'ai un peu un air dans ma tête mais tu vas devoir m'aider. Avec les mots aussi."

"Tu es bien plus doué avec les mots," dit rapidement Tom.

"Peu importe. Tu es bien plus doué pour la musique, alors ça sera bien."

"C'est pour quoi?" demanda Tom en posant sa guitare sur ses genoux.

"Je suis pas vraiment sûr," dit lentement Bill. "Pour nous? Je sais pas."

Tom sembla y réfléchir pendant un instant. "Pour nous. Ok." Il regarda le cahier, lisant silencieusement les mots.

"Qu'est-ce que tu en penses?" demanda Bill alors que Tom levait les yeux de la page. "Bon? Pas bon? A chier?"

Tom ne répondit pas et commença simplement à jouer calmement, produisant des accords et des notes. Bill l'observa, ayant besoin de savoir ce que pensait Tom, mais trop nerveux pour le pousser. Il était déjà très attaché à la chanson, tout comme il était très attaché à Tom.

Cette pensée lui serra un peu le c½ur. Tom s'arrêta de jouer.

"Je peux pas," dit-il.

"On n'est pas obligés d'y travailler maintenant, on pourrait—"

Tom secoua la tête. "Je ne parlais pas de la chanson."

Le c½ur de Bill s'écroula. "Qu'est-ce que tu veux dire?"

"Je peux pas être ton frère. Tu peux pas être mon frère. On peut pas faire ça. Ce n'est pas une chanson qui parle de frères, Bill." Le visage de Tom était rouge, ses mains agrippaient fermement le manche de sa guitare.

"C'est une chanson qui parle de toi et moi," dit doucement Bill.

"Et tu veux juste... putain la sortir au public?"

"Non," dit Bill. "Je sais pas ce que je veux en faire. Je veux juste la faire."

"Bien." Les mains de Tom se détendirent et il regarda l'orage par la fenêtre, grattant les mêmes accords sans faire attention.

"On n'est pas obligés, je suis sérieux," dit Bill. "Ne fais pas semblant, c'est ce qu'il y a de pire."

"Je ne fais pas semblant," dit Tom sèchement.

"Ok." Bill posa le cahier et se mordit la lèvre. "Qu'est-ce que qui ne va pas avec la chanson, selon toi?"

"La même chose qui ne va pas entre nous."

Bill fut déconcerté par cette déclaration. "Oh."

"Tu sais que c'est vrai," dit Tom en grattant toujours les cordes de la guitare

Bill soupira. "Il y a beaucoup de choses qui ne vont pas entre nous, quelle partie te dérange?"

"Tout," dit Tom sans regarder Bill. "Que je te veuille et que tu ne me laisses pas t'avoir, que tu ne me fasses pas confiance, qu'on ait détruit notre relation... Qu'on ait cette relation, même. Est-ce que tu ne t'es jamais arrêté pour penser à combien c'était dingue?"

"Bien sûr que si," dit Bill. "Tu es mon frère. Ça n'a juste jamais vraiment eu d'importance."

"Et bien ça devrait." La voix de Tom était devenue froide, sombre.

Bill fronça des sourcils. "Je ne me sens pas mal de ce qu'on a fait. Ou honteux. Ou quoi que ce soit. C'est juste... ce qu'on faisait.'

"Ce qu'on fait," dit Tom. "Et si quelqu'un le savait? Et s'ils entendaient cette chanson? Ils sauraient. Je peux pas..."

"Qu'est-ce que tu veux y faire?" demanda Bill. Son c½ur battait rapidement, ses mains étaient moites. "Quoi?"

"Je ne peux pas m'éloigner de toi."

"Tu es venu à moi," dit Bill de façon défensive.

"Ça ne change rien. Putain je peux pas m'éloigner de toi et je déteste vraiment, vraiment ça. Je déteste tellement ça, Bill," dit Tom l'air de plus en plus tendu.

"Je sais pas ce que tu veux que j'y fasse," dit Bill en se sentant extrêmement frustré. "Arrête de me gueuler dessus et dis moi ce que tu veux faire. Putain j'en ai trop marre de toute cette merde. C'est que de la merde, tout ce qui est jamais venu de toi. Bien sûr que je ne peux pas te faire confiance. Tu ne m'as donné aucune raison de le faire."

"De la merde," répéta Tom dans un marmonnement. "C'est vraiment sympa."

"Tu t'es foutu tout seul dans cette merde," répondit Bill avec colère. "Alors fais moi une suggestion. Tu ne peux pas juste me plaquer et ne plus jamais me revoir, malheureusement."

Tom ouvrit la bouche puis fit une pause. Ensuite il fronça les sourcils et haussa les épaules. "Ouais, dommage."

Bill se sentit immédiatement blessé. Il voulait blesser Tom en retour. "C'est toi qui as fait que ce truc continue. J'étais prêt à arrêter, mais en Espagne tu ne voulais pas laisser tomber, putain," dit Bill en lançant un regard noir à Tom. "Tu as essayé de tenir ma putain de main, n'importe quoi pour finir dans mon lit. Et maintenant tu me mets tout sur le dos. C'est dégueulasse."

"Ouais," dit Tom en haussant les épaules. "C'est dégueulasse."

Bill ne s'attendait pas à ce que Tom approuve cela, parce qu'il ne le pensait pas quand il l'avait dit. Ce que lui et Tom faisait était beau.

Mais Bill ne pouvait plus se rétracter maintenant.

"Plus jamais," fut tout ce que dit Bill.

Tom ricana. "Ouais, tu as déjà dit ça avant. Tu ne peux pas t'éloigner non plus."

"C'est un mensonge," répondit sèchement Bill. "C'est toujours toi, qui reviens en rampant." Bill sauta du lit, soudain incapable de rester près de Tom. "Tu as plus besoin de moi que je n'ai besoin de toi."

"Va te faire foutre," dit Tom d'une voix forte. "C'est qu'un paquet de connerie. C'est toi qui as essayé de faire de ça plus que ça n'a jamais été."

Bill s'en décrocha la mâchoire. "Quoi?"

"Ouais."

"Tu es sérieux?" Bill commençait à trembler, chaque émotion en lui était exacerbée. Chaque émotion qu'il ait jamais eue, chaque sentiment qu'il ait jamais ressenti, ils atteignaient tous leur paroxysme. "Non, je peux pas croire que tu sois sérieux. Je ne le croirai pas."

"C'était sensé être-"

"Ce n'était pas sensé être."

"Putain, laisse moi finir," dit Tom, ses yeux envoyant de dangereux éclairs. "C'était sensé être pour découvrir. Pour essayer des trucs. Ce n'est pas de ma faute si tu as développé une espèce de – je sais pas – chose."

Bill rit fortement, reculant jusqu'à ce qu'il se tape dans une chaise. "Je voudrais pouvoir te détester, parce que-"

"Quoi?"

"Je vois que tu as l'autorisation de m'interrompre, c'est typique," dit Bill. "Tu décides de tout."

"Si je décidais de tout, on serait en train de baiser, pas de se disputer," grogna Tom. Il sauta du lit et avança sur Bill.

"Eloigne toi de moi," dis Bill. Tom se tint juste devant lui, et bien que Bill soit plus grand que lui, il avait l'impression que Tom le surplombait.

"Tu ne me détestes pas," dit Tom.

"Non," répondit Bill en levant une main et en repoussant Tom. "Je suis amoureux de toi, putain."

Tom agrippa la main de Bill, la serrant si fort que Bill grimaça. "Tais toi," dit Tom.

"Est-ce qu'on est plus ou moins dans la merde si je t'aime?" demanda Bill. Il sentait des larmes lui piquer les yeux. "Parce que c'est pour ça que je te laisse..." Bill rougit. "Être en moi."

"Tu ne me laisses pas être en toi," dit Tom. Il lâcha la main de Bill et recula.

"Tu ne me laisses pas te laisser le faire," dit Bill, confus et laissant échapper une larme chaude. "Tu ne veux rien de ce que je veux, tu n'en as même rien à foutre de moi. C'est comme ça, tu sais? Tu penses que tu y accordes de l'importance mais c'est faux parce que si c'était le cas..."

"Je t'écoute."

Bill secoua simplement la tête et enfonça les talons de ses mains sur ses yeux. Il n'était plus fâché, il était extrêmement démoralisé. Il savait que c'était fini, quoi qu'ils aient eu. Terminé. Cela s'était arrêté dans cette chambre d'hôtel sombre et ils ne seraient plus jamais les mêmes.

"C'est comme ça," répéta Bill. "Et c'est tout."

"Contre attaque," dit Tom à travers ses dents. "Tu ne peux pas abandonner à chaque fois. Putain je déteste ça."

"Alors frappe moi ou j'sais pas." Bill croisa les bras et baissa les yeux, les larmes coulant silencieusement. "Je sais que tu en as envie."

"J'en ai pas envie, bon Dieu. Comment est-ce que tu peux dire ça? Tu ne sais même pas qui je suis," Tom criait presque.

Bill leva des yeux écarquillés. "Ouais, je pense que tu as raison. Je ne sais pas."

"Pourquoi est-ce que tu fais ça?" A présent Tom criait.

Bill tressaillit. "Fais quoi?"

"Putain, pourquoi est-ce que tu dis les choses que tu dis? As-tu la moindre idée de combien c'est horrible à entendre?" Tom recula d'un pas et frappa le haut de la chaise. "Tu dis les pires des choses, putain."

"Je t'aime."

"Ça," hurla Tom. Il ne regardait même pas Bill, mais Bill pouvait voir à quel point ses yeux étaient sombres et remplis de colère. "Putain c'est horrible."

"Pourquoi est-ce que c'est aussi horrible, bordel?" demanda Bill, levant la voix pour presque égaler celle de Tom. "Ouais, j'ai pigé. Tu penses que c'est dégueu. Mais ce n'ai pas toi qui ressens ça. C'est mon problème."

"Non, ça l'est pas," répondit Tom énervé.

"En quoi c'est le tien? Putain t'en as rien à foutre," dit Bill, les larmes commençant à rouler sur ses joues.

"Il y a deux minutes, tu me disais que je pouvais pas te lâcher, que j'entretenais tout ça. Pourquoi je ferais ça si j'en avais rien à foutre?" demanda Tom, sa voix s'élevant à nouveau.

"Ouais, tu penses avec ta queue," dit Bill en étouffant un petit sanglot. "Ça ne veux pas dire que t'en as quelque chose à foutre."

"Bon Dieu! Je suis pas un putain d'animal qui essaie de te sauter tout le temps."

"Je sais," dit Bill. "Tu essayes de sauter quelques groupies aussi."

Tom leva les yeux au ciel et donna un coup de pied au lit. "C'est juste super, Bill"

"J'en reviens toujours pas que tu ais couché avec elle, cette Ann-Kathrin," se retrouva à dire Bill, surpris que toute cette situation le blesse encore autant. "Tu ne m'as pas soutenu et tu l'as baisée! Et tu savais ce que je ressentais!"

"Ce dont je ne reviens pas, c'est que tu me rabâches encore ça," dit Tom entre ses dents. "C'était une erreur, mais je peux baiser qui je veux, Bill. Et tu sais quoi, je le fais pas. J'essaye tellement de ne pas te faire de peine."

Cet aveu fit encore plus de mal à Bill. "Si tu veux baiser des filles, baise des filles, Tom. Ne te retiens pas parce que ça me fera de la peine. Je ne suis pas un bébé."

Tom se détourna de Bill, sa tête se baissa. "Je n'en ai pas envie. Enfin, si, un peu, mais..."

"Je ne t'entends pas," dit Bill.

Tom se retourna brusquement. "Ça me rend dingue, j'y arrive pas," dit-il.

"Je comprends pas."

Tom avança de deux pas, les yeux sur Bill tout ce temps là. "Je ne peux baiser personne d'autre que toi. Putain tu m'as bousillé."

Les mains de Bill crevaient d'envie d'aller en coller une à Tom. "Tu t'es bousillé tout seul," cracha Bill.

"Non, c'est toi," dit Tom. Sa voix était plus douce à présent. "Tout toi. Tes cheveux, tes vêtements, ton putain de tatouage, ta voix, ta peau..." il se rapprocha. "Ton odeur."

Bill frissonna un peu, la rage se calmant momentanément à l'intérieur de lui.

"Et ça m'a bousillé lentement depuis le départ, mais au début je pouvais l'ignorer," continua Tom. "Au début je pouvais juste faire comme si ce n'était pas vrai, continuer à faire ce que je faisais. Ensuite je le faisais juste pour prouver que je le pouvais, même pas parce que j'en avais envie. J'en avais besoin. Ça ne pouvait pas être vrai. Ça pouvait pas, Bill. Putain c'était si mal. Tu ne comprends pas?"

Bill secoua la tête. "Qu'est-ce qui ne pouvait pas être vrai?"

Tom attrapa Bill par les épaules, l'agrippant si fort que Bill gémit. "Que je sois amoureux de toi, putain."

"Non."

Tom fixa Bill, toujours une trace de colère dans les yeux.

"Tu ne – n'es-" chuchota Bill, tremblant sous les mains de Tom. Il sentit les doigts de Tom se détendre et il s'écroula presque au sol. "Quoi?"

"J'ai dit que je suis amoureux de toi," répéta Tom, beaucoup plus doucement. "Et c'est comme ça. C'est tout."

Bill resta bouche bée devant son frère. Il n'arrivait pas à parler. Pour une fois, Tom était celui qui était bien plus doué avec les mots.

"C'est vrai?" murmura Bill, répétant les mots encore et encore dans sa tête. "Alors ça voudrait dire..."

Tom hocha la tête, son visage s'adoucissant. Ses yeux étaient toujours intenses, mais ils étaient concentrés directement sur Bill maintenant. Bill se sentait étourdi. La pièce avait commencé à tourner et tout allait trop vite pour lui.

"Alors ça voudrait dire," répéta Bill en s'étouffant presque sur les mots, "que-"

Tom posa un doigt sur les lèvres de Bill et secoua gentiment la tête. "Ce n'est pas obligé de vouloir dire quoi que ce soit. C'est juste comme ça."

"Ça veut dire énormément," chuchota Bill. "Ça vaut tout l'or du monde pour moi." Il embrassa les doigts de Tom.

"Mais je peux pas... on peut pas..." Les doigts de Tom suivirent le menton de Bill jusqu'à son cou.

"Qu'est-ce qu'on ne peut pas faire?" demanda Bill.

"Tu es mon frère." Tom enroula son autre bras autour de Bill, écrasant soudainement leurs corps ensemble, étreignant Bill si fort qu'il gémit de douleur. "Oh bon Dieu, je déteste ça." La voix de Tom s'érailla et il trembla contre Bill.

Bill l'étreignit aussi, serrant Tom dans ses bras et tremblant avec lui. "Je sais, je sais," murmura Bill dans l'oreille de Tom. "Je suis tellement désolé pour tout ça."

"Moi aussi, moi aussi," dit Tom. Bill sentit des larmes chaudes dans son cou et sut que Tom pleurait. Il tourna la tête et embrassa le cou de Tom, le sentant frissonner de tout son corps.

Bill était à la fois soulagé et attristé par l'aveu de Tom. Son c½ur bondissait de joie à l'idée que Tom ressentait la même chose, son âme s'envolait. Mais il était aussi très triste. Tom allait devoir gérer le genre de prise de conscience douloureuse qu'avait expérimenté Bill durant tous ces mois.

"Ne pleure pas," dit Bill à son frère. "On est ensemble là-dedans et je ne suis pas en colère contre toi."

"J'ai si peur que tu me laisses tomber un jour," admit Tom en passant rapidement son bras sur son visage et en prenant une grande inspiration. "Que tu arrêtes ou j'sais pas."

"J'ai eu peur de ça pendant des années," lui dit Bill en l'embrassant dans le cou. "Et ce n'est pas arrivé. Tom, c'est nul, je t'aime."

Tom hocha la tête et colla ses lèvres à celles de Bill, l'embrassant longtemps et fermement. Bill lécha le long de la bouche de Tom, goûtant le sel de larmes dont il n'était pas sûr qu'elles soient les siennes. "C'est ce qu'il y a de pire," marmonna Tom contre les lèvre de Bill.

Bill haleta et essaya de s'enrouler entièrement autour de Tom, mais leur position était délicate. Il éloigna ses lèvres et enfouit son visage dans l'épaule de Tom, essuyant ces yeux là. Tom fit courir ses mains le long du dos de Bill et y appuya ses jointures.

"Ça pourrait être pire," dit Bill.

"Comment?"

"Je pourrais ne pas t'aimer en retour," dit Bill. Tom resserra son étreinte sur Bill. "Mais je t'aime."

"Tu m'aimes," dit Tom.

"Oui." Ils s'embrassèrent, la tension s'évacuant d'eux, et à ce moment, Bill commença à se sentit mieux, commença même à se sentir presque à l'aise avec la situation. "Tom..."

"Ça ne sera que toi à partir de maintenant," dit doucement Tom à l'oreille de Bill. "Que toi. Est-ce que tu me fais confiance?"

Bill ouvrit les yeux et les cligna contre le cou chaud de Tom. "Oui," dit-il simplement, et c'était vrai. Il savait que Tom était sérieux. "Moi aussi. Cependant ça a toujours été le cas pour moi."

"Je sais."

Ils s'embrassèrent encore et Bill gémit, essayant de les diriger vers le lit. Il voulait Tom partout sur lui, il voulait sentir son poids, les battements de son c½ur et sa respiration. Tom était trop occupé à embrasser Bill semblait-il, ils ne bougeaient pas.

"Tomi," haleta Bill.

"Non," dit Tom en souriant. "Pas devant qui que ce soit d'autre en tout cas."

Bill ne put s'empêcher de sourire à travers ses larmes. "Je veux aller m'allonger."

Tom embrassa encore Bill, enfonçant profondément sa langue dans sa bouche. "Ah oui?" demanda-t-il en entrouvrant leurs lèvres. "Tu veux aller t'allonger? Et ?"

Bill sourit et embrassa la mâchoire de Tom. "Qu'est-ce que tu crois?"

Tom lui renvoya son sourire. "Faire une sieste?" ils s'embrassèrent encore, un baiser si lent et si chaud que les entrailles de Bill frissonnèrent.

"Non," dit Bill, leurs bouches se rencontrant encore et encore. Les mains de Tom glissèrent le long du dos de Bill jusqu'à la ceinture de son pantalon. "Tu chauffes," murmura Bill. Les mains de Tom passèrent sous le pantalon de Bill et il agrippa ses fesses à travers son boxer. "Encore plus chaud."

"Oh, je vois." Tom attira Bill à lui, leurs ventres et leurs hanches se pressant les uns contres les autres. "Vilain Bill."

Bill rougit. "S'il te plait, déshabille moi... mets moi sur ce lit... et..."

Tom écrasa ses hanches contre Bill. "Et je te prends?"

Bill gémit, déjà dur et fébrile. "Oui, putain... J'en ai même rien à foutre si on doit utiliser une capote."

"Pas moi." Tom guida Bill vers le lit et l'allongea gentiment. "On n'en utilisera pas. Plus jamais. Je vais la mettre en toi, juste moi."

"La mettre en moi," répéta Bill, haletant alors que Tom se pressait de nouveau contre lui. "Putain, ça fait trop longtemps. Pourquoi tout d'un coup?"

"Je n'ai rien," dit doucement Tom. "Je l'ai su quand on est allés à nos rendez-vous chez le docteur le mois dernier."

Bill eut un large sourire et embrassa Tom si fort qu'il gémirent tous les deux de douleur. "Ça n'aurait rien changé pour moi, Tomi."

"Je sais," chuchota Tom. Il tira le T-shirt de Bill par-dessus sa tête avec hâte et descendit pour lécher un téton. Bill remuait délicieusement sous lui, courbant le dos et levant les hanches du matelas, contre Tom. Tom le mordilla légèrement et Bill cria. Il agrippa les épaules de Tom et essaya de le faire remonter. Il avait besoin des lèvres de Tom contre les siennes.

Tom remonta en léchant le torse de Bill, son cou, son menton puis ses lèvres. Bill émit de petits bruits d'appréciation, complètement alangui sous Tom. Il voulait que tout lui soit fait, en fait il ne savait pas s'il serait capable de faire quoi que ce soit correctement.

"Tomi, Tomi," soupira Bill, en tirant sur le tissu superflu du T-shirt de Tom. "Enlève le, enlève tout."

"Toi d'abord," dit Tom, les yeux brillants. "Je veux te regarder."

"Tu aimes me regarder?"

"Tu es ce que j'ai vu de plus sexy, Bill, je ne pense pas que tu aies besoin de demander," dit Tom en prenant une teinte cramoisie. Bill se mordit la lèvre et attaqua son pantalon. "Oui, au passage."

"Bien." Bill poussa son pantalon et son boxer sur ses cuisses, levant ses hanches pour que ça soit vraiment évident pour Tom.

"Mon Dieu," souffla Tom en se penchant en avant pour aider Bill à retirer son pantalon. Une fois que Bill fut nu, Tom le rallongea contre le lit, assis au-dessus de lui et le regardant juste. "J'en ai tellement envie." Il colla ses mains chaudes contre les cuisses de Bill, les faisant courir sur la peau douce jusqu'à ses hanches. Le sexe de Bill se durcit encore plus à ce contact.

"Touche moi, Tom," dit Bill en se cambrant vers le haut.

Tom secoua la tête. "Pas ici, pas encore."

"Pourquoi?"

"Parce que t'exciter est la meilleure partie." Tom sourit et caressa le ventre de Bill.

"Non," souffla Bill en ouvrant les cuisses. "La meilleure partie, c'est quand tu t'enfonces à l'intérieur de moi."

Tom gémit en entendant Bill dire ces mots. "Tu as raison." Il s'écarta de Bill et retira rapidement son T-shirt. "Aide moi."

Bill se redressa et tira sur la ceinture de Tom, désireux d'enlever le pantalon de son frère. Une fois qu'il eut envoyé la ceinture au sol, il approcha son visage, frottant son nez contre le bas-ventre de Tom. Il pouvait sentir la chaleur et le gonflement sous le tissu en jean. "Est-ce que c'est pour moi?" Il embrassa l'érection toujours recouverte de Tom.

Tom émit un bruit sifflant, sa main trouvant la tête de Bill. "Oui."

Bill sourit et appuya sa joue contre l'excitation de Tom. "Sors là, Tom. Mets là dans ma bouche."

Tom semblait sur le point de faire une crise cardiaque. "Putain. Oui." Les mains tremblantes, il défit son pantalon, le poussant maladroitement sur ses cuisses alors qu'il s'agenouillait devant Bill. Bill l'embrassa à travers son boxer.

"Ça aussi." Tom le descendit, son sexe s'érigeant. Il était très dur et déjà humide au bout. Bill embrassa la hanche de Tom puis baissa la tête et aspira juste le bout dans sa bouche.

"Oh, merde," gémit Tom. Bill s'écarta.

"Mets la dans ma bouche."

"Je..." Tom semblait chercher ses mots. "Putain, Bill, ok."

"Hmm, tu es frustré, c'est pas grave," dit Bill. Il sortit sa langue, son piercing parcourant le gland de Tom. "Laisse moi t'aider."

Les yeux de Tom étaient presque entièrement noirs quand il se prit en main et colla son sexe contre les lèvres de Bill. "Comme ça?"

Bill sourit et ouvrit la bouche, laissant Tom s'enfoncer à l'intérieur. Bill aspira profondément, creusant ses joues contre le pénis de Tom. Bill se rappela la première fois qu'il avait fait ça, combien il était terrifié. Tout lui revint en mémoire alors qu'il suçait plus fort. La première fois qu'il avait fait ça, c'était il y a si longtemps, mais il se souvenait de l'expression du visage de Tom et tout le pouvoir qu'il avait ressenti cette nuit là.

"Tu es si doué," réussit à dire Tom en baissant les yeux pour regarder Bill. "Putain tu es si doué." Il mit une main sur la tête de Bill et le caressa gentiment avec son pouce. Bill frissonna de tout son corps et s'oublia presque, la caresse était si tendre et juste pour lui. Il leva les yeux et les fixa dans ceux de Tom.

Bill émit un son dans le fond de sa gorge puis se recula, suçant puissamment et tirant presque Tom avec lui. Les hanches de Tom partirent en avant et Bill hoqueta. "Putain," dit-il autour du sexe de Tom.

"Désolé," marmonna Tom en rebaissant la tête. Bill goûta un peu du liquide venant du pénis de Tom et l'avala prestement. C'était chaud et plein dans sa bouche et alors qu'il pensait à comment ça serait à l'intérieur de lui, il frissonna.

Bill se recula, suçant Tom jusqu'au dernier moment puis il le lâcha. Il attrapa les hanches de Tom à deux mains et se redressa, alignant son corps avec le sien. Leurs sexes se rencontrèrent et se mélangèrent. Tom lécha les lèvres de Bill.

"Je la sucerai plus si tu veux," dit doucement Bill. "Toute la nuit, vraiment."

Tom gémit. "Une nuit je te prendrai au mot mais là j'ai quelque chose en tête en quelque sorte."

"Vraiment." Bill fit un bruit de ronronnement qui les surprit tous les deux. Ils rirent nerveusement.

"Oui, vraiment. Je pense que ça te plaira," dit Tom calmement.

"Je me mets sur le dos?"

"Hmm... non. Sur le ventre, oui."

Bill plissa les yeux vers Tom alors qu'il s'allongeait sur le matelas, gémissant doucement quand son sexe entra en contact avec.

"Détends toi," dit Tom, et Bill put sentir sa chaleur quand il se pencha au-dessus de ses cuisses.

"Qu'est-ce... que tu vas faire?" demanda Bill, incapable d'empêcher ses hanches de se frotter un peu contre le matelas. Il se sentait prêt à exploser. "Tom?"

Les mains de Tom retracèrent ses fesses légèrement. "Je parie que tu peux deviner," dit Tom. Bill pouvait sentir le souffle de Tom dans le bas de son dos. Puis les doigts de Tom se glissèrent entre ses fesses, les écartant.

"Oh... merde," siffla Bill, se rendant exactement compte de se qui l'attendait juste un instant avant que ça ne se produise.

La langue de Tom descendit entre ses fesses puis sur son entrée. Bill agrippa les draps, essayant de rester immobile. Ça chatouillait et lui donnait envie de plus.

Tom fit un petit bruit d'appréciation dans l'arrière de sa gorge puis sa langue lécha légèrement l'endroit le plus privé de Bill. Les coups de langues étaient tout d'abord hésitants, mais ils furent bientôt joints par les lèvres puis se transformèrent en baisers passionnés.

Bill gémit, se tortillant contre le lit alors que Tom l'embrassait à cet endroit. "Oh, Tom, Tom."

La langue de Tom se raidit et appuya contre l'entrée de Bill.

"Oui, en moi," soupira Bill.

"Hmm," fit Tom juste avant de mettre sa langue profondément à l'intérieur de Bill. Bill aspira de l'air entre ses dents et appuya son front contre le matelas, incapable de contrôler quoi que ce soit. Il ne savait pas quoi faire, quoi agripper, où mettre ses pieds. Ses orteils se courbèrent et se plièrent douloureusement, puis la main de Tom lui caressa la hanche.

"Merde," proféra Bill. "Oh, merde... Oh merde."

"Bon?" marmonna Tom derrière lui. Les mots chatouillaient Bill.

"Ne t'arrête pas, han," souffla Bill. Il serra une poignée de draps et cligna fort des yeux. Il voulait se tourner et regarder Tom, il voulait voir ce que faisait Tom exactement. "Putain, je veux te voir."

"La vue est incroyable."

Bill soupira fort et remua, poussant ses fesses contre le visage de Tom. Son nez appuyait directement entre ses fesses et Bill sentait son souffle rapide et chaud.

"Oh, ta langue est si chaude," gémit Bill. "Tom, tu me brûles."

Tom entrait et sortait sa langue de Bill encore et encore. Bill pressa son sexe contre le matelas, obligeant Tom à suivre son mouvement. Il allait jouir comme ça, et bientôt. La chaleur s'intensifia dans son ventre, les flammes de plus en plus brûlantes.

Il sentait la salive de Tom couler entre ses jambes, et il savait qu'il était probablement en train de mouiller les draps lui aussi. Il ferma les yeux, sentant la langue de Tom s'enfoncer en lui et donner un petit coup.

"Putain, putain, je vais jouir, Tom... Bon Dieu!" Bill enfonça sa tête dans l'oreiller, ses cuisses se contractant, son ventre se tordant à cause d'un plaisir insupportable, et son sexe prêt à exploser. "Prends moi, s'il te plait!"

Tom grogna contre sa peau et sans avertissement, glissa un doigt à l'intérieur de Bill avec sa langue. Le doigt s'enfonça loin et se plia.

Ça y était. Bill se mordit les lèvres et donna un coup de hanches en avant, jouissant sur les couvertures et les draps, étalant sa semence sur ses cuisses et son ventre.

Tom grogna, écarta son visage et retira son doigt. Il attrapa les fesses de Bill, les serrant et massant la peau alors que Bill reprenait son souffle et tremblait devant lui.

"Ça va?" demanda doucement Tom.

Bill regarda par-dessus son épaule, se tenant sur ses coudes. Il vit Tom qui le regardait avec envie et il se rappela simplement : Tom était amoureux de lui. "Oh, putain..."

"Bill?"

Bill se leva et rampa vers Tom, s'installant sur ses genoux. Il l'embrassa avec force et frotta son nez contre sa joue. Tom était rouge et transpirait un peu. Bill lui lécha la peau. Il gigotait sur les genoux de Tom, un enchevêtrement de bras et de jambes.

"Voilà, je t'ai léché le cul," dit Tom très doucement. "Content?"

"Hmm," dit Bill. "Ça allait."

Tom lui lança un regard noir et Bill lui donna un coup dans l'épaule. "C'était incroyable. Maintenant baise moi."

"Ah," grogna Tom en fermant les yeux. "Tu ne peux pas juste dire des choses comme ça."

"Je suis sérieux."

"Tu es obscène," dit Tom en levant les yeux au ciel. "J'aime ça."

Bill couina quand Tom l'allongea devant lui. "Comment est-ce que tu me veux?" chuchota Bill.

"Mets toi sur le dos," dit Tom et Bill sourit, faisant ce que lui demandait Tom.

"Je préfère comme ça," dit Bill en autorisant Tom à lui monter dessus. "Parce qu'on peut..." Il se cambra et connecta ses lèvres avec celles de Tom. Tom l'embrassa si fort qu'il lui appuyait la tête contre le matelas, son excitation était plus qu'évidente alors qu'il se pressait contre Bill, écrasant son sexe contre lui.

Quand Tom s'écarta, il mordilla la lèvre de Bill, descendit le long de sa mâchoire vers son oreille. "Est-ce que tu sens ton goût?"

"Oui," dit Bill.

"Je le referai, quand j'aurai fini," dit Tom malicieusement. "Je te nettoierai entièrement."

Le sexe de Bill palpita, recommençant déjà à se réveiller et à durcir. "Maintenant..."

"Maintenant quoi?" le taquina Tom.

"Mets la en moi, Tomi."

Ils se fixèrent du regard et Bill fit un sourire timide. Tom fit courir une main sur la mâchoire de Bill et la caressa avec son pouce, un geste si tendre que Bill se sentit fondre sur place.

"Ok, en toi," dit Tom en laissant sa main sur le visage de Bill. Le tonnerre éclata dehors et ils sursautèrent. "Putain."

"Ouais," murmura Bill. "J'en reviens pas que tu vas..."

Tom sourit et fit courir sa langue sur son piercing à la lèvre. "Où est la lotion? Ou quoi que ce soit qu'on utilise en ce moment."

"Il y en a dans mon sac, juste là," dit Bill en le désignant du doigt. Tom tendit le bras par-dessus de lit et fouilla un moment. Bill l'observa alors qu'il sortait finalement une petite bouteille de son sac. "Oui, voilà."

"Ce n'est pas du lubrifiant," dit Tom en fronçant les sourcils.

"Non," répondit Bill. "Juste de la lotion."

Ils savaient tous les deux ce que ça voulait dire, le symbole. Un ancien commencement et maintenant un nouveau commencement. Tom en versa dans sa main et Bill regarda le sexe de son frère alors qu'il le recouvrait.

"Mon Dieu," dit doucement Bill.

"Ça fait des mois," dit Tom en tressaillant à son propre contact. "Putain... J'ai attendu ça, Bill."

"Vraiment?"

Tom hocha la tête et enfonça brusquement deux doigts humides en lui. Bill poussa un fort gémissement, adorant cette brûlure. "J'ai eu tellement de pensées inappropriées sur toi, tu n'as aucune idée," dit Tom en bougeant ses doigts, détendant Bill. "Peu importe la force avec laquelle je me branlais, peu importe combien mon imagination était bonne, rien n'a jamais été aussi bon que de te baiser. Rien. Et ce n'est pas seulement parce que tu es étroit, même si tu l'es."

Bill était sur un petit nuage. Tom le caressait si bien et lui disait de si délicieuses obscénités.

"C'est parce que tu es Bill, c'est pour ça que c'est si bon," finit Tom. Il sortit ses doigts avec un pop humide. "Tu la veux maintenant?"

"Oui," haleta Bill.

Tom se tenait sur ses bras, bougeant entre les jambes de Bill. "Tu veux que je te baise? Tu veux que ton frère te baise?"

"Personne d'autre," dit Bill sérieusement.

Tom tressaillit alors qu'il cognait les fesses se Bill de son sexe. "J'espère que tu le penses."

"Je l'ai toujours pensé," répondit Bill, puis il gémit doucement alors que Tom lui écartait les fesses et se positionnait à son entrée. "Oh..."

"Ça va être bon," dit Tom, prenant apparemment cette décision à l'instant. Oui, ça allait être bon. C'était déjà génial pour Bill. "Ouvre toi pour moi."

"Mets la à l'intérieur," fit Bill plaintivement. "Je ne peux plus attendre."

Tom agrippa les genoux de Bill et les tint, se penchant pour l'embrasser derrière l'un d'eux. Bill soupira et décontracta son dos, se préparant. Tom s'enfonça délicatement en Bill, et ça faisait mal. Bill fit une grimace et cria, mais ne dit pas une seule fois d'arrêter. Il ne l'avait jamais fait.

"J'irai doucement," murmura Tom.

Bill laissa échapper un souffle tremblant et se concentra pour s'ouvrir pour Tom. Il le laissa entrer un peu plus, mais ce n'était rien comparé à ce qu'ils faisaient avant.

"Putain," dit Tom. "C'est dur."

"Il le faut," dit Bill. "Quand je t'ai baisé, ce n'était pas si dur."

Tom rougit très visiblement aux paroles de Bill et s'éclaircit la gorge. "Ouais, heu."

Bill sourit et toucha un bout des cheveux de Tom. "On la fera entrer, ne t'inquiète pas."

"Je ne veux pas te faire mal," dit Tom. "Ouvre toi, ça ira." Tom caressa les cuisses de Bill et se pencha en avant, l'écrasant un peu. Il fit se rencontrer leurs lèvres et embrassa Bill avec plus de douceur et de retenue que Bill ne l'en pensait capable.

Bill laissa échapper un long souffle et Tom glissa facilement à l'intérieur jusqu'à la garde. "Oh, tu es dedans," soupira Bill. "Ne bouge pas, Tomi."

Ils restèrent allongés ensemble, connectés et tremblants, les yeux ancrés dans ceux de l'autre. "Quand est-ce que je peux...?" demanda finalement Tom. "C'est si bon, je ne peux plus attendre beaucoup plus longtemps."

"Tu peux, sois juste doux au début," dit Bill. Il leva une main et caressa la joue de Tom. Tom hocha la tête et très lentement se retira avant de se renfoncer en Bill. Ils gémirent tous les deux. "Juste comme ça."

"Comme ça?" Tom pivota ses hanches et le pénétra délicatement, frottant contre la prostate de Bill. Tom savait toujours parfaitement comment s'y prendre avec Bill.

"Oui, ohhh," gémit Bill. "Encore."

"Ouais," grogna doucement Tom, appuyant sur le ventre de Bill. Bill fondit et s'ouvrit encore plus, se détendant, mais s'excitant aussi. Tom glissait à l'intérieur et à l'extérieur de lui avec attention, jusqu'à ce que ses mouvements deviennent plus familiers et faciles. Bientôt, ce n'était plus du tout attentionné.

Bill bougeait de haut en bas, perdant son souffle à chaque fois que Tom le pénétrait. Le matelas était secoué et ils tremblaient au-dessus de lui, Bill maintenant Tom vers le haut et Tom maintenant Bill sous lui. Bill fit signe à Tom de l'embrasser à nouveau et il se pencha en avant pendant une pénétration, restant à l'intérieur de Bill longtemps et avec force alors qu'il l'embrassait intimement. Quand ils se séparèrent et que Tom glissa à nouveau en dehors de lui, Bill cria et vit des étoiles.

"Touche moi," gémit Bill, sentant ses oreilles chauffer. "Touche la, Tomi, j'ai besoin de te sentir partout."

"D'accord," répondit Tom d'un ton égal. Il enroula une main autour du sexe de Bill et serra, pompant au même rythme que ses mouvements. La respiration de Bill devint irrégulière et il ne pouvait plus réfléchir avec cohérence. Ce n'était pas une option et il n'avait pas à s'inquiéter. Tom prenait parfaitement soin de lui.

Il sentit Tom trembler contre ses fesses et se sentit plus comblé que jamais. Il savait que Tom devait être très proche. Alors que Tom appuyait son pouce contre son gland, il sentit ce tiraillement familier dans son ventre. Ce tiraillement qui lui faisait savoir qu'il était prêt pour une autre explosion.

Tom amena sa main à sa bouche et se lécha la paume, puis il empoigna de nouveau le sexe de Bill. "Merde," articula Bill. Aucun son ne sortit.

"Putain, je," marmonna Tom de façon incohérente. Il s'enfonça une dernière fois en Bill et y resta, le visage grimaçant et les cuisses tremblante. Grâce à ses muscles qu'il contractait, Bill maintenait une prise serrée sur le sexe de Tom pour en récupérer tout le liquide.

"Oui, tout," murmura Bill en détendant ses muscles et en laissant Tom retomber sur lui.

"Tu... tu n'as pas joui," haleta Tom, son visage enfoui dans les cheveux de Bill. Bill tint Tom étroitement et remonta ses hanches, gémissant quand son sexe se frotta contre le ventre de Tom. Il ne manquait plus grand-chose...

Tom se retira de Bill et s'écarta, un sourire malicieux au visage. "Qu'est-ce que tu—"

Le sourire de Tom s'élargit et il écarta brusquement les jambes de Bill. "J'ai dit que je le ferai." Il pencha la tête entre les jambes de Bill et lécha entre ses fesses. Bill cria sous le choc, c'était tellement sensible là où Tom le touchait.

Puis la langue de Tom s'enfonça en lui et Bill ne pouvait même pas crier, c'était si bon. Tom le nettoyait en le léchant, cette pensée lui faisait fondre le cerveau.

"On mon Dieu, oh mon Dieu!" cria-t-il.

Tom avait toujours la main sur le sexe de Bill et il le caressait, le serrant et le relâchant alternativement, faisant rouler ses jointures de haut en bas. Bill ne se plaignait pas, tout ça était tellement bon qu'il ne pouvait même pas penser. Il allait jouir encore, si peu de temps après un si bon premier orgasme.

Tom enfonça entièrement son visage entre les fesses de Bill et courba sa langue, touchant à peine sa prostate ce qui le fit jouir puissamment. Il se répandit sur lui-même, dans la main de Tom qui la frotta tout le long de son ventre et de ses cuisses, puis il fit quelque chose de vraiment choquant. Il se redressa et lécha entièrement sa paume.

"Oh," souffla Bill, se redressant sur ses coudes, les cuisses toujours largement écartées. Tom léchait toujours sa main, puis il l'offrit à Bill. Bill ouvrit la bouche et suça fort les doigts de Tom, enroulant sa langue autour d'eux. L'expression sur le visage de Tom était vraiment délicieuse. Bill se pencha en avant et retira les doigts de sa bouche. "Je veux goûter."

Tom entrouvrit les lèvres et laissa Bill mettre sa langue sans sa bouche. Il lécha partout.

"Alors?" demanda Tom

"J'ai senti ton goût."

"Bien." Tom repoussa Bill en arrière, le couvrant de son corps. "Bill."

Bill enroula ses jambes et ses bras autour de son frère. "Hmm?"

"Je t'aime et j'en ai rien à foutre de ce que les autres pensent. Ça ne m'a jamais semblé mal."

Bill aurait pu crier de joie. Au lieu de ça, il déposa des baisers tout le long de l'épaule et du cou de Tom. "Je t'aime," dit-il finalement en embrassant son menton. "Ça peut être notre secret, pour toujours."

Tom pencha la tête et embrassa Bill. "Ça sera dur."

"Tout ce qu'on veut vraiment est dur à obtenir, Tom," dit Bill. "Regarde où on en est arrivés. Et avec quelles probabilités? Moi je dis que nos probabilités sont plutôt bonnes."

"Je dis que les probabilités aillent se faire foutre et qu'on fait ce qu'on veut." Ils se sourirent. "Ce sentiment en moi... Je ne pense pas qu'il puisse partir un jour. Tu es ma famille. Je ne pourrai jamais cesser de t'aimer."

Bill se sentait au bord des larmes tout d'un coup, mais il les retint. Il ne voulait pas que ce moment soit triste parce que vraiment, il était plutôt heureux. Tellement heureux. "Maintenant les choses seront plus faciles entre nous... mais plus dur avec tous les autres," dit Bill. "On devra faire attention. Ce n'est pas comme à la maison où Maman n'est jamais dans les parages... des gens nous observent."

"Je sais ça," dit Tom en tapotant le nez de Bill avec un doigt. "On fera super attention."

Bill hocha la tête, respirant l'odeur de Tom.

"On fait la chanson?" demanda Tom après quelques instants. "Elle est vraiment bien, Bill. Je pense qu'on devrait la faire."

"C'est un peu mélo," dit Bill en fronçant le nez. "Tu as raison, ce n'est pas une chanson qui parle de frères."

"Ouais, ça parle de nous." Tom tendit la main et attrapa sa guitare, la plaçant sur ses cuisses nues. "Tom et Bill Viennent Juste de Baiser, une épopée musicale à propos... de quelque chose que personne ne comprendra vraiment."

"Et quand les gens poseront des question, je serai juste honnête," dit Bill doucement.

"Laisse de côté la partie où je te baise."

"Hmm," dit Bill. "Dommage."

Tom joua un accord sur sa guitare et leva les sourcils. "Est-ce qu'on la fait ou quoi?"

Bill s'approcha de Tom, s'agenouillant et appréciant le fait qu'ils soient parfaitement nus. "Ouais, on la fait, Tomi."

Tom grogna. "C'est ce qu'il y a de pire."

"Je sais."

Ils se sourirent

"On commence."

"Tu mènes."

Bill commença à chantonner et Tom s'accorda parfaitement aux notes. "En moi, ça commence à être froid..."

Tom rit. "Je croyais que celle là n'était pas obscène?"

Bill frappa Tom à l'épaule. "Oh, bordel, Tom!"

"Hey, c'est toi qui l'as écrite, pas moi."

Ils firent un grand sourire.

"Chante encore."

"Joue encore."

"Toi."

"Toi!"

Ils se lancèrent un regard noir, sans être sérieux.

"Tomi."

"Billy."

La guitare tomba, leurs lèvres se rencontrèrent et ils firent de la musique ensemble.



FIN



***


Maintenant, vous pouvez mettre à profit le mouchoir que vous avez sorti tout à l'heure, car c'est bel et bien fini...
Par contre j'ai une bonne nouvelle pour tout le monde!
Il y a 9 15 scènes bonus qui ont été écrites dans l'univers Formative - Catharsis.
Je les posterai à la suite ici.

Pour ce qui est des autres histoires traduites de ces deux auteurs, je vais aller faire la chasse aux liens et j'éditerai le premier article.
Je vous préviendrai ici quand ça sera fait.

A bientôt pour jouer encore un peu les prolongations ^^

( le chapitre 4 de Jalousie est en ligne sur mon blog * )




Pix : Salv



réponse aux questions :

Yaoi-POWAAAAA >> Tu as décidé de traduire cette fic parce que tu aimes les TH (surtout Bill et Tom Twincest >_< ) ou parce que tu aimes le Yaoi ????? ou ni l'un ni l'autre c'est juste pour le plaisir XD ???
J'aime le yaoi, certes, j'avais déjà commencé à en lire dans l'univers Harry Potter, mais là je dois dire que c'est surtout le twincest qui m'accroche. Cela va sans dire que j'aime également TH.
Sinon, tu dit que je ne fais pas de fautes parce que j'ai 23 ans, mais en fait ça ne dépend pas vraiment de l'âge, il y a des personnes qui ne font que très peu ou pas de fautes très jeunes et d'autres qui continues à avoir une mauvaise orthographe toute leur vie.
Pour les auteurs, je ne connais pas leur âge exact, mais je sais qu'au moins une fait des études de français dans l'enseignement supérieur. Donc oui dans la vingtaine aussi.

# Posté le samedi 29 mars 2008 18:54

Modifié le samedi 22 novembre 2008 12:55

scène bonus # 1

scène bonus # 1

Bonsoir !
Voilà la première scène bonus!
Celle là est soft, mais y'en aura d'autres... miam ^^

Enjoy!


***




Gym Class – Cours de sport



Bill croisa les bras sur son torse et souffla pour dégager des cheveux de son visage. Il était fatigué d'être resté tard au studio la nuit précédente, et il n'avait pas envie d'être en éducation physique à l'instant. Il lança un coup d'½il à son frère qui semblait tout aussi fatigué et ennuyé. Bill bailla.

"Est-ce que deux personnes sont volontaires pour être capitaines d'équipes?" demanda le prof de sport en regardant le groupe. Une fille leva immédiatement la main et Bill leva les yeux au ciel. C'était une foutue Madame-je-fais-tout-mieux-que-les-autres. "Quelqu'un d'autre?"

La classe resta immobile. Bill se pencha en arrière sur ses mains et essaya d'éviter le contact visuel avec le professeur.

"Je vais devoir choisir quelqu'un, alors, continua le prof. Il passa la classe en revue un instant. "Tom Kaulitz. Debout."

Bill laissa échapper un petit rire en regardant son frère se lever avec fatigue. Ils partagèrent un regard avant que Tom ne se tourne pour aller devant. Quelques élèves ricanèrent de son sort. Intérieurement, Bill était soulagé. Si c'était Tom qui choisissait les élèves pour faire une équipe, l'humiliation d'être pris en dernier n'aurait pas lieu d'être.

Pas que Bill en ait quelque chose à foutre. Il se fichait de ce que chacun de ces jeunes pensait.

"Balle aux prisonniers," annonça le professeur. Il plaça Tom et la fille à quelques pas puis fit un geste vers la classe. "Allez-y, choisissez. Gisela en premier."

"Britney," dit Gisela d'une voix forte, faisant un grand sourire alors que sa meilleure amie courait la rejoindre. Bill résista à l'envie de lever une fois de plus les yeux au ciel et commença à se lever pour pouvoir aller rejoindre son frère.

"Euh... Stan," dit Tom en haussant les épaules. Bill se figea au milieu de son mouvement. Il ouvrit la bouche en direction de Tom avec de grands yeux perdus. Tom ne le regarda pas.

"Kris," dit ensuite Gisela. Oui, elle avait le béguin pour Kris et tout le monde le savait. Le beau garçon se leva en bombant le torse et se dirigea à grand pas vers l'équipe de Gisela.

Bill se mordit la lèvre. Bien sûr, Tom allait le choisir ensuite. Il ne l'avait juste pas pris en premier parce que ça aurait été trop évident que le jumeau choisisse son frère jumeau.

"Julie," dit Tom en souriant un peu. Une fille dans le groupe grogna doucement et adressa un regard douloureux à ses amis, mais elle se leva et se dirigea vers Tom quand même.

Bill était dérouté. Il savait que Tom s'intéressait beaucoup à Julie, mais depuis quand est-ce qu'ils choisissaient les filles avant leur frère?

Bientôt, Bill fut le dernier et c'était le tour de Gisela.

"Hum... Bill," dit-elle, comme si même le fait de dire son nom allait faire d'elle une loser. Elle fit un visage grossier.

Bill lança un coup d'½il à Tom, mais Tom fixait le mur derrière lui. Avec un soupir, Bill marcha du côté de Gisela, les bras croisés et la tête basse. Il secoua quelques cheveux dans son visage et essaya d'apparaître encore plus étrange qu'à la normale pour que ses camarades de classe le laissent tranquille.

"Bien, on commence," annonça le prof en lançant des balles dans la salle. Bill lança un regard noir à Tom par-dessous ses cheveux et réprima un autre baillement.

Quelqu'un le bouscula et il faillit tomber.

"Dégage de mon chemin, tapette," dit cruellement Kris. Bill l'ignora. Il n'en avait rien à foutre de rien sauf du fait que Tom agissait comme un connard.


***


Quand l'école fut finie, Bill se précipita en-dehors du bâtiment et commença à marcher vers chez lui. Il ne voulait pas pendre le bus parce que ça devenait intenable ces derniers temps. La semaine précédente, deux ou trois filles lui avait mit du chewing gum dans les cheveux alors qu'il essayait de les faire pousser; résultat, sa mère avait dû lui faire une coupe de cheveux créative.

"Bill, attends!"

Bill se tourna et vit Tom lui courir après tout en remontant son pantalon, ses dreads volant sauvagement derrière lui. Il rattrapa presque Bill, mais celui-ci se détourna et marcha plus vite.

"Bill!"

"Laisse moi tranquille," dit Bill d'une voix forte.

"Pourquoi?" Tom haletait quand il commença à marcher à côté de Bill. "Mauvaise journée?"

"Merde, Tom."

Bill garda les yeux droit devant lui et accéléra le pas. Tom lui donna un petit coup dans l'épaule et Bill cria.

"Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas choisi??"

Tom arrêta de marcher et fronça les sourcils. "Quoi?"

"Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas choisi en cours de sport?" Bill fronça les sourcils et sa lèvre trembla un peu.

"Je sais pas," dit Tom en haussant les épaules. "Pourquoi est-ce que c'est important?"

"Ça l'est, c'est tout."

Ils reprirent leur marche et tournèrent un coin vers une petite route sale et isolée. Bill avait sérieusement envie de pleurer et il ne savait pas pourquoi. Peut-être à cause les longues heures qu'ils avaient travaillées sur leur album, peut-être que c'était parce que leurs vies changeaient si rapidement, ou peut-être que c'était parce que l'école le faisait pleurer tous les jours maintenant. Bill ne savait pas. Tout ce qu'il savait c'était qu'il avait envie de vomir.

"Peu importe," dit soudainement Tom. "Je ne pensais même pas que tu y attachais de l'importance."

"Je m'en fiche," répondit Bill. "Mais c'était quand même nul." Il renifla et Tom leva les yeux vers lui.

"Bill, pas encore." Tom plaça une main sur l'épaule de Bill et tira en arrière. "Bill, arrête."

"Je m'en fous que les autres pensent que je suis un gros naze," dit Bill en pleurant déjà un peu. Il enfonça un poing dans ses yeux et prit une grande inspiration. "Je sais ce qu'ils pensent. C'est juste que je ne pensais pas que tu pensais la même chose."

Tom lui envoya un regard bizarre. "Hein?"

"Même toi tu ne veux pas de moi dans ton équipe." Bill s'arrêta de marcher et commença à pleurer ouvertement, hoquetant et ouvrant grand la bouche et perdant son souffle. Il laissa tomber son petit sac et s'effondra presque devant les yeux de Tom.

"Hey, hey, hey," dit Tom. Il laissa tomber son propre sac à dos et posa ses mains sur les épaules tremblantes de Bill. "Bill, calme toi."

"Je peux pas," pleura Bill. "Ils me détestent tous et toi aussi. Tu me détestes probablement plus que tout le monde."

"Bill, putain c'est complètement ridicule."

Bill pleura plus fort et Tom arrêta de parler. Il attira son frère pour une étreinte serrée et lui caressa le dos en de gentils cercles pour l'apaiser. Bill agrippa Tom et sanglota dans son épaule.

"Pourquoi est-ce que tu me dé... détestes?" demanda Bill entre deux sanglots.

"Parce que tu me trempes mon T-shirt," répondit Tom en riant. Bill se contenta d'enfoncer ses ongles dans le dos de Tom et l'agrippa plus fort. "Bill, arrête ça. Tu sais que je ne te déteste pas."

"Alors c'était quoi tout ça?"

Tom haussa de nouveau les épaules. "Je n'ai même pas réfléchi."

"Je te déteste."

Secouant la tête, Tom se pencha et ramassa leurs deux sacs. Ensuite, il enroula un bras autour des épaules de Bill et recommença à marcher.

"On rentre à la maison," dit doucement Tom.

"Ces gens vont... vraiment le regretter quand on sera célèbres," marmonna Bill, se calmant. Il laissa son bras descendre à la taille de Tom et l'attraper.

"Ouais," dit Tom. Il sourit à Bill. "Ils s'en voudront à mort."

Bill hocha la tête de façon assure et ils marchèrent le reste du chemin vers chez eux.


***


Voilàààà !
Aller, à bientôt.


Pix : Salv


Réponse aux questions :

Bon alors j'ai eu au moins deux fois la question de savoir si j'allais supprimer le blog une fois la fic terminée.
NON, je ne vais pas le supprimer! (d'ailleurs pourquoi y'en a qui font ça???)
Et puis de toute façon, il reste encore 15 scènes bonus à poster, donc y'a encore du boulot ^^
Rassurez-vous, vous pourrez relire la fic autant de fois que ça vous chante (si le blog n'est pas désactivé, of course)


xx-engel-Of-rOck-xx >> La scène se passe pendant Formative. Ils viennent d'être signés par Universal et ils enregistrent leur album, mais ils vont aussi encore à l'école. Je pense qu'ils ont dans les 13 / 14 ans. Voilà



EDIIIIIIT :
aller voir l'article de présentation, j'ai mis les liens comme promis ^^

edit 2 : nouveaux liens ajoutés (merci bill-luv-tom de m'avoir fait ta petite liste!

# Posté le samedi 29 mars 2008 18:56

Modifié le jeudi 03 avril 2008 17:13

scène bonus # 2

scène bonus # 2

Hellooo!
Désolée du retard
J'ai été occupée ce weekend et du coup j'ai pas pu m'occuper des blogs.
Bref, voici pour vous la scène bonus numéro 2
Je la trouve assez en lien avec la première et vraiment trop chou.
Attention, c'est hyper court.

Enjoy!


***




Fist Fight – bagarre à coups de poings




"Est-ce que ça fait mal?

Bill s'accroupit et plissa les yeux vers son frère. Tom avait la main portée à son visage, tenant l'endroit qui avait été frappé.

"Non, ça va," dit Tom sans rencontrer le regard de Bill. "Laisse moi juste tranquille, d'accord?"

"Non," répondit simplement Bill. Il s'assit en tailleur à côté de Tom sur le lit. "Tu n'étais pas obligé de faire ça."

Tom laissa échapper un rire amer, puis grimaça. "Si, j'étais obligé."

"Ce mec faisait juste son connard," dit Bill, le visage rougi. "J'en avais rien à faire de ce qu'il disait."

"Tu pleurais."

Bill soupira et haussa les épaules, levant de nouveau les yeux vers Tom. Tom avait une contusion qui se formait sur la mâchoire, encore un peu de sang coulant de son nez et peut-être un ½il au beurre noir. Ils ne le sauraient que le lendemain matin. "Maman va nous tuer."

"Elle ne va pas te tuer, juste moi."

"Dis lui que c'était ma faute," dit doucement Bill.

"C'est bête." Tom se pencha contre le matelas et s'allongea sur le dos. "Il me faudrait de la glace mais j'ai pas envie d'avoir affaire à Maman."

"Je vais aller en chercher," dit Bill. "Vraiment."

"Nan." Tom regarda finalement Bill et fit un demi-sourire. "L'important c'était de te défendre. Je voulais faire mordre la poussière à ce mec. Putain j'ai perdu."

"Tu n'as pas perdu," dit Bill, sentant son c½ur se gonfler de fierté de ce que Tom avait fait pour lui.

"J'ai pas gagné, putain" dit Tom en grimaçant. "Ce connard."

"Merci," murmura Bill. Il fit un petit sourire et posa une main à la taille de Tom. Tom soupira et posa ses doigts sur les jointures de ceux de Bill. Avec attention, Bill s'allongea de côté, près de Tom, et posa légèrement son menton sur son épaule. "Merci beaucoup. Je déteste ce qu'il s'est passé, mais j'adore que tu l'aies fait."

Tom tourna son visage un peu contusionné vers Bill. "Je le tue la prochaine fois qu'il te cherche la merde."

"Tu le referais?"

"Bien sûr, tu es mon petit frère," dit Tom, ses yeux lançant des éclairs.

"Je ferais la même chose pour toi," dit Bill en bombant le torse.

Tom rit et passa un bras autour du cou de Bill, puis l'attira tout près. "Ouais, tu le ferais, tu gagnerais."

Bill hocha lentement la tête puis l'enfouit dans le cou de Tom. "Je voudrais que tout le monde ne me déteste pas autant."

"C'est juste qu'ils ne savent pas quoi dire."

"Eh." Bill toucha délicatement le visage de Tom. Tom tressaillit quand les doux doigts de Bill entrèrent en contact avec sa mâchoire, mais ensuite il se détendit. La contusion n'était pas belle à voir, mais au moins, ça ne saignait pas. "Est-ce que ça fait mal?" demanda de nouveau Bill.

"Un peu, ouais, mais n'arrête pas. D'accord?"

Bill hocha la tête puis la leva pour presser ses lèvres fraîches contre la contusion. Tom frissonna à ce contact et remua. Bill remonta doucement sa main sous le T-shirt de Tom et écarta les doigts contre son torse nu. Il passa sa langue le long de la mâchoire de Tom et traça une petite ligne de sa langue jusqu'à ses clavicules. Tom remuait et bougeait contre Bill, se collant à lui et pressant ses cuisses à la taille de Bill. Bill gémit doucement et bougea de façon à se retrouver sur Tom.

"Hey," dit Tom, fixant Bill des yeux.

Bill descendit son bas-ventre contre celui de Tom et bougea leurs hanches ensemble. Il vit les yeux de Tom se fermer de plaisir et fit passer doucement un doigt le long de la paupière gauche de Tom. Elle était gonflée.

"Je ne veux plus jamais que tu te battes pour moi," chuchota Bill.

"Je me battrais contre ce putain de monde pour toi," répondit Tom

Bill fit un grand sourire et pressa brièvement leurs lèvres ensemble.

"Bien."


***


Voilà!
Je l'aime beaucoup celle là.
Elle est pas lemonesque ni rien, mais ça fait du bien de voir Tom comme ça.
Bizzz!
A bientôt!

( Nouveau chapitre de Jalousie sur mon blog! * )


Pix : Julie

# Posté le mercredi 09 avril 2008 10:23

scène bonus # 3

scène bonus # 3

Hello!
Et voilà une nouvelle scène bonus!
Tom est malade, le pauvre ^^

Enjoy!


***



Sick Twins
Les jumeaux malades




Bill passa avec fracas la porte de sa maison et laissa tomber son sac de cours sur le sol. Sa mère lui lança un regard noir depuis l'endroit où elle était assise dans la cuisine.

"Ramasse ça, je suis pas ta bonne," dit-elle en posant son journal.

Bill leva les yeux au ciel et ramassa son sac, mais ensuite le jeta sur une chaise de la cuisine. "Où est Tomi?"

"Là où il était ce matin," répondit sa mère. "Mais ne va pas l'embêter. Il ne se sent pas bien du tout."

Bill émit un son plaintif. "J'ai des devoirs à lui donner."

"N'essaye même pas! Ton frère est très malade, ne le stresse pas avec des choses comme des devoirs. Là, si tu veux te rendre utile, amène lui un verre de jus d'orange." Simone releva le journal pour cacher son sourire. Bill retira son manteau en secouant ses épaules, le laissant tomber au sol, et commença à monter les escaliers alors que sa mère appelait après lui, "Bill!"

Bill retourna rapidement dans la pièce, attrapa son sac et remonta les escaliers.

Bill se débarrassa de ses chaussures une fois en haut et se dirigea vers la chambre de son frère. La porte était fermée et il entendait de la musique à l'intérieur.

"Tom?" Bill ouvrit la porte et vit Tom, en pyjama, assis en tailleur sur son lit avec sa guitare acoustique. Le visage de Bill se fendit d'un large sourire et il ferma la porte derrière lui, laissant tomber son sac au sol.

"Hey," dit Tom en levant les yeux. Sa voix était rauque à cause de la grippe. Bill fronça les sourcils et s'assit sur le lit.

"Comment tu te sens?"

"Mieux." Tom renifla bruyamment et passa son avant-bras sous son nez. "Pas terrible"

"Tu penses que tu manqueras l'école demain aussi?" demanda Bill doucement.

"Je ne sais pas. Peut-être." Tom gratta quelques accords discordants et Bill grimaça. C'était bizarre la façon dont sa guitare sonnait mal quand Tom se sentait mal aussi.

"Oh." Bill remua sur le lit. Il regarda Tom qui fixait sa guitare avec concentration. Bill leva une main au front de Tom et sentit qu'il était brûlant. "Tom, tu devrais t'allonger."

"J'ai dormi toute la journée. Je m'ennuie. Tu devrais sortir d'ici, tu vas attraper quelque chose," dit Tom. Il posa finalement sa guitare.

"Je m'en fiche," répondit Bill de façon entêtée.

"C'était comment l'école?" demanda Tom.

"Euh. On a appris un nouveau temps en français, et j'ai rien pigé en maths, mais c'est pas nouveau-"

"Non, je veux dire, c'était comment l'école?"

Bill fronça les sourcils. Il savait ce que voulait dire Tom. "Ça allait... Je n'ai parlé à personne et personne ne m'a parlé. Une fille m'a cherché la merde dans le bus, mais c'est tout."

Tom hoche la tête. "La même fille qu'avant?"

"Non."

Un ange passa.

"Je n'aime pas être où tu n'es pas," dit Bill doucement.

Tom soupira. "L'année scolaire est presque finie... on sera bientôt en studio, on aura probablement plus à les voir pour très longtemps."

"Je m'en fous," dit Bill. Tom posa une main sur le visage de Bill et fit descendre ses doigts dans son cou. Bill frissonna et se pencha contre cette main.

"Je vais te rendre malade," dit Tom lentement. "Du moins suffisamment malade pour ne pas avoir à aller à l'école demain. Pas tant que je puisse y retourner aussi."

"Je pourrais feindre."

Tom sourit, les yeux vitreux. "Alors je ne pourrais pas faire ça?"

Il se pencha en avant et embrassa doucement Bill sur le coin de la bouche. Le souffle de Bill se coupa et il répondit au baiser, plaçant une main sur la taille de Tom et la serrant. Le baiser était si doux et si gentil que Bill n'était même pas sûr que ça se passait réellement.

Tom se recula et regarda le visage de Bill de haut en bas. "On va devoir faire mieux que ça."

Bill hocha la tête. "Je me sens bien."

"Ça va pas. Je ne serai pas content tant que tu n'auras pas de fièvre," murmura Tom.

Bill se mordit la lèvre; il se sentait déjà rouge. Tom attira Bill sur ses genoux et Bill enroula ses jambes autour de la taille de Tom. Son corps était chaud et moite de fièvre. Bill colla son front frais contre le visage de Tom et passa sa langue entre ses lèvres, léchant sa joue. Tom glissa ses mains sous le T-shirt de Bill et le tira par-dessus sa tête.

"Je peux?" chuchota Bill en faisant un geste vers le T-shirt de Tom. Tom hocha la tête et bientôt, leurs torses nus furent collés l'un contre l'autre. Bill entoura Tom de ses bras et l'étreignit comme si sa vie en dépendait. Tout ce dont il avait besoin pour survivre était entre ses bras et il ne pourrait pas supporter de passer un autre jour sans ça.

"C'est bon de te sentir, tu es tout frais," dit Tom en enfouissant son visage dans le creux du cou de Bill.

"Toi aussi c'est bon de te sentir," répondit Bill. Ils échangèrent un sourire puis Bill allongea Tom sur son dos. "Tu as besoin de repos."

"Mais et pour...?"

Bill s'allongea sur Tom et commença à remuer d'une telle façon que le pantalon de pyjama de Tom commença à glisser sur ses hanches. "Oh," dit Tom bêtement.

"Oui, j'ai quelque chose en tête," chuchota Bill. Il descendit complètement le pantalon de Tom qui commença à respirer lourdement. "Trop?"

"Non, c'est bon," dit Tom en étirant ses jambes. "Putain je suis tout courbaturé et j'ai chaud. Ça fait vraiment du bien de t'avoir contre moi."

Bill sourit. "Bien. Comment ça se fait que tu puisse bander? Tu as été malade toute la journée."

"Tu es entré dans la pièce et voilà c'était fait," admit Tom. Le c½ur de Bill loupa un battement. Il adorait, adorait quand son frère disait des choses comme ça, des choses qui suggérait que Tom pensait à lui de cette façon.

Tom posa ses mains sur le jean de Bill et s'attela à le descendre. Il était faible à cause de sa maladie alors Bill l'aida jusqu'à ce qu'ils soient nus, collés l'un contre l'autre.

"Je ne peux pas faire grand-chose," dit Tom avec un air de regret. Il renifla.

Bill hocha la tête. "C'est moi le boss aujourd'hui."

"Ok," dit Tom à bout de souffle. Bill ne savait si c'était à cause de ses mots ou parce que Tom ne pouvait probablement pas respirer par le nez. Quoi qu'il en soit, Bill commença à rouler des hanches contre celles de Tom, leurs sexes glissant ensemble. Bill se sentit rapidement durcir.

"Uh," dit Bill. "C'est bizarre d'être au-dessus."

"Tu te débrouilles très bien, continue," lui dit Tom en fermant les yeux. "Je n'ai presque aucune énergie."

"C'est pas grave, moi oui," dit Bill. "Je vais rendre ça si bon pour toi."

"Tu le fais déjà," dit Tom. Ils connectèrent de nouveau leurs lèvres et haletèrent dans la bouche de l'autre quand Bill bougea et enfonça son bas-ventre contre Tom. Ses orteils commencèrent à le picoter et c'était excitant d'être au-dessus. Bien sûr il ne le préférait pas, vu que son endroit préféré au monde était sous Tom.

Tom toussa, écartant son visage et Bill colla sa joue contre l'épaule de Tom. Il voulait tellement faire en sorte que Tom se sente mieux, même pour seulement quelques minutes. Il voulait croire que juste le fait d'être là était suffisant pour que son frère se sente plus à l'aise

"Je ne sais pas, mais je pense que je suis proche," dit Tom en respirant lourdement. "J'en sais rien."

"Tu n'en sais rien?"

Tom se mordit la lèvre. "Hmm."

Il se redressa soudainement et bascula Bill, s'installant sur lui. Bill couina et protesta pour la forme, mais il était soulagé que Tom ait pris le relais. Maintenant ça pouvait être fait comme il le fallait.

"Tu ne me faisais pas confiance?" demanda Bill, fondant contre le matelas alors que Tom glissait contre lui.

Tom rit et attacha leurs lèvres et Bill se liquéfia complètement alors que son frère l'embrassait. Ils s'embrassaient rarement, et c'était une des choses préférées de Bill. Bill lécha le palais de Tom et gémit doucement, cambrant le dos pour se coller contre son frère. "Tu m'as manqué aujourd'hui," haleta Tom dans l'oreille de Bill.

Le ventre de Bill se tordit. Il trouva de nouveau les lèvres de Tom et ils se frottèrent ensemble, les corps transpirants et moites à présent, créant une friction glissante.

"Ah," dit Bill entre ses dents. Il savait qu'il était proche, putain c'était juste trop bon. Tom trembla au-dessus de Bill qui sentit la crispation familière de ses orteils. Ils allaient jouir ensemble. Il adorait ça presque autant que les baisers. "Je viens."

"Sur moi, ok?"

"Uh," soupira Bill et ce fut suffisant. Il jouit puissamment contre le sexe de Tom et Tom fit de même. Leurs corps devinrent rigides puis complètement relâchés par contraste, et bientôt ils ne furent plus qu'un enchevêtrement de membres satisfaits. Bill serra Tom contre lui, ne voulant plus jamais se séparer ou le quitter.

"Tu crois que c'était suffisant?" demanda Tom. Il sentit le front de Bill avec sa joue et embrassa son menton.

"Oui, je ne vais nulle part demain," dit Bill doucement. "Je ne te laisse plus. Ça ne va pas. J'ai passé une putain de sale journée."

Tom sourit. "Bien. Tu m'as manqué comme pas possible."

"Pourquoi est-ce que je ne peux pas fonctionner sans toi?" geignit Bill. "Pourquoi est-ce que je ne peux pas le faire? Toi tu peux le faire."

"Qui a dit ça?"

Bill haussa les épaules et se blottit contre le corps chaud et nu de Tom. "Je sais pas."

Tom embrassa le front de Bill et secoua la tête. "Tu es cinglé. Je suis fatigué."

Bill se mordit la lèvre et sourit. "Je vais te laisser tranquille alors."

"Non, pars pas. Reste ici, ok? Tu peux, je sais pas, faire les devoirs que j'ai manqués."

Bill rit. "Ok, juste cette fois."

Tom sourit à Bill et remit son bas de pyjama. Il fit signe à Bill de venir plus près. "Un de plus, juste pour être sûrs qu'on t'a bien rendu malade."

Ils s'embrassèrent brièvement. Quand Bill s'écarta, Tom s'endormait déjà. Il sourit et enfila un des pyjamas de Tom, s'installa sur le lit et commença les devoirs de Tom.


***


Et voilààà
Ils sont mignons tous les deux, non?
Biz, à bientôt!
( Nouveau chapitre de Jalousie sur mon blog ! * )



Pix : Betsy

# Posté le dimanche 13 avril 2008 09:59