Catharsis - chapitre 7

Catharsis - chapitre 7

Hello !!!
Et oui, déjà une suite ^^
Dans ce chapitre, je dois simplement dire que j'adore Georg.
Ce mec est trop tripant.
La première scène est une de mes préférée de Catharsis.

Je vous laisse apprécier!!!


***



Bill zappait sur les différentes chaînes de la télévision du bus, louchant sur l'écran. Il se faisait une cure de rediffusions et de vieilles séries, mais il y prêtait à peine attention. Il était sur le point de se ronger les ongles quand il entendit la porte du bus s'ouvrir.

"Salut?" appela Bill. C'était un samedi soir et il était tout seul, à part Gustav qui était dans sa couchette à écouter son i-pod. Bill se pencha en avant pour voir qui était entré. Il vit Tom marcher d'un pas lourd dans le petit couloir. "Oh."

Tom arriva dans pièce du fond et s'assit dans le canapé.

"Tu t'es bien amusé?" demanda Bill, désintéressé. Il garda les yeux rivés sur l'écran.

Tom haussa une épaule. "C'était bien. Une fois que les gens ont découvert qui nous étions, c'est un peu parti en vrille. Ça craint."

"Désolé."

Ils étaient tous les deux silencieux, fixant l'écran pendant un long moment. "Je pense que je vais aller me coucher, mais il est encore tôt," dit finalement Tom.

"Ouais," répondit Bill.

Il pouvait sentir le regard de Tom sur lui. "Tu veux regarder un film ou autre chose?"

Bill secoua la tête.

"Ou bien est ce que tu as faim? J'ai pensé à peut-être réchauffer un peu de pizza."

Bill marmonna un "Non merci," toujours concentré sur la télévision. Une seconde plus tard, il sentit Tom se lever du canapé.

"Bien," dit Tom.

"Ouais."

Tom n'alla nulle part. Il resta debout devant la télévision et Bill ne dit rien. "Tu ne regardes même pas ce truc."

Bill se rongea les ongles. "Nan."

"Bill, je pense vraiment qu'il faut qu'on—" Tom fut interrompu par la porte du tourbus qui s'ouvrait puis un grand fracas.

Georg était rentré.

"Putain de marches!" cria Georg. "Qui vous a déplacées?"

Bill regarda Tom. "Il est bourré?"

Ils grognèrent tous les deux. Georg bourré était impossible.

"Peut-être que si on l'ignore," murmura Tom.

Un autre grand bruit se fit entendre et ils soupirèrent.

"On devrait au moins aller dégager le chemin," dit Bill en se levant du canapé. Il avança discrètement jusqu'à la porte et jeta un ½il à l'extérieur. Georg se tenait près du plan de travail de la kitchenette en fixant ses mains. Un sachet entier de cacahuètes était répandu sur le sol.

"Georg," dit Tom d'une voix forte en claquant des doigts. Georg regarda les jumeaux, les yeux dans le vague et les paupières lourdes. "C'est l'heure d'aller au lit."

"Tu es parti tôt, alors moi aussi," dit Georg bêtement. Il se pencha pour ramasser les cacahuètes, et tomba en avant, s'écrasant dans un placard. "Ah, merde."

"Va le prendre," dit Bill à Tom avec un coup de coude.

"Pas question, il va essayer de me prendre dans ses bras," siffla Tom.

Bill ne put s'empêcher de rire. "Il te fait ça aussi?" Tom hocha la tête. "Et moi qui pensais que j'étais spécial."

"Il se transforme en une putain de fille immonde," dit Tom. Bill lui sourit.

"On le prend tous les deux." Ils avancèrent avec précaution, essayant de ne pas effrayer Georg. Georg les regarda et se leva sur des jambes chancelantes.

"Elle sont où les cacahuètes?" demanda-t-il en faisant un pas et en écrasant les cacahuète sur le sol.

"Tu les as toutes mangées à l'instant," dit Tom. Il fit un clin d'oeil à Bill. Ils encerclèrent Georg en prenant des côtés opposés.

"J'ai fait ça?" demanda Georg. Il pressa ses lèvres entre elles. "J'ai pas le goût."

Tom attrapa l'épaule de Georg. "Au lit." Georg se pencha sur Tom pour frotter son nez contre lui. "Oh mon Dieu," grogna Tom.

Bill ricana et tira l'autre bras de Georg. "Viens me faire un câlin, gros balourd," dit Bill en battant des cils. Georg sourit et enroula ses bras autour de la taille de Bill. Tom à présent libéré de l'étreinte de Georg commença à le diriger vers les couchettes.

"Où est-ce qu'on va?" demanda Georg avec un hoquet.

"Au lit," dit Bill.

Georg reluqua Bill.

"Tu n'es qu'un gros pervers," dit Bill en grimaçant alors que les mains de Georg descendaient vers le sud. "Hey, fais gaffe."

"Joli," marmonna Georg en posant intimement son menton sur l'épaule de Bill. Bill fit une grimace et lança un coup d'½il à Tom qui riait silencieusement. "Joli Bill."

"Ça suffit, mec," dit Tom derrière eux.

"Joli Tom," répondit Georg immédiatement avec un large sourire.

"Euh," marmonna Bill en levant les yeux au ciel. Ils arrivèrent à la couchette de Georg. Gustav sortit la tête de derrière ses rideaux.

"Qu'est-ce qui se passe - oh," dit Gustav en riant. Il poussa Georg fort entre les épaules et Georg tomba en avant, atterrissant directement sur Tom.

"Putain!" cria Tom. Georg battait des mains sur Tom, l'agrippant. "Enlève tes sales pattes de ma... Georg!!"

Bill rigolait comme un fou en essayant de tirer Georg de sur Tom. "Un peu d'aide?" demanda Tom.

Gustav rit avec Bill. "Tu te débrouilles. Il a essayé de foutre sa langue au fond de ma gorge la dernière fois."

"T'es une vraie salope, Georg!" cria Tom en se dégageant des bras de Georg et en poussant son ami dans sa couchette.

"Je t'aime," chanta Georg en tombant sur son dos. "Je t'aime, Gustav!"

Gustav leva les yeux au ciel et remit ses oreillettes. "Amusez-vous bien les gars," dit-il, et il ferma ses rideaux.

Georg grogna et roula sur le ventre. Il émit un bruit douloureux dans son oreiller.

"Il va bien?" demanda Bill en s'essuyant les yeux. Tom haussa les épaules.

"Je n'y retourne pas."

Georg grogna encore et Bill traversa la petite allée vers sa couchette. Il se pencha et toucha l'épaule de Georg. "Ça va?"

Georg trembla un peu.

"Est-ce que tu vas vomir?"

Bill essaya de retourner Georg, mais il ne voulait pas bouger. Il y mit toutes ses forces et finalement, Georg se retourna. Son bras se leva et attrapa Bill aux épaules, le tirant dans la couchette.

"Merde!" cria Bill. Il pouvait entendre Tom hurler de rire depuis l'extérieur de la couchette. Les mains de Georg agrippèrent les fesses de Bill. "Georg, espèce d'enfoiré!"

Tom regarda dans la couchette. "Est-ce qu'il...?"

"Oui, débarrasse moi de lui!"

"Ok, ok, Georg, du calme," dit Tom en claquant les mains baladeuses de Georg. "La petite demoiselle a dit non."

Bill donna un grand coup dans l'épaule de Tom en sortant de la couchette et Tom lui renvoya un sourire éclatant. "Pour ainsi dire," ajouta Tom.

"Bien sûr, bien sûr," répondit Bill en souriant aussi. Georg gémit dans la couchette et il retournèrent tous les deux leur attention sur lui.

"Viens, câlin, papouille," marmonna Georg et mettant un doigt dans un passant de ceinture de Bill, l'attirant plus près d'un coup sec. "Bill. Tom. Bill."

"Je crois qu'il est amoureux," commenta Tom en donnant un petit coup de pied à l'arrière du genou de Bill. "De toi."

"Quelle chance," dit Bill. "Mais il a aussi dit Tom."

"Tu es plus son type."

"C'est vrai," dit Georg depuis la couchette. "Elle l'est."

Bill rit en secouant la tête. "On le laisse," chuchota-t-il à Tom.

"J'ai entendu ça!!" Georg essaya de s'asseoir, mais échoua.

Tom et Bill reculèrent doucement dans le couloir. Presque aussitôt, ils entendirent les lourds ronflements sourds de Georg.

"Je suis pas une fille," dit soudainement Bill alors qu'il retournait au coin télé.

"Je n'ai pas dit ça, c'est Georg."

"Tu le pensais."

Ils échangèrent un sourire. Bill détourna rapidement le regard et se mordit la lèvre.

"On devrait le faire chier un peu plus," dit Tom. "Il peut pas s'en tirer comme ça après... ça."

"Quoi?"

Tom avait l'air nauséeux. "Il m'a touché la queue."

Bill éclata d'un rire qui lui secouait les épaules. "Ok, ok. La main dans l'eau chaude?"

Le visage de Tom s'éclaira. "Ouais. Parfait."

Très silencieusement, ils allèrent dans l'espace cuisine et remplir un petit récipient d'eau chaude. Tom dut mettre une main sur la bouche de Bill pour étouffer ses rires. Bill rit dans la main de Tom, ayant vraiment l'impression que c'était comme au bon vieux temps

Ils traînaient ensemble, faisaient des conneries. Il aimait ça.

Ils avancèrent à pas de loup jusqu'à la couchette de Georg et posèrent l'eau au sol. "Fais le," dit Bill.

Tom se mordit la lèvre et leva gentiment la main de Georg. Georg était tellement fait qu'il ne bougea même pas quand Tom mit sa main dans l'eau.

"Oh mon Dieu, il va nous tuer demain matin," chuchota Bill.

"Je lui rappellerai juste comment il a essayé de molester mon petit frère," dit Tom. "Gustav sera mon témoin."

"Tu es vraiment là pour sauver mon honneur, hein?" demanda Bill. Tom lui donna un petit coup dans l'épaule.

"Bien sûr," dit-il. "Tu veux de la pizza maintenant?"

Le visage de Bill s'éclaira. "Ouais, et on pourrait regarder Spaceballs."

"Tu l'as déjà vu un million de fois," dit Tom. Bill se pencha vers lui.

"S'il te plait?"

"Bien, bien."

Bill le regarda aller dans la cuisine et se sentit chaud à l'intérieur. Est-ce que les choses pouvaient être normales entre eux? Est-ce qu'ils pouvaient revenir à la façon dont ils étaient avant que tout ceci ne commence? Ils étaient meilleurs amis, complices dans les mauvais coups.

Bien sûr c'était différent à présent. Bill savait ce que cela faisait d'avoir Tom en lui. Il trembla un peu puis alla dans la pièce du fond et sortit le DVD.

"Tu veux quelque chose sur ta pizza?" demanda Tom depuis la cuisine.

"Non," répondit Bill. Il fixa le DVD en fronçant les sourcils. Non, il ne pourrait plus jamais regarder Tom sans sentir un petit spasme au ventre, un doux tiraillement qui le tuait. Mais peut-être que ce n'était pas grave. Peut-être qu'il pouvait le contrôler. "Mais je veux du Coca par contre."

"Tu l'as."

Bill sourit, malgré lui, et s'assit sur le canapé après avoir mit le DVD dans le lecteur. Bientôt Tom arriva avec de la pizza passée au micro-onde sur une grande assiette et s'assit près de Bill.

"Ça sent bon," commenta Bill.

Tom haussa les épaules et commença à manger un morceau. "Ouais, c'est vrai. En fait c'est plutôt bon."

Il porta le morceau aux lèvres de Bill et Bill ouvrit la bouche. Tom mit une main sur sa mâchoire et le laissa mordre.

"Ouais," dit Bill, après avoir avalé. Tom retira sa main. "Pas mal."

Ils sourirent. Bill enclencha le film et s'assit dans le fond du canapé, son épaule tout contre celle de Tom. Tom se mit à l'aise contre Bill et pendant un moment, ils regardèrent calmement le film.

Finalement, Bill osa poser la tête sur l'épaule de Tom et s'endormit.


**


Tom se plaça derrière Bill et mit ses mains sur ses épaules. Bill était assis à la table dans le tourbus avec les gars, un livre en mains.

"Qu'est-ce que tu lis?" demanda Tom en massant gentiment les épaules de Bill.

Bill soupira et posa le livre. "Pour l'école. Plus bas," dit-il. "Ces couchettes me niquent le dos." Tom descendit ses doigts, massant les points de tension.

"Moi après," dit Georg.

"C'est un deal entre jumeaux seulement," dit Tom.

"Ouais, comme le genre de deal auquel j'ai eu droit il y a quelques jours quand vous avez mis ma putain de main dans un putain de verre d'eau, bande d'enfoirés?" dit Georg ironiquement.

Bill et Tom se contentèrent de lui envoyer un sourire en coin et Gustav éclata de rire.

Tom massa Bill encore un peu puis s'éloigna, fouillant dans le mini frigo pour trouver quelque chose à manger. Bill sourit dans son siège, reprenant son livre. Une semaine s'était écoulée depuis leur "demie-trève", et ils ne s'étaient pas disputés une seule fois. En fait, ils étaient plus proches qu'ils ne l'avaient été depuis longtemps.

Ils traînaient ensemble, discutaient, composaient. Bill avait ignoré tout ça quand ils couchaient ensemble.

Pas qu'il regrettait ce qu'il avait eu avec Tom, ou qu'il ne restait pas éveillé la nuit à y penser dans son lit. Parce que c'était le cas. Putain oui c'était le cas. Son imagination était assez bonne pour le faire jouir encore et encore.

Comme le faisait Tom.

Il rougit un peu et essaya d'arrêter d'y penser. Tom était son frère, son meilleur ami. C'était tout. Et ça lui plaisait comme ça.

"Tu veux la moitié de mon sandwich?" demanda Tom en s'asseyant à côté de Bill. Bill prit la moitié offerte et marmonna un merci en prenant une bouchée. Il savait que Tom le regardait.

Regardait sa bouche travailler.

'Mon Dieu, Tom mets-y aussi du tien,' pensa Bill en déglutissant. Il essaya de rendre les choses moins sexuelles en tirant la langue à Tom. Tom leva un sourcil et se cala dans son siège, observant toujours Bill

Bill fronça les sourcils. Mauvaise idée. Cette langue avait été partout sur Tom, sur tout son corps.

"On a bossé sur une nouvelle chanson," dit Bill en essayant de faire la conversation. "Juste l'autre nuit. Je pense que ça pourrait être bien."

Tom hocha la tête, mettant le reste de son sandwich dans sa bouche. "Si on arrive à s'en rappeler."

"J'y arriverai," dit Bill, indigné. Tom sourit et vola le reste de son sandwich. "Hey, j'étais en train de le manger!"

"Je l'ai fait," répondit Tom. Il taquina Bill avec le morceau de sandwich et Bill tenta de l'attraper. Georg et Gustav bougèrent dans leurs sièges, posant leurs regards n'importe où sauf sur les jumeaux.

Finalement, Tom abandonna et laissa Bill récupérer le sandwich, mais pas avant de poser ses doigts sur le visage de Bill et de le caresser juste assez pour faire arrêter son c½ur une seconde

Bill s'étouffa presque. Parfois il oubliait à quel point il était amoureux de son frère.

"Y'a tes microbes dessus, de toute façon," remarqua Tom.

"Comme si t'en avais pas rien à foutre."

Georg s'éclaircit bruyamment la gorge et se leva. "Putain, vous êtes dérangés tous les deux," dit-il, et il partit. Bill se mit à rougir et baissa le regard.

"Je trouvais ça marrant," marmonna Gustav. "Alors, nouvelle chanson?"


**


Bill fixa son reflet dans le petit miroir. Ces derniers temps, il avait été vraiment extrême avec son look, appliquant son maquillage avec soin et essayant différents bijoux. Ce n'était plus seulement pour faire de l'effet ou choquer – il aimait être beau. Il voulait pousser la chose encore plus loin.

"Encore en train de t'admirer?" demanda Tom en s'affalant à côté de Bill sur le canapé.

"Va te faire," dit Bill en fermant le miroir de poche.

"Ça va encore empirer," dit Georg depuis les couchettes. "Il retourne chez le styliste aujourd'hui."

"J'ai besoin d'une teinture," dit Bill pour sa défense. "Et je pensais à peut-être changer quelques trucs."

Tom fronça un peu les sourcils. "Pourquoi?" Il toucha les cheveux de Bill. "T'es superbe."

Bill sourit. "T'es obligé de dire ça, t'es mon frère."

"Je ne devrais pas dire ça parce que je suis ton frère," dit Tom à voix basse. Ils échangèrent un regard. Bill avait envie de grimper sur Tom et de se frotter contre lui.

'Bordel, d'où m'est venue cette pensée?' Il baissa le regard. "Tu veux faire quelque chose plus tard, avec Andreas et moi?"

"Andreas vient? Pourquoi?" demanda sèchement Tom.

"C'est notre meilleur ami," dit Bill lentement. "Il voulait nous voir. Je l'ai invité."

Tom hocha légèrement la tête. "Je crois pas que ce soit une bonne idée... toi, moi, lui."

"Pourquoi? On l'a toujours fait," répondit Bill. Bien sûr il savait exactement pourquoi.

Tom hocha simplement les épaules. "J'ai des trucs à faire. Je vais aller voir des nouvelles grattes aujourd'hui."

"Des grattes?" le taquina Bill.

"Peu importe." Les joues de Tom rosirent. Bill ne put s'empêcher de se sentir un peu triomphant. Il adorait mettre son frère mal à l'aise. "Alors voilà pourquoi je peux pas venir."

"Ok," dit Bill. Il donna un petit coup à Tom à la taille et le pinça. Tom grimaça et emmêla les cheveux de Bill. "Tomi, non."

"Ne m'appelle pas comme ça."

Leurs yeux se rencontrèrent et Bill glissa son petit doigt sous le T-shirt de Tom et frotta la peau nue de sa taille fine. Tom haleta et s'écarta un peu, secouant légèrement la tête.

"Quoi?" dit doucement Bill.

"Arrête."

Bill était sur le point de protester quand il entendit Gustav dire, "Hey Andreas!"

Tom se leva immédiatement et croisa les bras. Bill appela, "Par là, Andi!"

"Ugh," grogna Tom doucement.

Bill leva les yeux au ciel. Andreas arriva dans la pièce du fond et laissa tomber une sacoche sur un des sièges.

"Hey les mecs," dit Andreas tout sourire. Tom s'éloigna de Bill autant qu'il le pouvait sans quitter la pièce. "Quoi de neuf?"

"Rien," dit Tom. "Mais je dois y aller. Alors." Il fit un signe de tête à Andreas et quitta la pièce.

"Merde," marmonna Bill.

"Et bien, je savais qu'il ne serais pas franchement ravi de me voir," dit Andreas. "Comment ça se passe?"

Bill regarda derrière Andreas. "Ferme la porte." Andreas obtempéra et s'assit à côté de Bill. "Ça va mieux, tu sais, entre Tom et moi."

"C'est bien."

"Mais il se pourrait que je devienne dingue," dit Bill. "J'ai... envie de lui." Andreas rougit un peu. "Désolé, désolé, c'est juste que j'ai jamais eu l'occasion de vraiment dire ces choses tout haut."

"C'est bon."

"Tu dis toujours ça. Quoi qu'il en soit, on s'entend bien. Pas de choses bizarres." Bill rit un peu. "Presque."

Andreas sembla hésiter. "Ok. Je vais te demander ce que tu veux dire."

"Je sais pas ce que je veux dire," Bill fit une grimace. "On n'est... plus."

Andreas hocha la tête.

"Mais on n'est pas... enfin, on...se cherche en quelque sorte, je sais pas. Jusqu'à quel point t'es ok avec ça? Les oreilles de Bill virèrent au rouge.

"Je te le ferai savoir, ne t'inquiète pas."

Bill soupira. "Je voudrais juste que ça soit complètement terminé. Je suis fatigué de deviner et de me demander comment je dois agir avec lui. C'est chiant."

"Peut-être que c'est toi qui dois arrêter, alors," suggéra Andreas. "Arrêter de, hum... tu sais."

Bill savait. "Je sais pas si j'en suis capable."

"Bon, on va essayer de te changer les idées pendant un moment, ok?"

Bill hocha la tête. "Tu veux vraiment venir avec moi au salon? C'est un peu ennuyeux. Et... efféminé."

Andreas rit. "Je survivrai."


**


"Je devrais?" demanda Bill en lançant un coup d'oeil à Andreas. Il était assis dans le fauteuil du styliste, et Andreas feuilletait un magazine derrière lui.

"Pardon, quoi?"

Bill fit une grimace. "Mèches blondes ou pas?" Les cheveux de Bill étaient à présent remarquablement plus longs. Les petits pics du dessus avaient pour la plupart disparu et ses cheveux étaient dégradés, effilés. La styliste y travaillait encore mais Bill aimait beaucoup.

"Moi je dis : vas-y," dit Andreas.

"Qu'est-ce que tu en penses jusque là?"

Andreas sourit. "C'est très toi."

"Qu'est-ce que ça veut dire?" Bill fixa de nouveau le miroir. "C'est bien, hein?"

"Il manque des mèches blondes," dit Andreas en hochant la tête.

Bill sourit et s'adossa à la chaise. "Ok, d'accord," dit-il à la styliste. "Mais pas de trop."

Deux heures plus tard, Bill était encore une fois transformé. Andreas le regardait la bouche ouverte.

"C'est bien?" demanda nerveusement Bill.

"Tu ressemble un peu à un lion," bafouilla Andreas.

La styliste lui avait ébouriffé les cheveux en une grosse touffe. "Je peux les lisser," dit Bill. "J'aime bien comme ça aussi."

"C'est chouette," dit Andreas.

Bill grimaça. "C'est vraiment si terrible?"

Andreas s'approcha. "J'essaye de ne pas te mater, ok?" Il rougissait un peu.

Bill sembla confus, puis son visage se fendit d'un énorme sourire. Il donna une tape sur le bras d'Andreas. "La ferme."

Ils rirent tous les deux.

Bill leva les mains et secoua ses doigts. Andreas leva les sourcils. "Plus seulement du vernis noir, hein?"

"Je sais pas," dit Bill en haussant les épaules. Ses ongles étaient toujours noirs, mais une French manucure blanche était soigneusement appliquée à chaque doigt. Il regarda de nouveau dans le miroir et cligna des yeux. Il avait l'air beaucoup plus vieux, et unique. "Wow."

"Wow c'est le mot," approuva Andreas.

"Comment est ce que je vais..." Bill pencha la tête. Ses cheveux défiaient la gravité. Il secoua la tête et ils restèrent en place. "Putain."

"Tu y arriveras, chéri," dit la styliste en fixant le reflet de Bill.

Bill s'observa. "Il va falloir s'habituer."


**


Bill ouvrit la porte du tourbus, riant alors qu'Andreas le poussait en haut des marches. "Je peux pas croire que je porte ça," dit Bill. Andreas lui donna un petit coup dans le dos et le suivit dans le bus.

"Moi aussi je le porte," dit Andreas. Ils posèrent leurs sacs sur la petite table de cuisine et inspectèrent le collier de l'autre. Ils étaient allés faire les magasins et Bill avait plaisanté en parlant d'acheter des colliers de l'amitié.

"Tu imagines ce que les gens diraient?" demanda Bill toujours en riant.

"C'est trop nul," dit Andreas.

"Ils sont... genre cool?"

Gustav arriva de l'arrière du bus. "Non, ils ne le sont pas," dit-il. Il attrapa une pomme et était sur le point de s'en retourner quand il regarda vraiment Bill. Il marqua visiblement un temps d'arrêt et Andreas et Bill éclatèrent de rire.

"Tu aimes?" demanda Bill. Gustav se mit une main sur la tête.

"Tu m'as presque fait faire une crise cardiaque, J'ai cru qu'une fan était entrée dans le bus," dit Gustav. Bill lui fit un doigt d'honneur. "C'est... sauvage," ajouta Gustav.

"C'est toi qui est sauvage," répondit Bill en tirant la langue à Gustav. "Hors de contrôle."

"Ouais, fais gaffe à moi," dit Gustav en levant les yeux au ciel. Il mordit dans sa pomme et s'assit. "Qu'est-ce que vous avez fait d'autre les enfants?"

Bill montra ses ongles et Gustav ricana. "Quoi?" geignit Bill.

Gustav secoua la tête. "C'est rien. Je te trouve très bien."

"Moi aussi," ajouta aussitôt Andreas.

Bill tira sur son ras-du-cou blanc et jeta un coup d'oeil à la fenêtre. Ils pouvaient voir les grands pics de ses cheveux se refléter dedans. "Où est tout le monde?" demanda-t-il à Gustav.

"Tom et Georg sont à la boutique, je crois. Nouvel équipement, je sais pas. Ils ont dit qu'ils seraient de retour plus tard. C'était il y a des heures. Personne ne me dit jamais rien," dit Gustav.

"Je te dis des trucs," dit Bill.

"C'est faux," rétorqua Gustav. Il tordit la queue de sa pomme pour la retirer. "Je pense que tu vas, bordel, à la salle de bain ou j'sais pas, et puis trois heures plus tard tu reviens et tu ressemble complètement à quelqu'un d'autre."

Bill fronça un peu les sourcils et s'assit à côté de Gustav. "Est-ce que tu te sens délaissé?" demanda Bill.

Gustav émit un petit grognement. "Je vais bien."

"Tu peux rester avec Andreas et moi," dit Bill.

"Et faire quoi?"

"Je pourrais t'épiler les sourcils," dit Bill, totalement sérieux.

Les yeux de Gustav s'écarquillèrent et il se leva. "Hum, non. En fait, j'ai des trucs à faire."

"Tu commences à avoir un mono-sourcil," gronda Bill. "Ça prendra deux minutes."

Les épaules d'Andreas étaient secouées de soubresauts. "Dur."

Gustav recula. "J'entends... quelqu'un."

Il sortit rapidement du bus. Bill haussa les sourcils alors qu'Andreas commençait à rire.

"Toi aussi t'as un mono-sourcil," dit Bill à Andreas.

Andreas leva une main à son front et arrêta de rire. "Non, c'est pas vrai."

"Aller," dit Bill en souriant. Il commença à tâter le front d'Andreas. "J'irai doucement..."

Il grimpa sur les genoux d'Andreas et ils riaient tous les deux si fort qu'ils n'entendirent pas Tom entrer. Andreas fut le premier à s'arrêter de rire. Il fit descendre Bill et se redressa. "Euh."

Bill regarda par-dessus son épaule et vit son frère. Il sourit. "Hey!"

"Putain, qu'est-ce qui t'est arrivé?" dit Tom sans ménagement.

"Quoi?" Bill se tourna et se leva. Avec ses cheveux ébouriffés, il se sentait plus grand qu'il ne l'avait jamais été avant, et il dominait Tom. "J'ai fait quelques changements."

Tom était bouche bée. "Tu... C'est quoi ce bordel?"

Bill fronça les sourcils. "Qu'est-ce qui ne va pas?"

"Rien," dit Tom. "Je commençais juste à m'habituer à l'ancien look et là..." Les joues de Tom étaient un peu rouges et Bill pensa qu'il était fâché. Et c'était la dernière chose qu'il voulait, ils s'entendaient si bien dernièrement.

"Ce n'est pas si différent," dit Bill doucement. "Juste une coiffure différente." Il cacha ses mains derrière son dos, décidant que les ongles pourraient vraiment énerver Tom. "Tu fais une sale tête. Tu détestes."

Tom secoua la tête. "Je m'en fiche." Il bougea un peu et regarda par la fenêtre. "Il faut que je... parle à Gustav." Tom descendit du bus.

Bill fixa le sol. "J'ai l'air stupide?" Andreas rit et Bill leva les yeux, choqué. "Ce n'est pas drôle."

"T'es con ou quoi?" demanda Andreas.

Bill était perdu. "Qu'est-ce que tu veux dire?"

"Tu crois que Tom pensais que tu avais l'air stupide?"

"Et bien, il a dit..."

"Bill, tu es un crétin," dit Andreas en riant toujours un peu.

"Il a dit..." Bill marcha jusqu'à l'évier et ouvrit l'eau. Il mit une main sous le jet et commença à frotter son visage et ses cheveux. "Merde, merde, merde."

"Bill!"

"Non, ça doit redevenir comme avant," dit Bill en essayant désespérément d'aplatir ses cheveux et d'enlever son maquillage de son visage en même temps. "Je ne peux pas supporter qu'il soit fâché contre moi, on commençait juste à bien s'entendre de nouveau."

"Vraiment? Tu appelles ça 'bien s'entendre'?" dit Andreas en fronçant les sourcils.

"Ouais. On traînait ensemble et... putain." Bill regarda ses mains. Elles étaient couvertes de noir. "On est de nouveau meilleurs amis. Comme au bon vieux temps."

"Tu ne peux pas être heureux avec ça," dit doucement Andreas.

Bill leva les yeux et les cligna quelques fois. L'eyeliner avait coulé dans ses yeux et ça piquait. "Je ne suis pas malheureux avec ça..."

"C'est nul."

Bill hocha la tête. "Et maintenant il pense que je ressemble à une merde. Putain, c'est la dernière chose dont j'avais besoin."

"Il ne pense pas que tu ressembles à une merde," dit Andreas.

"Comment tu le sais?"

"Il a tourné rouge tomate rien qu'en te regardant," dit Andreas. "Tu devrais le savoir quand les gens te matent."

Bill se mordit la lèvre. "Il me matait?"

"Ouais, c'était vraiment évident. J'ai pensé que je devais peut-être quitter la pièce avant de voir autre chose que je n'avais pas envie de voir."

Bill ne put empêcher un sourire de se former sur son visage. "Tu es sûr de ça?"

"On aurait dit qu'il allait prendre feu."

Maintenant Bill souriait largement. "Andreas, tu es un si bon ami."

Andreas soupira. "Je sais, je sais. Maintenant, tu étais sérieux pour mon mono-sourcil?"

"Ouais."

"Vraiment?"

Bill rit. "Non, idiot. Et tu dis que je suis naïf."


***


Voili voilou!
Avouez que le début du chapitre est tordant!
Et heureusement qu'Andreas est là, parce que le pauvre Bill serait à la ramasse sinon...

( suite de Rêve Américain sur mon blog * )


Pix : originale par Salv



Réponse aux questions :

LaDonJuanne >> Non, désolée, je ne préviens pas des suites. Comme je le dis dans l'article de présentation, j'ai pas mal de chose à faire et pas énormément de temps.
Tous les amis sont acceptés, il faut juste venir voir de temps en temps.
Pour ta deuxième question, j'ai effectivement un blog ou je poste mes OS et mes fics. Je mets généralement un lien en bas des chapitres ici quand y'a du neuf : oui oui, le truc entre parenthèse qu'il faut surligner pour pouvoir lire ^^
Je te remets le lien ici, et aussi pour ceux que ça peut intéresser : mon blog


# Posté le dimanche 09 mars 2008 13:54

Catharsis - chapitre 8

Catharsis - chapitre 8

Hello!!!
Voilà le chapitre 8.
Bon voilà, rien à dire de spécial...
Ah si! Vous êtes allés à des concerts ces jours-ci?
c'était comment?

Aller, bonne lecture!


***



"Tomi."

"Quoi..."

Bill s'assit près de Tom sur le canapé. Ils étaient à la maison pour peu de temps, pour se relaxer avant d'être envoyés travailler sur leur nouvel album en Espagne. Bill détestait être à la maison, parce que ça lui rappelait seulement encore plus qu'il ne dormait pas dans le lit de Tom. C'est à la maison que tout avait commencé.

"Qu'ess tu fais?" demanda Bill. Il s'installa très près de Tom.

"Je lis un truc."

"Quel truc?" Bill pencha la tête, le bout de ses cheveux frôlant le magazine que tenait Tom.

"Un truc."

"Hmmm." Bill se tourna pour s'agenouiller face à Tom. Il étira les bras, bombant le torse et donnant un petit coup de genou à Tom. Tom se contenta de grogner sans lever les yeux. "Tomi?"

"Arrête."

"Je m'ennuie," se plaignit doucement Bill. "Maman et Gordon sont sortis, Kas dors, y'a rien à la télé."

Tom ne répondit pas. Cela faisait quelques jours depuis la visite d'Andreas et Tom évitait Bill. Maintenant ils étaient à la maison et Tom ne pouvait pas s'échapper. Bill savait qu'il ne devrait pas chercher Tom ou presser les choses... mais sans son frère, il se sentait devenir dingue de solitude et il ne pouvait pas s'en empêcher.

Il se pencha et posa une main sur le poignet de Tom. Tom sursauta un peu de surprise en regardant la main de Bill. "J'en reviens pas de ces ongles," murmura-t-il.

Bill pouvait voir une rougeur remonter le cou de Tom et il se rappela ce qu'avait dit Andreas. "Tu ne les aimes pas?"

"Ils font un peu fille," dit Tom en tenant son magazine.

"Tu aimes les filles," dit Bill.

Tom déglutit. Bill regarda sa pomme d'Adam ressortir. Il avait envie de la lécher. Une chaleur le parcourut. "Tu n'es pas une fille," fut la réponse tremblante de Tom.

"Non." Bill fit légèrement courir ses ongles le long du bras de Tom, s'arrêtant toutes les deux ou trois secondes pour appuyer. Tom observait le mouvement. "Je ne suis pas une fille."

Tom posa le magazine et s'adossa au canapé, retirant légèrement son bras. Bill enfonça ses ongles plus fort. Leurs yeux se rencontrèrent et Bill leva un sourcil.

"Je m'ennuie," répéta-t-il doucement.

"Trouve quelque chose à faire," répondit Tom. Il détendit son bras, le laissant retomber près de la cuisse de Bill. Ses jointures de doigts reposaient sur le genou de Bill.

Le ventre de Bill se tordit. Tom le regardait vraiment, d'une façon dont Bill n'était pas sûr que son frère l'ait déjà regardé avant. Cela le faisait se sentir à la fois mal à l'aise et fantastiquement bien.

Tom bougea pour faire face à Bill. Leurs cuisses se chevauchaient et Tom ne quitta pas une fois Bill du regard.

"Tom."

Tom secoua la tête. "J'en reviens pas de ton apparence."

Bill sentit ses oreilles rougir. "C'est une mauvaise chose?"

"Je sais pas. Ouais. C'est la merde."

"Mon look c'est de la merde?" Bill fronça des sourcils. Il comprenait ce que voulait dire Tom, il voulait juste que Tom le dise.

"Non... Je sais pas." Tom leva la main et prit une mèche des cheveux de Bill entre ses doigts en tirant gentiment. "Putain."

"Ça te plait?"

"Qu'est-ce que ça peut faire si ça me plait?" Tom libéra la mèche de cheveux et se recula un peu. "Putain, ça devrait avoir aucune d'importance."

"Ça a de l'importance pour moi," dit Bill doucement.

Tom remua et fixa son regard sur les coussins. "Tu sais que ça me plait," murmura-t-il.

Bill se réchauffa de l'intérieur. "Pourquoi tu as dit que non?"

"Parce que," dit Tom. "C'est bizarre."

"Non, ça l'est pas," dit Bill. Il s'avança et toucha l'épaule de Tom. "Je voulais que ça te plaise."

Tom leva le regard vers Bill. "Ah ouais?"

"Ouais."

Ils sourirent tous les deux. "Tu es superbe. Vraiment superbe."

Bill se délectait de ses mots. "Vraiment?"

"Ma première réaction était... de faire quelque chose de mal," dit Tom.

Bill leva un sourcil. "Comme quoi?"

Tom rit et attira Bill à lui. "Des trucs qu'on faisait avant."

"Quels trucs?" Bill tremblait, presque sur les genoux de Tom. Les mains de Tom lui caressèrent les bras.

"Comme..." Tom sourit et serra la taille de Bill, posant ses mains sur ses hanches. "Quand tu me suçais."

Bill gémit. "Bien sûr, tu pensais à ça."

"Et ensuite je..." Tom descendit une main sur les fesses de Bill et les pressa. "Je te touchais à l'intérieur."

"Ah ouais?" Bill remua, reculant contre la main de Tom. Il sentit Tom serrer, puis ses doigts suivirent le creux entre ses fesses. Ensuite, Bill sentit Tom appuyer, massant son entrée à travers la matière brute de son jean. "Han..."

"J'y pense, parfois. Tu sais. Te b... être avec toi."

Bill cligna des paupières et se pencha en avant, appuyant presque son front sur le torse de Tom. "J'y pense beaucoup. Qu'est-ce que tu voulais faire d'autre?"

Tom remonta sa main et la posa sur la ceinture du jean de Bill, mettant ses doigts juste à l'intérieur. "Avant j'allais sur scène avec une putain d'érection à cause de toi... J'en pouvais plus d'attendre qu'on est fini pour pouvoir entrer en toi." Il rit. "Mon Dieu, c'était vraiment terrible."

"Et maintenant?" Bill se recula, les lèvres légèrement entrouvertes.

"Maintenant c'est différent." Tom retira ses doigts de la ceinture du jean et posa une main sur la cuisse de Bill. "Je peux le contrôler maintenant."

Bill expira. "Tu peux?"

"Bien sûr. Je suis obligé," dit Tom.

Bill voulait protester. Il voulait se pencher et s'allonger sur Tom, qu'il le désire, qu'il l'embrasse, qu'il le baise. Bill voulait s'ouvrir pour Tom et le laisser entrer en lui sans arrière-pensée. Etre à la maison lui rappelait tellement toutes leurs premières fois ensemble.

Tom serra les côtés de Bill et l'attira vers lui. Bill se laissa tomber contre Tom, son menton se calant impeccablement dans son cou. Il inspira et sentit la légère odeur de la lanière de guitare, puis, il sentit les mains de Tom dans son dos.

"Tomi," chuchota Bill.

"Shh." Des mains chaudes se glissèrent sous le T-shirt de Bill qui laissa échapper un soupir tremblotant. "Laisse moi juste toucher."

"Je sais pas," répondit Bill, mais en fait, il savait. C'était mal et ça ne pourrait que faire souffrir. Il contracta ses muscles dorsaux et se redressa, écartant les mains attrayantes de Tom. "Moi aussi je me contrôle."

"Merde," murmura Tom.

Bill hocha lentement la tête. "C'est pas passé loin."

"C'est passé trop près." Tom recula sur le canapé.

Bill enroula ses bras autour de lui-même. "Désolé, c'était un peu... ma faute."

"Non, c'était la mienne," dit Tom. "J'essaye de te laisser de l'espace."

Bill ne voulait pas d'espace, mais il savait qu'il en avait besoin. "Merci", dit Bill. Ils se sourirent. "Je crois que j'ai besoin... de prendre une douche froide. Ou probablement une douche chaude, ouais."

Tom rit. "Ok, ok."

Bill se leva et regarda Tom. Il mit une main sur la tête de son frère, par-dessus la casquette.

"Quoi?" demanda Tom.

Bill se contenta de sourire. "Rien. Tu veux que je te garde de l'eau chaude?"

"Nan, je vais aller me foutre la tête dans le congelo."

Ils partagèrent un regard et Bill sentit que ça allait vraiment aller.


**


Plus tard cette nuit là, Bill était allongé dans sa chambre, à fixer le plafond. Il pouvait entendre la télévision à l'étage en dessous et savait que Tom y était. Après ce qui avait failli se produire cet après-midi là, Bill était complètement excité. Il avait envie de Tom, peut-être plus que jamais auparavant. Il avait désespérément besoin d'une libération de quelque sorte qu'elle soit. C'était devenu évident, après quelques caresses dans la douche, que juste se toucher n'allait pas suffire.

Il avait besoin de le sentir à l'intérieur.

Bill se redressa et décida de rejoindre son frère dans le séjour. Il savait qu'être près de Tom allait être extrêmement pénible, de différentes manières, mais au moins ça lui donnerait autre chose à faire que de réfléchir. Bill détestait son propre esprit ces derniers temps. Il était toujours sur Tom et ce qu'il ne pouvait pas avoir.

Tom leva les yeux quand Bill entra dans la pièce et leva les sourcils. "Te revoilà."

"Ouais, qu'est-ce que tu regardes?"

"Un espèce de..." Tom loucha vers la télévision. "En fait j'en sais rien, Je ne regardais pas vraiment."

"Comment ça se fait?"

Tom haussa les épaules.

Bill s'assit dans le fauteuil près du canapé où était Tom. Il remonta ses genoux et se pencha en arrière, étirant ses bras le long des bras du fauteuil. Il tapota des doigts quelques instants.

"Je vais peut-être aller au lit," dit Tom.

"Non, reste encore un peu." Bill lui envoya un regard suppliant et Tom soupira.

"D'accord."

Tom recolla ses yeux sur l'écran et commença à faire semblant de jouer de la guitare contre son ventre. Bill le regarda, sentant un tiraillement dans son ventre. Il se força à détourner le regard, ne serait-ce que pour calmer la soudaine tension dans son bas-ventre. Les choses que lui avaient faites ces doigts...

Tom savait exactement comment le toucher, comment plier ses doigts juste comme il fallait. Bill rougit. Il avait besoin de se soulager, et ça ne pouvait évidemment pas venir de Tom. Bill avait envie de Tom, c'était évident, mais il ne pouvait pas le faire. Pas quand il savait que rien n'avait changé dans ce que ressentait Tom.

Tom le baiserait en un instant, s'il le poussait. Bill ne pouvait pas laisser cela se produire, il avait besoin de contrôler ce qu'il ressentait. Son regard passa des mains de Tom aux siennes.

Les doigts de Tom étaient longs, tout comme ceux de Bill, mais bien plus durs. Bill fixa ses propres doigts. Il souffla. S'il se coupait les ongles...

"Qu'est-ce que tu fais?" demanda Tom.

Bill cligna des yeux et fixa Tom. "Rien. Je suis juste assis."

"Oh."

Bill se leva et alla à la salle de bain du bas. Il fouilla le tiroir sous le lavabo jusqu'à ce qu'il trouve ce qu'il cherchait – un coupe-ongle. Il l'amena à ses doigts et était sur le point de grimper sur le meuble de salle de bain quand il eut une idée. Pourquoi ne pas le faire devant Tom, pour voir s'il ne remarquerait rien.

Il retourna dans le séjour et s'assit sur le canapé, à côté de Tom. Tom leva les yeux et fronça les sourcils. "Ok, qu'est-ce que tu fais?"

"Je me coupe les ongles."

"Pourquoi?" Tom plissa les yeux. "Tu viens juste de les faire ou je ne sais quoi."

Bill haussa les épaules. "Ils sont trop longs. Ils seront dans le passage."

"De?"

Bill ne répondit pas. Il coupa proprement un ongle, regardant l'extrémité blanche tomber sur son pantalon. En fait, il était triste de voir partir ses ongles longs et réguliers. Ils les faisaient pousser depuis des mois et il adorait la French manucure. Il les referait pousser, bientôt, une fois qu'il se sera occupé de la lourde tension due au désir dans son ventre.

Il coupa deux autres ongles, sentant le regard de Tom sur lui.

"Vraiment, Bill, pourquoi?" demanda Tom

'Parce que je veux me doigter,' pensa Bill en coupant un autre ongle. Il leva les yeux vers Tom. "Comme ça." Il finit sa main droite et entama la gauche. Il ne s'était jamais vraiment touché à l'intérieur. Il n'avait jamais eu à le faire, Tom était toujours plus que désireux de le faire pour lui.

Une chaleur envahit le visage et le bas-ventre de Bill. Il bandait juste en pensant aux doigts de Tom en lui. Bill avait presque peur d'essayer, mais il espérait qu'il pourrait se satisfaire, ne serait-ce que pour se sortir Tom de la tête une minute ou deux.

"T'en mets partout," dit Tom.

"Bill haussa de nouveau les épaules. "Alors ramasse les."

Tom grogna. "Peu importe, je vais me coucher."

"Bien," répondit Bill. "Je serai juste là, à me limer les ongles."

"Ok." Tom se leva et s'immobilisa un moment. "Tu vas souhaiter ne pas avoir fait ça demain."

"On verra," dit Bill d'une voix chantante. Il regarda Tom et lui sourit. "Ça dépendra."

Tom plissa les yeux et recula de quelques pas. "T'es vraiment trop bizarre."

Bill soupira. "Bonne nuit, Tomi."

Secouant la tête, Tom monta finalement les escaliers et Bill entendit la porte de sa chambre se fermer. Bill lança un coup d'½il à sa main gauche. Il ne restait plus que trois ongles et il supposa qu'il devrait les limer aussi. Les bords étaient écaillés et cela le faisait frémir. Il éteignit la télévision et monta les escaliers jusque dans sa chambre. Fermant la porte derrière lui, il alla à son lit et s'assit en tailleur dessus.

"Tant pis pour le limage," murmura-t-il. Il avait coupé ses ongles suffisamment courts pour être sûr que ça serait bien. Fantastique, espérait-il. Il coupa rapidement les trois derniers ongles et posa le coupe-ongle sur sa table de nuit

Il prit une profonde inspiration et fit courir le bout de ses doigts sur sa joue. Ils semblaient assez lisses et doux.

"Pourquoi est-ce que ça me rend nerveux?" marmonna-t-il. Il s'allongea dans le lit et éteignit sa lampe. Il n'était pas sûr de pouvoir se regarder faire ça. Roulant sur le côté et attrapant son sac au sol, il sortit un petit tube de lotion pour mains et se remit sur le dos.

Il retira rapidement son jean et son caleçon, soupirant fortement quand son sexe durci fut libéré. Il pouvait facilement se masturber, ça ne prendrait pas longtemps. Il était excité comme pas possible. Mais il savait que ça ne le satisferait pas complètement.

Il ouvrit le bouchon et versa de la lotion sur ses doigts. "ok," chuchota-t-il. Il glissa ses mains sur son ventre et ses cuisses, tout son corps tremblait. S'il fermait les yeux et l'imaginait vraiment, ses mains étaient celles de Tom et rien n'avait changé.

Mais non. L'idée était de se sortir Tom de la tête, et même de découvrir s'il avait autant besoin de Tom qu'il le pensait. Il espérait que non, parce que c'était clair que Tom n'avait pas tellement besoin de lui.

Bill écarta les cuisses et sentit ses oreilles rougir. Ses mains descendirent sur son sexe et il se caressa une fois. Tout son corps se contracta. "Putain alors je suis vraiment excité," marmonna Bill en roulant des yeux. "Putain."

Il continua à descendre sa main et tira une fois sur ses testicules. Il soupira à travers ses dents serrées et se força à garder le contrôle. Il se touchait et s'il ne pouvait pas se retenir quand ce n'était que lui, alors il était rendu encore plus loin qu'il ne le pensait. Il écarta plus les jambes et cambra un peu le dos, essayant de s'ouvrir. Ses doigts taquinèrent son entrée et il haleta. Ce n'était pas entièrement différent des mains de Tom, sauf qu'il le sentait des deux côtés. Il avait la sensation de toucher et d'être touché.

Un petit gémissement curieux s'échappa de ses lèvres alors qu'il se tâtait de son doigt, appuyant gentiment. Ses yeux s'ouvrirent et il se demanda comment Tom faisait ça exactement. Il pouvait deviner, pouvait même rendre ça parfait avec de l'entraînement. Il entra le doigt et tira en arrière, cherchant avec ferveur l'endroit qui n'avait pas été touché depuis si longtemps.

"Aller," gémit-il en pliant fortement son doigt. Rien. Pas que ça n'était pas bon, parce que putain, ça l'était. Il était déjà essoufflé et ce n'était qu'un doigt.

Il essaya encore, entrant et sortant son doigt, le pliant et remontant ses hanches. Un petit tressaillement le parcourut et il savait qu'il devait être tout près. Mais l'angle était à chier. Il grogna et enfonça un autre doigt.

"Oh mon Dieu," gémit-il. C'était encore mieux. Plus plein. Il enfonça brutalement les deux doigts et ça brûlait d'une façon tellement agréable. "Oui, oui."

Il n'avait même pas encore trouvé sa prostate et il frémissait pour son orgasme. Il se mordit la lèvre pour retenir ses gémissements. Putain c'était fantastique. Il entra ses doigts, fort, peut-être trop fort, et ne put se retenir de crier. Il avait trouvé sa prostate.

Une petite partie de lui avait presque peur de la retoucher, ça avait été trop intense. Bien sûr, une plus grande partie de lui le voulait, non – en avait besoin.

Il plia fortement ses doigts et cria. Ses hanches se relevèrent et son pénis pulsait. Il avait le doigt en plein dessus et il touchait sa prostate encore et encore.

"Oh, oh, oh," gémit-il. "Oui, s'il te plait..."

Il ne pouvait pas retenir ces mots. C'était trop bon. La seule chose qui aurait pu être meilleure...

"Tom," soupira Bill. Son sexe tressauta et il enfonça ses doigts plus fort. Ils commençaient à lui faire mal, à avoir des crampes.

Arrêter n'était pas une option. Il avait vraiment le truc. Il avait trouvé, mais tout de même, tout ce à quoi il pouvait penser était Tom. Tom remplissait son esprit et peu importe ce qu'il faisait, les yeux ouverts ou fermés, il ne pouvait pas s'en débarrasser. "Tom, han," chuchota Bill. Il donna un coup de bassin et se demanda s'il pouvait empoigner son sexe. Ça pourrait être trop intense, toute la ville l'entendrait hurler. "Putain, putain, putain."

Tout le bas de son corps vibrait et il continua ses mouvements de va et vient. Ses orteils se contractèrent douloureusement et son front était plein de sueur. Les choses qu'il se faisait à lui-même étaient incroyables, mais il ne pouvait pas échapper à Tom. Cependant, la pensée de son frère ne rendait les choses que meilleures. Il imaginait les mains de Tom sur tout son corps et sa peau picotait de désir. Ses fesses montaient et descendaient contre le lit. Bill ferma les yeux et gémit fortement.

"Putain, putain," grogna Bill. Il était si près de se faire jouir fort, et il savait que ça serait satisfaisant. Il était déjà épuisé par l'effort.

Il enfonça ses doigts une fois de plus et en les ressortant, il entoura son sexe de sa main gauche. Le doux contact fut juste suffisant. Ses yeux se fermèrent d'un coup et il cria, jouissant si fort qu'il pouvait à peine respirer.

"Oh mon dieu," gémit-il, mou et sans énergie contre le matelas. Il pouvait à peine bouger. "Oh mon dieu."

Il roula sur le ventre et enfonça son visage dans l'oreiller en tremblant. Ça avait été un putain de super orgasme, mais son ventre le tiraillait toujours.

"Putain," grogna-t-il dans l'oreiller. "Tom."

Tom l'avait encore fait et il n'était même pas là. Bill cligna des paupières contre l'oreiller et commença à être en colère contre lui-même. Pourquoi ne pouvait-il pas se débarrasser de cette dépendance à Tom? Pourquoi ne pouvait-il pas juste apprendre à exister par lui-même, sans avoir besoin de son frère comme ça?

Il se retourna et commença à essuyer la semence de ses cuisses, puis il laissa tomber. Il s'en foutait. Si Tom avait été là, ils l'auraient juste laissé.

Et Bill savait qu'il n'était pas près à faire des choses sans Tom.


**


Le jour suivant, Bill dormit plus tard qu'il ne l'avait fait depuis un moment. Il se réveilla en se sentant reposé et chaud. Après avoir enfilé quelques vêtements et être allé à la salle de bain, il descendit et trouva Tom assit à la table de la cuisine avec leur mère.

"Bonjour mon coeur," le salua Simone en souriant. Bill s'approcha d'elle et l'embrassa sur la joue.

"Salut," dit-il, la voix éraillée par le sommeil. Il s'éclaircit la gorge et regarda Tom. "Qu'est-ce que tu fais?"

Tom se recula dans sa chaise et leva un sourcil. "On se demandait quand tu allais te lever."

Bill rit et s'assit à table. "Comme si tu t'étais levé plus tôt."

"On est déjà allés au marché et on a mangé dehors," dit Simone.

"Oh," répondit Bill en faisant une grimace.

Simone se leva et tapota Bill sur la tête. "J'ai du jardinage à faire. Vous restez encore à la maison aujourd'hui les garçons?"

"Sais pas," dit Bill. "On verra."

"Et bien si vous avez besoin de vous reposer, reposez vous," dit Simone. "Vous avez trop travaillé cette année les garçons." Elle leur sourit puis sortit dehors. Bill fixa la table, se sentant soudain très timide.

"Les ongles ont bien marché alors?" demanda Tom.

Bill releva vivement la tête. "Quoi?"

Tom sourit. "Tu fais beaucoup de bruit."

Le visage de Bill vira au rouge. "Je n'ai—"

"C'était mieux?" demanda Tom. Il avait l'air très calme, détendu.

"Mieux?"

"Que moi," dit simplement Tom.

Bill baissa les yeux et expira lentement. "Juste différent."

"Parce que c'est toujours mieux avec toi."

"Quoi?" Bill regarda Tom, essayant de déchiffrer son expression. "Depuis quand?"

Tom se redressa dans sa chaise. "Ne fais pas l'idiot."

"Je ne fais pas l'idiot."

"Si." Tom se leva et attrapa une pomme au milieu de la table. "Parfois j'arrive pas à croire combien tu peux être bête."

Bill leva les yeux au ciel. "Je pourrais dire la même chose de toi."

"Je suppose que c'est tout alors," répondit Tom. Il mordit dans sa pomme et sortit de la cuisine.

"Et je ne suis pas bête!" cria Bill après Tom.

"Ouais, tu es juste bruyant," répondit Tom en criant. Bill entendit la porte de la maison se refermer et il s'avachit dans sa chaise. Il ne savait pas qu'il avait fait tant de bruit. En fait il était horrifié que Tom sache ce qu'il avait fait.

"Ugh," gémit Bill et il appuya son visage contre la table. Il joignit les mains et serra ses doigts. "Ces vacances auront ma peau."



**



"Je ne le pensait pas," dit Tom en s'asseyant près de Bill sur le canapé. "Je ne pense pas que tu sois bête."

Bill retira ses oreillettes et regarda Tom. Ils étaient dans le salon, Bill dans sa bulle Greenday et Tom gratouillant sa guitare.

"Je sais que tu ne le pensais pas," dit Bill. Il fit un petit sourire à Tom. "Mais tu m'as fait me sentir con, pour, tu sais..."

"C'est pas mes affaires, désolé," dit rapidement Tom.

"Je ne m'étais pas rendu compte que je faisais tant de bruit," dit Bill. Il rougit fortement. "Désolé."

"Je pensais que tu le faisais exprès, tu sais tout le truc avec les ongles et puis..."

"Le coup des ongles peut-être," admit Bill. Tom lui donna un petit coup dans l'épaule et il rirent tous les deux.

"Et bien, ravi qu'au moins un de nous deux ait pu se soulager," dit Tom. La façon dont Tom regardait Bill ne pouvait être décrite que comme dangereuse.

"Seulement provisoirement," dit Bill. "T'as besoin de sexe. Il faut que tu baises. En Espagne."

Tom eut un sourire en coin. "Je n'aurais jamais pensé que tu me dirais ça."

"Ouais, bref," dit Bill. Il baissa les yeux vers le sol. "Tu peux faire ce que tu veux et je ne me mettrai pas en colère."

Tom sourit et reprit sa guitare. "On travaille sur une chanson, ok?"

Maintenant Bill souriait aussi. "D'accord. Laquelle?"

"Une nouvelle. On l'intitulera provisoirement 'Bill et Tom ont Besoin de Sexe'."

Bill ricana. "Oh les fans adoreraient ça."

Tom rit et commença à jouer.


***


Et voilà!
Retenez le nom de la chanson,
on en entendra encore parler ^^
Bon petit chapitre soft côté lemon... mais argh quoi!
Vous aimez toujours?
( suite et fin de Rêve Américain sur mon blog ! * )


Pix : originale par Betsy
Je l'ai débroussaillée un peu et colorisée.


Réponse aux questions :

x-c3riiZ-griiOt3-x >> Oui, c'est une traduction d'une fic américaine (enfin 2 fics ^^) écrite par mes deux auteurs anglophones préférées. Va voir l'article de présentation, tout est expliqué.

th-liledelafrustration >> Le coup de la main dans l'eau chaude, faut connaître! Pour certains, c'est que le petit doigt dans l'eau chaude. Toujours est-il que si on fait ça à quelqu'un d'endormi, ça lui donne envie d'uriner et il ne se retient pas. Après je ne sais pas si ça fonctionne vraiment, je n'ai jamais testé ^^

# Posté le mercredi 12 mars 2008 06:32

Modifié le mercredi 12 mars 2008 14:32

Catharsis - chapitre 9

Catharsis - chapitre 9

Bonsoir !!!
Et voici le chapitre 9
Avec deux scènes que j'aime tout particulièrement :
La piscine *_* et le jeu à boire ^^

Aller, je vous laisse découvrir!


***



"Cet endroit est..."

"Crade," finit Bill en dépassant Tom pour entrer dans le petit bungalow. Ils étaient juste arrivés en Espagne pour quelques semaines de détente et de composition de chansons. Bill laissa tomber sa sacoche sur le sol et mit une main sur sa hanche. "Sérieux, c'est dégoûtant."

"Qu'est-ce qu'on en a à foutre? On va sûrement dégueulasser encore plus," dit Georg. Il traînait une valise et avait sa basse autour de l'épaule. "En fait j'en suis sûr."

"Hm," soupira Bill. Il donna un coup de pied à un canapé miteux et s'appuya contre une chaise. "Je suppose."

"Ça ira très bien," dit Tom juste quand Gustav entrait dans la pièce avec son i-pod sur les oreilles en faisant des mouvements de batterie dans l'air. "C'est pas comme si on allait être à l'intérieur la plupart du temps. Vous avez vu la piscine dehors? Pas question que je reste enfermé."

Bill fit une grimace et haussa les épaules. Il était content de partir un moment. On leur promettait ces vacances bien méritées depuis des lustres, et ils y étaient enfin. Cependant, il était convenu qu'ils travailleraient aussi. Cela ne dérangeait pas Bill – composer de la musique leur était agréable.

Il sortit par la porte de derrière et plissa des yeux dans la lumière du soleil pour voir l'eau. Elle était claire et bleue et semblait très rafraîchissante. "Le dernier à l'eau dort sur ce canapé dégoûtant," cria-t-il vers l'intérieur de la maison.

Il entendit plusieurs grognements depuis l'intérieur et sourit. Ça ne serait pas si mal. Ça pourrait même être amusant. Même si Tom rencontrait une fille et mettait à exécution sa résolution de tirer un coup, ça irait.

Bill fronça les sourcils. Une étape à la fois.

"J'ai trop hâte de me mettre à l'eau," fit une voix derrière lui. C'était Tom. Bill croisa les bras et hocha la tête.

"Tu crois vraiment qu'on va réussir à travailler?"

Tom haussa les épaules et commença à tirer son T-shirt par-dessus sa tête, retirant sa casquette avec. "Peut-être."

"Tu vas vraiment sauter là-dedans?"

Tom se fendit d'un large sourire. "Je ne dormirai pas sur ce canapé." Il ouvrit sa ceinture avec son pouce et son baggy lui tomba aux chevilles. Bill dut se rappeler de respirer. Tom retira ses chaussures avec ses orteils et lança un regard à Bill. "Tu viens?"

Bill essaya de ne pas rester bouche bée devant Tom presque nu devant lui.

"Je ne porte pas mon maillot de bain," dit Bill.

Tom leva les yeux au ciel. Il dépassa Bill et plongea dans le grand bain. Une petite gerbe d'eau frappa Bill dans l'½il et il grimaça. Une fois que Tom refit surface, il nagea vers le bord de la piscine et secoua ses dreads. De l'eau arriva encore dans le visage de Bill.

"Rhh, Tom!" cria Bill. Tom rit et flotta sur le dos.

"Tu devrais venir, l'eau est parfaite," dit Tom. "Alors?"

"Je t'ai déjà dit que—"

Avant que Bill n'ait pu finir sa phrase, Tom s'écarta du bord et battit puissamment des pieds dans l'eau. Cette fois, Bill ne reçut pas une petite gerbe d'eau dans la figure, mais un raz-de-marée.

Il cracha, levant les mains alors que de l'eau éclaboussait encore dans sa direction.

"Tom!" hurla-t-il. Il y voyait à peine puis il sentit quelque chose lui agripper la cheville. "Tom! Non!"

Tom rit et tira Bill dans la piscine. Bill cria et s'écroula dans l'eau, s'agrippant à Tom. Il commença immédiatement à s'affoler, l'eau était trop profonde et il ne savait pas nager.

"Tom, putain!" hurla-t-il. Il était sur le point de paniquer mais il sentit les bras de Tom autour de lui qui le tiraient vers le petit bain.

"Calme toi, tout va bien," dit Tom. Bill était complètement trempé. Son pantalon, son T-shirt, ses cheveux, ses chaussures. Les mains de Tom lui caressèrent les bras et les côtés avant de remonter dans ses cheveux.

"Espèce de connard!" cria Bill, incapable de repousser Tom. "Je me suis presque pissé dessus."

Tom sourit. "Désolé, mais tu l'as cherché."

"Comment est-ce que je l'ai cherché?" dit Bill. Il se pencha contre Tom, trempé jusqu'aux os et un peu tremblant. Il était encore un peu sous le choc.

"Je sais pas mais tu l'as cherché."

Bill se hissa hors de la piscine et se lamenta sur son T-shirt collant et ses chaussures foutues. Tom commença à rire fort. "Quoi?"

Tom secoua la tête et se propulsa en arrière, flottant sur l'eau et ricanant toujours. Bill baissa les yeux. Il avait une érection plus qu'évidente

"Oh, merde," grogna Bill en rougissant alors qu'il se détournait et commençait à se diriger vers le bungalow.

"Au moins aucun de nous ne devra dormir sur le canapé!" lui cria Tom d'un air moqueur. "Tu devrais peut-être essayer de recouper tes ongles."

Bill leva les yeux au ciel, entra à l'intérieur et claqua la porte derrière lui.

Ça allait être de longues vacances.



**



"Putain... tu l'as vue?" chuchota fortement Georg. "Elle était magnifique... Je dois la rencontrer."

"Vas-y," dit Tom en posant son verre sur la table. "Avant qu'elle parte."

Le groupe était à un club local, testant la vie nocturne près de leur lieu de vacances. Le club était bruyant et bourré de monde, mais personne ne les embêtait vraiment. C'était relaxant pour Bill alors qu'il buvait son verre, assis sur la banquette.

"Je sais pas si je devrais," dit Georg.

"Hey, si t'y vas pas, moi j'y vais," répondit Tom. Il se pencha en avant et regarda Georg. "Et je gagnerai sûrement."

Georg rit. "Ouais. C'est ça. A tout à l'heure."

Alors qu'il se levait pour partir après la fille, Gustav rigola. "Tom, tu aurais dû."

"Je sais même pas de quelle fille il parlait," dit Tom.

Bill remua dans son siège et mordit sa paille. Il essayait tellement de ne pas réagir à ce que disait Tom.

"En plus, j'ai trop la flemme pour me mettre en chasse," dit Tom.

Gustav laissa échapper une exclamation, se mettant une main sur la bouche. "Toi, trop flemmard pour tirer un coup?"

Tom donna une petite tape à Gustav et regarda vers Bill. "Il fait trop chaud."

"Tu pourrais le faire dans la piscine," dit Bill sans réfléchir.

Tom eut un large sourire. "Ouais, je pourrais juste la tirer à l'eau."

Bill prit une longue gorgée de son verre. "Heu, ouais."

"Je crois que je vais rentrer," dit Tom. "Et vous les mecs?"

"Je reste pour voir Georg se faire jeter," dit Gustav. "Il aura besoin de quelqu'un pour l'aider à ramener les morceaux de son ego brisé à la maison."

"Il va se bourrer la gueule et se mettre à faire des câlins à tout ce qui bouge," dit Bill en fronçant le nez. "Je rentre avec Tom."

Gustav hocha la tête. "Alors à plus, les mecs."

Bill et Tom firent un signe de main à Gustav et se levèrent pour se diriger vers la porte. "Tu n'étais pas obligé de rentrer avec moi," dit Tom.

"La force de l'habitude," répondit Bill. "En plus il se fait tard."

"On a besoin d'aller nulle part demain."

Ils sortirent dehors. "Tu veux rentrer en marchant?"

"Jost nous tuerait," dit Tom.

"Il n'est pas là avant jeudi," dit Bill. "Saki non plus. Personne ne nous connaît ici de toute façon. J'adorerais marcher, il fait bon dehors."

"Tu détestes marcher!"

Bill haussa les épaules et traversa la rue. Il y avait dix minutes de marche à leur bungalow et Bill adorait la sensation de l'air frais dans ses cheveux. Tom le rattrapa rapidement et posa une main sur son épaule.

"Tu connais le chemin?"

"Tu as peur de te perdre?" demanda Bill. Tom lui serra l'épaule. "Ouais, j'ai peur."

Ils marchèrent sur le trottoir, croisant des couples et des fêtards éméchés. "Je suppose que c'est vraiment une belle nuit," dit Tom. Sa main trouva celle de Bill.

"Whoa," dit Bill en sentant la main de Tom dans la sienne. Il s'arrêta et retira sa main.

"J'essayais de te donner quelque chose," dit Tom.

"Quoi?"

Tom haussa les épaules. "Viens, on y va." Il passa à côté de Bill et Bill baissa les yeux vers sa main.

"Espèce de maboul," marmonna-t-il, et il courut pour rattraper son frère.


**


De retour au bungalow, Bill était assis dans un fauteuil, les jambes pendant par-dessus un bord. Il avait son vieux cahier de chansons ouvert sur les genoux et il mâchouillait le bout d'un stylo, le regard perdu dans le vide. Tom arriva dans la pièce en maillot de bain.

"Hey," dit Tom en s'asseyant sur le bras du fauteuil.

Bill sortit se sa rêverie et ajusta ses yeux sur son frère. "Oh, hey. Qu'est-ce que tu penses de ces paroles?"

Il tendit le cahier à Tom qui le regarda quelques instants. "Ça a l'air bien," dit-il finalement. "Mais j'ai pas trop envie de travailler pour le moment."

"Tom rendit le cahier à Bill qui le ferma. "Moi non plus, en fait. Je me faisais juste chier."

"Je vais nager, tu veux venir avec moi?" demanda Tom

Bill haussa lentement les épaules. "Je sais pas... J'ai pas trop envie de me mouiller."

"Aller, il fait si chaud dehors."

"Ouais..." Bill se redressa dans son siège. Oui il avait chaud et l'eau serait agréable. "Mais tu dois promettre de me laisser tranquille... pas d'éclaboussure, pas de bousculade, pas de mauvais coup."

Tom leva une main. "Promis." Il sourit largement.

Bill le fixa un instant. "Ok, laisse moi une seconde. Je te rejoins là-bas."

Bill regarda Tom courir dehors et il entendit un grand splash. Dix minutes plus tard, Bill traversait la maison sur la pointe des pieds pour rejoindre la piscine. Il faisait complètement noir dehors, et Bill ne pouvait rien voir ou entendre.

"Tom?"

"Par là."

Bill fouilla l'obscurité des yeux et vit Tom flottant dans le grand bain. Il plongea délicatement un pied dans l'eau et frissonna. "Tomi, c'est froid!"

"Nan, vas-y saute."

"Pas question." Bill entra très lentement dans l'eau jusqu'à ce qu'elle lui arrive à la taille. Il barbota un peu en faisant attention, essayant de s'habituer à la température, puis il décida de s'immerger en se baissant jusqu'aux épaules, il ne voulait pas se mouiller les cheveux. Quand il remonta, Tom était près de lui.

"Tu vois, pas si terrible," dit Tom. Ses dreads flottaient autour de lui comme des serpents aquatiques, et Bill ne put s'empêcher de rire.

"Pas si terrible. Putain c'est gelé," dit Bill.

Tom secoua la tête. "Il faut bouger, et ne laisse pas tes épaules à l'air."

Bill sourit. "Tu veux juste que je reste."

"Tu allais partir?"

"Peut-être."

"Non," dit Tom, une petite plainte dans la voix.

Bill rit. "Je connais quelqu'un d'un peu collant ces derniers temps."

Tom grogna et plongea sous l'eau.

"Tom!" cria Bill. "Tu as promis, pas de mauvais coup!"

Bill recula, essayant de trouver où Tom était allé, mais il faisait trop noir pour voir son frère sous l'eau.

"Tom. Je te jure si tu—"

Tom sortit brusquement de l'eau derrière lui et l'attrapa fort par l'épaule. Bill cria et se débattit alors que Tom le tirait en arrière.

"Tom, espèce d'enfoiré!" cria Bill. Tom tira Bill dans le grand bain et Bill se jeta sur lui. "Tom, je vais me noyer!"

"Non, tu vas pas te noyer," dit Tom en tenant étroitement Bill. "Je te tiens"

Bill prit quelques profondes inspirations, se tenant à Tom et se calmant. Tom battait des pieds, les maintenant tous les deux à la surface. "Tu me laisserais me noyer," dit Bill de mauvaise humeur.

"Bien sûr que non," dit Tom d'une voix douce. Il détourna la tête, tenant toujours Bill.

Bill fronça les sourcils et pressa une main sur le visage mouillé de Tom. "Je plaisantais."

"Je ne te lâcherai pas," dit Tom. Le c½ur de Bill battait fort dans sa poitrine et il enroula ses jambes autour de la taille de Tom.

"T'as pas intérêt, je sais vraiment pas nager," dit Bill dans son oreille.

"Je le sais," dit Tom. Il recula un peu jusqu'à ce que son épaule touche le bord de la piscine. "Tu peux sauter dehors, si tu veux."

Bill resta tout près. "Nan."

Tom sourit et posa une main sur le bord pour les maintenir tous les deux. Son autre main glissa dans les cheveux de Bill. "Tu ne t'es même pas mouillé les cheveux." Il tira sur l'une des nouvelles extensions de Bill.

Bill émit un petit grognement dans l'arrière de sa gorge. "Tu vas arracher mes cheveux," dit-il.

"Ce ne sont pas tes cheveux." répondit Tom. "Et je ne tirerais jamais assez fort pour te faire mal."

"Tu as déjà tiré assez fort avant," dit Bill doucement. Ses lèvres frôlaient presque la joue de Tom, et il avait très chaud, malgré le froid de l'eau. "Ça ne me dérangeais pas."

Tom se pencha sur Bill, glissant une main le long de son dos pour la poser sous ses fesses. Bill sentit son ventre se contracter et resserra l'étreinte de ses jambes autour de la taille de Tom.

Le moment était calme et réel. Bill sentait le souffle de Tom sur sa joue. Ils n'avaient pas été aussi proches depuis un moment.

"Tom."

"Hm?"

"Qu'est-ce que tu allais me donner tout à l'heure? Quand tu as pris ma main," dit Bill.

"Je ne me souviens plus." Tom releva un genou, assurant la position de Bill. "Je pense que je voulais juste... je sais pas."

"Quoi?"

Tom bougea la tête et ils se regardèrent, les visages très proches. Bill avait envie de se pencher et d'embrasser son frère. Ce serait si facile, aussi.

"C'était rien," dit Tom.

Bill se recula et observa le visage de Tom. Il ne pouvait déchiffrer son expression. "Il me semble bien que c'était quelque chose."

"Putain Bill," murmura Tom. "Laisse tomber."

Et leurs lèvres se rencontrèrent. Bill n'était pas sûr de savoir qui avait fait le mouvement. Il ferma les yeux et sentit la main de Tom à l'arrière de sa tête. Le baiser était doux et bref, et Bill s'écarta peu de temps après qu'il eut commencé.

"Tu voulais juste me tenir la main," dit Bill. Tom leva les yeux au ciel. "Avoue le."

Tom ne dit rien, mais se désenchevêtra un peu de Bill. Bill attrapa le bord de la piscine, vu que Tom ne le retenait plus.

"Tu as dit que tu ne me lâcherais pas," dit Bill.

Tom avait un regard étrange et Bill recula.

"Tom..." Tom glissa sous l'eau de nouveau et Bill soupira. "Pas encore."

Mais cette fois, Tom ne l'attrapa pas pour le tirer ou rien dans le genre. Cette fois, Bill sentit des mains sur ses jambes puis ses hanches. Il frissonna. Les mains de Tom glissèrent sous son maillot de bain et Bill se mordit les lèvres. Est-ce que Tom allait...?

Tom tira le maillot le long de ses jambes puis refit surface, tenant le vêtement en l'air en souriant.

"Tom rends moi ça!" cria Bill. Tom était bien à un mètre cinquante de lui.

"Viens le chercher," le défia Tom.

"Je peux pas," dit Bill.

Tom agita le maillot vers Bill. "Viens, je ne bougerai pas."

"Je ne sais pas nager." Les yeux de Bill de rétrécirent. "Espèce de connard."

Tom hurla de rire. "Aller Bill, tu peux le faire," dit Tom avec une voix de gamin. "Je crois en toi."

Bill commença à rougir et il était très reconnaissant qu'il fasse si noir. "Tomi..."

"Je pourrais enlever le mien aussi. Ça pourrait être comme la fois où on-"

"Non!" cria Bill. Avec beaucoup d'efforts, Bill se hissa hors de la piscine, ses jambes toujours dans l'eau. "Tom, donne le moi."

"Le mien ou le tien?"

Bill soupira. "Tomi."

"Ne m'appelle pas comme ça." Tom s'approcha et tint le maillot de Bill juste hors de portée. "Tu le veux? Viens le chercher."

Il nagea vers le petit bain et s'adossa au côté de la piscine en fixant Bill. Bill soupira encore et se leva, se couvrant pudiquement. Il marcha rapidement vers le petit bain et entra dans l'eau.

"Je te le ferai payer," murmura Bill en avançant dans l'eau. Tom tenait toujours le maillot en l'air. Bill l'attrapa et le remit. "Sérieux, Tomi."

Tom se contenta de sourire.

Bill monta les marches pour sortir de la piscine et se dirigea vers leur maison. Il entendit Tom ricaner dans le noir et se demanda ce qui pouvait être si drôle. Puis il baissa le regard et vit qu'il ne portait pas du tout son maillot. Il portait celui de Tom.

Bill décida de ne rien dire et entra. Il avait envie d'y retourner et de terminer ce baiser, et plus. Au lieu de ça, il retira le maillot de Tom, courut à la douche, puis alla se coucher.


**


"Non, non, non!" cria Georg, assis sur le sol, sa bière se renversant un peu sur le tapis. "Vous ne buvez pas tout de suite!"

Tom regarda Georg par-dessus son verre. "Tu es déjà bourré."

"Le jeu..." commença Georg en regardant les trois autres membres du groupe d'un air grave. "Le jeu..."

"Bon tu y arrives?" dit Bill. Il prit une gorgée de sa propre boisson.

"Le jeu c'est : Je n'ai jamais!"

"Oh mon Dieu, pas ce jeu," grogna Gustav. "J'ai pas envie de jouer à un jeu à boire."

Les garçons étaient au bungalow, leur dernière nuit complètement seuls avant que Jost et Saki n'arrivent. Il avait même fallu vraiment supplier pour obtenir ces quelques jours seuls, mais les garçons avaient eu gain de cause en fin de compte. Personne ne savait qui ils étaient en Espagne.

"Je sais même pas comment on joue," dit calmement Bill.

Georg leva les yeux au ciel. "Tu fais une déclaration, 'je n'ai jamais fait ceci', et si tu as fait cette chose que la personne a dit n'avoir jamais faite, tu bois." Il prit une profonde inspiration. "Et c'est tout."

"Quoi?" demanda Bill en riant. "Je pense que j'ai pigé, ok."

"Tu verras en jouant," dit Tom en lui faisant un clin d'½il. Bill lui sourit en retour.

"Aller on commence," dit Gustav en grommelant. "Qu'on en finisse."

"T'es vraiment un rabat-joie," dit Bill.

Gustav roula des yeux. "Très bien, je commence. Je n'ai jamais eu envie de jouer à ce jeu débile avant."

Les trois autres garçon grognèrent, mais burent. "Gustav, t'es nul," dit Tom. "Je n'ai jamais..." Il chantonna la bouche fermée. "Porté des chaussettes avec des sandales après l'âge de cinq ans." Il fixa Gustav.

"Très drôle, très drôle," marmonna Gustav, et il prit une longue gorgée.

"Je n'ai jamais eu le béguin pour un prof avant," tenta Bill. Tout le monde sauf lui but.

"Je n'ai jamais pissé au lit," dit Tom

En riant, Bill, Tom et Gustav burent tous.

"Les mecs," dit Georg d'une voix forte, "vous jouez pas comme il faut."

"Ah bon?" Bill haussa les épaules. "Comment on joue alors?"

"Vos 'je n'ai jamais' sont nazes. C'est sensé être de bon trucs." Georg s'éclaircit la gorge. "Je ne me suis jamais branlé en public."

Personne ne but.

"Sérieusement?" demanda Georg. "Bien." Il prit une gorgée et Bill rit comme un fou.

"T'es qu'un gros pervers," dit Bill.

"Je n'ai jamais essayé de m'embrasser avant," dit soudainement Gustav en donnant un coup dans l'épaule de Georg.

"Je ne l'ai pas fait!" dit Georg.

Les trois garçons regardèrent fixement Georg et il soupira.

"Vous vous êtes tous ligués contre moi," dit-il, et il prit une petite gorgée. "Mais j'étais bourré, alors ça compte pas. En plus c'était juste une fois."

"Je n'ai jamais essayé de m'embrasser," dit Bill en souriant. Georg grogna encore et but, et du coin de l'½il, Bill vit Tom lever son verre avec hésitation.

"Maman me faisait embrasser Bill quand on était petits," dit Tom, et il leva son verre.

"Ça ne compte pas," dit Gustav. Tom continua de boire quand même et Bill sentit son ventre papillonner.

"Peu importe," dit Georg d'une voix empâtée. Il secoua la tête une fois et cligna des yeux.

"Je n'ai jamais couché avec une fille," dit Tom. Lui, Gustav et Georg prirent de longues gorgées.

Bill grogna. "C'est pas juste les mecs," geignit-il.

"Je n'ai jamais... bu l'eau des toilettes," rit Gustav.

Bill, Tom et Georg froncèrent les sourcils. "Ça va pas," lui dit Georg.

Gustav haussa les épaules.

"Je n'ai jamais baisé deux filles à la fois," dit Georg.

Bill était sur le point de se remettre à rire quand il vit Tom lever son verre et boire honteusement.

"Whoa, quand est-ce que c'est arrivé?" demanda Bill. Il était plus curieux qu'énervé.

"Heu," dit Tom en prenant une autre boisson. "Il y a un moment."

"Ouais ça fait super longtemps, il ne voulait plus se la fermer," dit Gustav. "T'as pas fait grand-chose ces derniers temps, hein, Tom?"

"Je me préserve pour le mariage," dit-il sarcastiquement. "Heu... je n'ai jamais..." Tom rit un peu puis baissa le regard au sol. "Je ne me suis jamais doigté."

"Oh mon Dieu, personne n'as fait ça—" commença Georg, puis il pâlit quand Bill prit une petite gorgée.

"Quoi?" demanda Bill en posant son verre. L'alcool commençait à lui chauffer le ventre et ses membres le picotaient. "Je suis tranquille dans ma virilité." Il leva les yeux et Tom le regardait. "Et j'aime ça," ajouta-t-il.

"Assez, assez," dit Georg. "C'est mon tour."

"Non," dit Bill. Il fixa son regard dans celui de Tom. "Je n'ai jamais léché le cul de personne avant."

"Bon choix," remarqua Gustav, et ses yeux s'écarquillèrent alors que Tom prit une longue gorgée bien visible.

"Putain, moi aussi," dit Georg. Il vida son verre et passa son bras sur sa bouche. "Ok, ok. Je n'ai jamais sucé la bite de personne."

"Ouais, voilà," dit Gustav. "Personne n'a fait ça."

"Bien," répondit Georg. Alors que Georg se remplissait un autre verre, Bill se mordit la lèvre et jeta un coup d'oeil à Tom qui fixait de nouveau le sol. "Ok, je n'ai jamais couché avec quelqu'un qui avait plus de deux ans de plus que moi."

Georg et Gustav prirent une gorgée et Tom resta immobile. "Vraiment Tom?" demanda Gustav. Il hoqueta.

"Je crois." Tom sourit finalement et prit une longue gorgée. "Oui je l'ai fait."

"Connard," dit Georg.

Bill laissa échapper un soupir. "Je n'ai jamais sodomisé personne."

Georg et Tom burent lentement et Bill se demanda si Tom n'avait que lui en tête pour celle là.

Quand Tom leva les yeux de son verre vers Bill, Bill fut entièrement certain que oui.

"Ces deux losers ne se bourrent pas la gueule," dit Tom en faisant un signe vers Gustav et Bill, et en bégayant un peu.

"C'est vrai," dit Georg. "On va devoir en faire des faciles. Je n'ai jamais été le chanteur d'un groupe."

"Et je n'ai jamais couru sur scène sans mon T-shirt," ajouta Tom

"Hey!" dit Georg, en prenant une longue gorgée.

"Désolé, je visais Gustav," dit Tom. Gustav et Bill burent aussi.

"Je n'ai jamais eu de frère jumeau," dit Gustav. Bill et Tom le poussèrent tous les deux.

Bill vida son verre et le tendit à Georg qui le remplit avec quelque chose qui sentait comme du dissolvant à peinture. "Je n'ai jamais été amoureux," dit doucement Bill. Il but immédiatement, tremblant quand le liquide amer glissa dans sa gorge. Quand il releva les yeux, il jura qu'il avait vu Tom prendre une gorgée.

Mais il était vraiment saoul à présent et il n'était plus sûr de rien.

"Je n'ai jamais, jamais, jamais," dit Georg d'une voix chantante, "payé une femme pour qu'elle se déshabille."

Ils burent tous. Il y avait eu cette soirée horrible à Berlin, se rappela Bill. Georg les avait tous forcés à aller dans le plus glauque des clubs de striptease. Bill s'était bourré la gueule le plus vite possible ce soir là.

"Je n'ai jamais..." Tom se pencha en arrière et appuya sur la jambe de Bill avec son orteil. "Je n'ai jamais embrassé la copine d'un autre mec."

Bill sentit ses oreilles rosir alors qu'il levait son verre à ses lèvres. Georg et Gustav avaient l'air impressionnés.

"C'était quand?" demanda Gustav.

"Je n'ai jamais pleuré à la fin d'un dessin animé Disney," dit Bill d'une voix forte, fixant Tom en souriant.

Tom leva les yeux au ciel. "Une fois, c'est arrivé une fois et c'était parce que... fais chier." Il but le reste de son verre et eut un sourire en coin. "Je n'ai jamais dormi avec un petit chat en peluche qui me rappelait mon chat à la maison."

"C'est étrangement spécifique," commenta Georg alors que Bill buvait.

"Je n'ai jamais-" commença Bill.

"J'en suis sûr," interrompit Georg. "Mon tour. Je n'ai jamais baisé personne dans un véhicule en mouvement."

Tom fut le seul à boire. Bill fit une grimace et s'avachit un peu. Il n'avait pas à boire parce qu'il avait été baisé dans un véhicule en mouvement. Le tourbus.

"Putain," dit Gustav. "Ok... Je n'ai jamais eu la gaule sur scène."

Ils burent tous en riant.

Ils continuèrent ainsi encore environ vingt minutes. Plus ils étaient saouls, plus leurs 'Je n'ai jamais' devenaient bizarres.

"Je n'ai jamais... heu... eu envie de coucher avec notre organisatrice de tournée," dit Tom très fièrement. "Malgré le fait qu'elle ait de super nichons."

Gustav et Georg burent tous les deux. "Je n'ai jamais eu envie de baiser personne," essaya Gustav. Personne ne but. "Aller Bill, celle là était pour toi, mec."

Bill rit, trop joyeusement bourré pour être offensé. "J'ai eu envie de baiser des gens," dit Bill. Il prit une longue gorgée, ils buvaient tous chacun leur tour, le jeu avait perdu son objectif. "Je l'ai juste pas fait."

"Quand le feras-tu?" demanda Georg. "Et avec qui?"

"Pas avec toi," dit Bill en gloussant. Georg prit une mine blessée et ils rirent tous. "Vous essayez tous de me baiser!" cria Bill.

"Pas Tom," dit Gustav en ricanant.

"Même Tom!" dit Bill en riant plus fort. Il tomba sur le côté, se penchant sur son frère.

"Je pense," dit Tom en enroulant un bras autour de l'épaule de Bill, "qu'il est l'heure pour ce petit garçon d'aller au lit."

"Chui pas p'tit," murmura Bill. Il ferma les yeux et se blottit contre Tom.

"Je pourrais te casser en deux, gringalet," dit Georg. "Et ouais, la pièce tourne. Au lit, au lit."

"Le dernier à l'eau dort sur le canapé," chanta Bill sur l'air d'une de leurs chansons. Tom commença à le prendre pour l'aider à se lever. Les genoux de Bill vacillèrent. "Le dernier dedans, le dernier dehors, le dernier bourré... merde."

"Bonne nuit, connards," dit Tom en envoyant un regard noir à Georg et Gustav. Puis il rit et leur fit un doigt d'honneur alors qu'ils s'éloignaient en titubant. "Bill, aller, debout."

"Putain, putain, putain de bordel de merde," dit Bill joyeusement. Il essaya de grimper sur le dos de Tom. "Debout!"

"Couché," répondit Tom. Il se tourna et posa deux mains sur les épaules de Bill. "Bill."

"Je veux dormir avec toi," chuchota Bill.

Tom plissa les yeux. "Je resterai avec toi jusqu'à ce que tu t'endormes... ou que tu t'évanouisses."

Bill regarda autour de lui. Tom les avait conduits dans la chambre qu'ils partageaient et ils étaient seuls. Bill se pencha en avant et posa ses lèvres à l'oreille de Tom. "Je n'ai jamais voulu arrêter d'être avec toi."

Tom recula et regarda Bill. "Il n'y a rien à boire."

"Je n'en n'ai pas besoin."

"Je n'ai jamais eu plus envie de te baiser que maintenant," répondit Tom en fixant Bill.

Bill couina et s'effondra sur le lit. Il donna un coup avec ses jambes et roula sur le ventre. "Je n'ai jamais... Je n'ai jamais été capable de te dire non."

"Conneries, tu l'as fait"

"Ok, je n'en ai jamais eu envie."

Tom sourit et rejoignit Bill sur le lit. Il regarda par-dessus son épaule. "Merde, la porte."

"Ferme-la. A clé."

Tom secoua la tête et frotta son nez contre l'épaule de Bill. "Je ne veux jamais te quitter."

Bill trembla et poussa Tom de lui. "La porte," dit-il. Il se leva en tremblant et tituba jusqu'à la porte, la fermant et la verrouillant. Il se retourna vers Tom et ne put s'empêcher de sourire. Tom était roulé en boule sur le lit, levant les yeux vers lui avec douceur. "Je ne veux jamais que tu me quittes," chuchota Bill, et il rampa par-dessus Tom.

Tom s'installa confortablement sur le dos et Bill se plaça au-dessus de lui. "Je n'ai jamais..."

"Tu n'as jamais eu plus envie de m'embrasser que maintenant," proposa Bill. Tom mit la main dans les cheveux de Bill.

"C'est vrai," dit-il. Il tira Bill vers le bas et leurs lèvres se rencontrèrent. Bill gémit dans le baiser, aussi léger qu'il fut, et repoussa Tom. Il le maintenait contre le matelas.

"Je ne te laisserai jamais me baiser avec une capote," dit Bill sérieusement.

"Je ne te ferais jamais de mal," répondit Tom.

Ils s'embrassèrent encore, un baiser profond et mouillé cette fois. Bill s'écarta avant de perdre le contrôle. "Tu ne pourrais jamais me faire de mal de cette façon. Je veux tout ce que tu veux, tout ce que tu as."

"Tu ne peux pas vouloir dire..."

"Si tu as quelque chose, je m'en fiche si je l'attrape," dit Bill. "Je sais que tu n'as pas couché ailleurs depuis des lustres."

"Tu n'as jamais couché ailleurs," dit Tom.

"Je n'en ai jamais eu envie."

"En as-tu envie ce soir?"

Bill ouvrit la bouche en grand vers Tom.

"Quoi?"


***


Voilà!
Chapitre où il y a de tout.
De la rigolade
De l'émotion
du suspens! ben oui, avouez, ça frustre cette fin ^^
Et je vous assure que la suite... hmmm
*s'en va en sifflotant*

( nouvel OS sur mon blog ! * )

Pix : originale par Betsy


Réponse aux questions :

CalamityBill >> Si Tom a couche sans préservatif (c'est pas bien ca è_é ,sortez couvert ^^) avec des filles et qu'il a peur de "contaminer" ou faire du mal a Bill alors pourquoi il ne va pas faire un test pour en être sur ?????
Alors l'histoire est du POV de Bill, donc on ne sait pas vraiment ce que pense / fait Tom. Peut-être qu'il a peur du résultat, peut-être qu'il n'a pas moyen de faire un test, vu son mode de vie, toujours sur les routes tout ça... Bref on ne sait pas! (enfin moi je sais mais je ne dirai rien, ça en dévoilerait trop sur l'histoire.)

monangetenebreux >> la fin c tro mignon par contre g pa compri pk il di sa tom?
Justement, c'est un peu fait exprès ^^
Il faudra attendre le chapitre 10

The-Broken-Promise >> Les Anglais aiment ? =)
Pas compris ta question. Ils aiment quoi?
Je rappelle juste que les auteurs sont américaines.

x-c3riiZ-griiOt3-x >> Oui bien sûr que j'ai fini de lire la fic!
En fait j'ai même fini de la traduire.
Mais là je relis chaque chapitre et fait des corrections / modifications, donc je les poste pas tous d'un coup.
En ce moment, je traduis les scènes bonus : il y en a 9 dont 5 de traduites ^^


# Posté le vendredi 14 mars 2008 19:43

Modifié le mardi 18 mars 2008 14:36

Catharsis - chapitre 10

Catharsis - chapitre 10

Hello!
Voilà le chapitre 10 tant attendu!
Préparer vos éventails, c'est chaud chaud !
Pour les dernières qui avaient laissé des questions sur l'article d'avant, réponse en bas de l'article.

Enjoy ^_~


***



"Tu peux, si tu veux," dit Tom doucement. "L'accord, c'est que tu ne me laisserais jamais te baiser avec une capote."

Les yeux de Bill s'écarquillèrent et il secoua légèrement la tête. "Je peux pas... Putain, je suis... Quoi?"

"Tu as dit que tu ne me laisserais jamais te baiser avec une capote. Je comprends ça mais Bill... Et si tu, tu sais, la mettais en moi?" On aurait dit que Tom pouvait à peine sortir ces mots, il devenait tellement rouge.

"Moi... la mettre en toi?" La bouche de Bill s'assécha et la pièce commença à tourner plus vite. "Je ne la mettrai pas en toi."

"Tu pourrais. Tu devrais."

"Tu veux que je le fasse?" Bill se pencha en arrière et calma sa respiration. "Je ne veux pas le faire."

"Je veux que tu le fasse. On essaye. Bill, putain j'ai vraiment besoin de toi et je suis assez bourré pour laisser les choses se faire comme ça," murmura Tom. Il fit courir une main sur la pommette de Bill et la posa sur son épaule. "Aller."

"Avec une capote?" Bill fronça les sourcils. "Je ne le ferai pas."

"Sans, je suppose," dit lentement Tom. "Je suppose..."

"Tu le veux vraiment?" demanda de nouveau Bill. Il ne pouvait pas le croire. Il n'avait jamais, jamais pensé à baiser Tom. C'était juste qu'il ne pensait pas qu'une telle chose se produirait. "Tomi, je sais pas."

"Je veux juste te sentir à nouveau," dit Tom, son visage reprenant une teinte rosée. "Pas toi?"

"Bien sûr que si," dit Bill en tournant la tête et en fixant le mur.

Tom tira Bill vers le bas et lui embrassa la joue. "J'ai besoin de me soulager, et personne ne peut le faire sauf toi. Ça a toujours été comme ça. Ces filles... c'était juste pour s'amuser, Bill." Bill remua dans l'étreinte de Tom. "Ça n'a jamais été comme ça avec toi."

Bill avait mal au ventre et il se sentait légèrement étourdi, comme s'il allait s'écrouler. "Mais en toi?" demanda Bill toujours incertain. "Je ne saurais pas quoi faire."

"Je peux t'aider, et tu peux m'aider," dit Tom. "Je te fais confiance. J'ai envie de toi."

"Mais..." Bill se mordit la lèvre. "Tu n'est pas gay, Tom."

Tom haussa les épaules. "Toi non plus."

Bill baissa la tête et dit très doucement dans le cou de Tom, "Peut-être que si." Il attendit la réponse de Tom, mort de peur de ce qu'il pourrait dire. Bill ne savais pas vraiment pourquoi il avait dit ça, mais ça semblait vrai.

"Ça n'a pas d'importance," dit Tom. Il abaissa la tête de Bill et l'embrassa. Ce fut le baiser qui fit changer Bill d'avis.

La langue de Tom était douce et relâchée dans la bouche de Bill. Tom se laissait dominer. Bill pressa sa langue à l'intérieur et posséda Tom, et putain, c'était plus excitant que tout ce qu'avait ressenti Bill depuis un moment.

"Je vais le faire," dit Bill alors qu'ils se reculaient. "Mais tu vas avoir mal."

"Je m'en fous."

"Pas moi," répondit Bill sérieusement. "Je ne veux pas plus te faire de mal que toi tu ne veux m'en faire."

"Monte juste sur moi, on va commencer comme ça," dit Tom, et Bill sentit des frissons dans son corps. Il commençait à bander, juste à cause de la façon dont le regardait Tom. Tom voulait être sous lui, à la place habituelle de Bill.

Bill poussa avec attention Tom sur le matelas et grimpa sur lui. Tom s'allongea et resta docilement immobile, les yeux fixés sur le visage de Bill. Bill se pencha en avant et descendit ses hanches contres celles de Tom. Un jean épais rencontra un jean épais, et il ne sentit rien.

"Tom?"

"Ça va. Commence juste par, je sais pas, m'embrasser le cou. Prends les choses petit à petit. Tu ne te rappelles pas?" murmura doucement Tom. "La façon dont je le faisais avec toi... rappelle-toi."

Bill hocha la tête.

"Vas-y doucement, ça ira. Je te guiderai." Tom prit la main de Bill et la mit sous son T-shirt. "Commence par là."

Bill remonta le T-shirt de Tom et le tira par-dessus sa tête. Tom secoua la tête, libérant le T-shirt de ses cheveux et se rallongea. Respirant fort, Bill se redressa et retira son propre T-shirt.

"Et maintenant?" chuchota Bill. Il savait. Il voulait juste que Tom le dise tout haut.

"Reviens là," dit Tom. "Tu dois me prêter plus d'attention."

"Comme tu le fais avec moi?" le taquina Bill en se penchant en avant, faisant se toucher leurs nez.

"Tu es tout ce à quoi je porte toujours attention, Bill, de quoi tu parles, putain?" Tom captura les lèvres de Bill qui se recula en souriant. "Hey."

Bill colla ses lèvres à la bouche de Tom et ils partagèrent un lent baiser langoureux. Bill commença à donner des coups de reins contre son frère. Il ne pouvait toujours pas sentir grand-chose.

"Tu bandes pas," se plaignit Bill.

"Je suis nerveux et bourré," dit Tom. "Tu étais très nerveux au début, tu te souviens?"

"Ouais," dit Bill. "Mais tu m'avais calmé."

"Enlève ton pantalon," dit Tom.

Bill hocha la tête et se redressa, déboutonnant son pantalon. Tom l'aida à le descendre, avec son boxer. Bill gémit alors que son sexe s'érigeait, dur et chaud. Tom enroula immédiatement sa main sur Bill.

"Bordel, tu es si chaud," dit Tom. Ses yeux étaient sombres et luisants. Bill rougit et gémit tandis que Tom le caressait gentiment.

"Ne me touche pas trop," chuchota Bill. "Ou je vais jouir."

Tom laissa retomber sa main et Bill se débarrassa de son pantalon et de son boxer, puis tira sur le baggy de Tom. Il le retira rapidement et bientôt, ils furent tous les deux nus sur le lit.

"Et maintenant?"

"Monte sur moi," dit Tom.

"Hum."

"Monte sur moi," insista encore Tom en tirant Bill contre lui. Bill eut le souffle coupé quand leurs pénis se heurtèrent, et il sentit nettement quelque chose.

"Oh... putain," grogna Bill. Il se tint immobile, n'osant pas bouger de peur d'exploser. "Tomi, je peux pas."

"Si tu peux." Tom glissa ses mains le long du dos de Bill, le calmant. Bill laissa échapper un soupir tremblant. "Bouge avec moi, d'accord?"

Bill hoqueta alors que Tom entamait des mouvements circulaires avec ses hanches, frottant leurs sexes l'un contre l'autre. "Je t'écrase."

"Non, non, c'est vraiment bon de t'avoir sur moi," dit Tom. "C'est incroyable."

Bill sourit faiblement et se remonta sur ses coudes, enfouissant son visage dans le cou de Tom. Tom lui caressa les cheveux et Bill cligna des yeux contre sa peau, essayant d'apaiser ses propres nerfs. Il voulait le faire. C'était quelque chose que lui et Tom pouvaient faire ensemble, c'était une façon de se reconnecter. Bill crevait d'envie de sentir Tom profondément en lui et il se demanda s'il était capable de procurer le même sentiment à Tom.

Il leva la tête et regarda Tom dans les yeux. Tom lui renvoya son regard à travers des paupières lourdes. Ils étaient tous les deux ivres, mais clairement, ils ne l'étaient pas suffisamment. Ils étaient toujours très conscients de ce qu'il se passait. Bill se cambra, pressant ses hanches contre celles de Tom, provoquant un gémissement sous lui.

"C'est bon?" demanda Bill. Il redescendit ses hanches, faisant glisser leurs sexes ensemble. Tom hocha la tête, ses yeux se fermant. "Non, ouvre les yeux."

Tom ouvrit les yeux et ils s'embrassèrent brièvement. "Oui, je veux te voir," dit Tom.

"Alors regarde," dit doucement Bill. Il sourit et mordit la lèvre inférieure de Tom, reculant légèrement. Tom prit une brève inspiration et sourit, tenant l'arrière de la tête de Bill à deux mains, l'attirant vers lui pour un baiser plus long. Quand ils se séparèrent, Bill se sentit rougir. "Tu veux vraiment m'embrasser."

Tom hocha la tête et embrassa Bill de nouveau. "Toujours."

D'une certaine façon, Bill le savait. Il donna un coup de rein et ils gémirent à l'unisson. Ne pas faire de bruit n'était pas une option envisageable. L'un deux allait crier avant que la nuit ne s'achève. Et Bill savait que la chambre de Georg et Gustav était juste suffisamment éloignée de la leur pour qu'ils puissent faire autant de bruit qu'ils le voulaient.

Bill voulait que Tom fasse du bruit.

"Tu aimes que je sois sur toi?" demanda Bill. Il embrassa Tom sur le menton.

"C'est sympa," répondit Tom.

Bill roula des hanches et Tom en eut le souffle coupé. "Juste sympa?"

"Putain c'est fantastique," dit Tom en haletant.

Bill sourit. "Est-ce que tu as apporté quelque chose?"

A présent Tom souriait. Il tendit la main vers la table de nuit et trouva un petit tube. "Voilà."

"J'espérais un peu que non," admit Bill. "J'ai pensé que peut-être je n'aurais pas à aller jusqu'au bout."

Tom s'arrêta et leva les yeux vers Bill. "Tu n'en as pas envie?"

"Si, vraiment, c'est juste..." Bill n'acheva pas sa phrase. "Je suis si nerveux, Tom. Je vais être complètement nul."

"Pas possible."

Bill hocha la tête. "J'arrive pas à y croire, après tout ce temps, je ne t'ai jamais touché... là."

"En fait je me demande comment c'est."

"C'est comme... ça," murmura Bill en glissant sa main de l'intérieur de la cuisse de Tom vers ses fesses. Tom se tendit et Bill glissa ses doigts de plus en plus bas. "Détends toi, Tomi." Tom soupira et Bill toucha Tom à un endroit où il ne l'avait jamais fait avant.

"Ok," dit Tom dans un souffle.

"C'est rien," dit Bill. Il était très heureux d'avoir coupé ses ongles à présent. Il tendit le doigt et l'enfonça lentement à l'intérieur de Tom. Tom laissa échapper un souffle court et Bill ressortit son doigt.

"Pourquoi tu as arrêté?" demanda Tom. Il était étalé sur le lit, de la sueur luisant au niveau de ses sourcils et le sexe durci.

"Lubrifiant," répondit Bill et il recouvrit ses doigts

"C'est toi l'expert."

Bill laissa échapper un rire et commença à se sentir un peu plus confiant. "Oui, je sais ce qui est bon, tu as raison," dit-il en regardant Tom.

"J'espère bien," dit Tom avec un ton de défi dans la voix. "Je ne voudrais jamais que quelqu'un d'autre que toi fasse ça, Bill."

Bill reposa le tube et frôla l'entrée de Tom de ses doigts humides. "Je sais."

"Bien."

Bill enfonça son index à l'intérieur, observant le visage de Tom. Tom se mordit la lèvre et Bill entra plus profondément. "C'est comment?"

"Bizarre," dit Tom.

"Touche toi," dit Bill. Tom leva un sourcil. "Promis, ça sera génial."

Tom n'avait pas l'air convaincu mais glissa sa main sur son ventre et attrapa gentiment son pénis. Dès le premier contact, il se mit à gémir. "Whoa," dit-il.

"Intense, hein?"

Tom hocha la tête et se caressa. Bill baissa les yeux vers ce qu'il faisait, se sentant rougir alors qu'il regardait son doigt entrer et sortir de Tom dans l'obscurité. Il voulait faire crier Tom et il savait comment. Il poussa son doigt plus profond et le plia. Tom grogna.

"Presque," marmonna Bill. Il recula son doigt, le traînant à l'intérieur de Tom. Il gémit alors que le corps de Tom se contractait autour de lui. "Je ne peux pas imaginer comment ça fera sur moi."

Tom ne faisait pas attention. Il semblait perdu dans ce qu'il faisait.

"Si tu aimes ça maintenant, attends un peu de voir," dit Bill en repliant son doigt. Cette fois, Tom réagit. Ses hanches remontèrent et il lâcha son sexe, sa tête partant en arrière et un cri s'échappant de ses lèvres. Bill appuya encore et la jambe de Tom partit toute seule.

"Putain," siffla Tom en fermant fort les yeux. "Putain, putain."

"Bon, mauvais?"

"Je sais pas," dit Tom d'une vois que Bill ne reconnut pas vraiment. "Mais... refais le. Je crois."

"Peut-être que tu ne peux pas le supporter," dit Bill en le taquinant. Il fit un cercle avec son doigt puis le retira. Tom haleta doucement, puis Bill l'enfonça de nouveau, ajoutant un second doigt cette fois.

"Putain," répéta faiblement Tom.

Bill hocha la tête et tourna son poignet, pliant les doigts à l'intérieur de son frère. Tom était chaud et étroit autour de lui et le sexe de Bill pulsait d'anticipation. "Tomi, tends tes muscles."

"Quoi?"

"Contracte les," dit Bill. "Serre autour de mes doigts, ok?"

"Heu..." Bill regarda Tom se concentrer, puis il sentit une pression contre ses doigts. "Comme ça?"

Bill couina. "Oui comme ça. Ok, ça va peut-être être bizarre."

"Fais le."

"Ok." Bill écarta deux doigts et Tom lâcha une petite exclamation. "Ça va?"

Tom hocha la tête, supportant la sensation. Bill crut qu'il allait éclater d'excitation. Il plia rapidement ses doigts, les frottant contre la prostate de Tom avec insistance. Tom jura et se tortilla sur le lit.

"Oh, putain, Bill, oui," gémit-il.

Bill sourit et recommença, aimant la façon de bouger de Tom. "Je sais comment ça fait," dit Bill. Son sexe devenait douloureux et son ventre se tordait. Il avait envie d'être en Tom, mais plus que ça, alors qu'il regardait Tom se cambrer contre ses doigts, il avait envie d'être allongé sur le dos, à sa place.

Mais c'était impossible.

Bill écarta l'idée et très lentement ajouta un troisième doigt à l'intérieur de son frère. Tom semblait être coincé entre plaisir et douleur, mais il ne dit pas une fois à Bill d'arrêter. Bill ne connaissait que trop bien cette sensation.

"Je pense que tu es presque prêt," chuchota Bill. Tom le regarda et hocha la tête. Bill enfonça entièrement ses trois doigts, la jointure de ses doigts à plat contre les fesses de Tom. Tom laissa échapper un long soupir tremblant.

"Maintenant," dit-il en clignant des yeux. Il hocha la tête vers Bill en se mordant la lèvre. "Je te veux en moi maintenant."

"Oh mon Dieu," dit Bill. Son poignet se ramollit. "Je vais vraiment le faire."

"Oui, aller," dit Tom avec un petit sourire. "Avant que je ne change d'avis."

"Tu changerais d'avis?"

Tom sembla y réfléchir. "Non. Pour rien au monde."

Bill retira lentement ses doigts et se redressa sur ses genoux. Son sexe était gorgé de sang et douloureux, et il tressaillit quand il entra en contact avec le matelas. "Mets toi sur le dos," dit Bill.

"J'y suis déjà," répondit Tom.

"Je sais, mais c'est ce que tu me dis toujours," dit Bill timidement. "Et maintenant..."

"Bien... agenouille toi devant moi, mets mes jambes de chaque côté de toi," dit Tom. "Remonte mes hanches. Tu sais."

"Attends," dit Bill. Il se pencha en avant et attrapa les poignets de Tom, le tirant en avant. "S'il te plait." Il tendit le tube de lubrifiant à Tom en rougissant violemment.

"Tu veux que je le mette sur toi?"

Bill hocha la tête et Tom sourit. Il déboucha le tube et en versa une grosse quantité dans sa paume. "Fais le," dit Bill.

Tom enroula sa main autour de Bill et appliqua de longues caresses appuyées sur sa longueur. Bill frissonna et avança ses hanches. "Pas trop, putain," siffla-t-il. Tom le recouvrit de bas en haut puis se rallongea sur ses coudes, écartant les jambes. "Mon Dieu, tu es si beau."

Tom rougit. "Maintenant on est tous les deux prêts."

Bill s'avança entre les jambes de son frère, et pour la toute première fois, appuya le bout de son sexe contre l'entrée de Tom. "Ne me laisse pas te faire mal," dit Bill entre ses dents serrées. Il avança ses hanches. "Essaye de me repousser."

Tom secoua la tête et écarta encore plus les jambes en se mordant la lèvre, les yeux directement sur Bill. "Viens. Ça rentrera, je la ferai rentrer."

"C'est ce que tu as dit la toute première fois qu'on a..." Bill poussa en avant et se sentit entrer à l'intérieur de Tom, à peine. "Mets tes mains derrière toi."

"Hm?"

"Au-dessus de ta tête, je veux te voir entièrement," dit calmement Bill.

"Touche moi," fut la réponse de Tom alors qu'il obéissait aux instructions de Bill, levant ses mains au-dessus de sa tête et attrapant la tête de lit.

"Bientôt." Bill avait toujours les mains sur les hanches de Tom. Le sexe de Tom se tenait devant lui, réclamant d'être pris en main. "Hum. Je vais entrer un peu plus."

"Fais le, c'est tout. Ne t'inquiète pas de moi."

Bill avança lentement ses hanches, contractant ses propres muscles fessiers, par habitude. Il entra de quelques centimètres supplémentaires. "Tu es étroit Tomi. Si étroit."

"Tu ne pensais pas que je le serais?" parvint à dire Tom. Bill pouvait voir ses mains agripper la tête de lit.

"Je n'y ai jamais réfléchi. Est-ce que j'étais aussi étroit que ça?" Bill maintenait la conversation pour détourner l'attention de ce qui se passait réellement. Il enfonçait son sexe en Tom. Il entrait à l'intérieur de son frère. C'était bouleversant s'il s'autorisait à y penser.

"C'est... oh... putain, c'est fantastique."

Bill s'enfonça plus loin. Il n'y croyait pas, cette pression autour de son pénis. Il n'avait jamais rien ressenti de pareil. C'était ça pénétrer quelqu'un. Il voyait pourquoi Tom aimait autant le faire.

"Laisse moi faire en sorte que ça soit bon pour toi," chuchota Bill. Il entra plus profondément et sentit les muscles de Tom se contracter autour de lui. Il ne put pas s'en empêcher, ses hanches partirent en avant jusqu'à être complètement à l'intérieur de Tom. "Oh mon Dieu," gémit-il, ses yeux se fermant d'un seul coup de plaisir. "Je suis désolé, vraiment désolé."

Tom répondit en serrant Bill plus fort en lui. "Je peux le supporter," dit-il.

Bill ouvrit les yeux et vit que Tom allait bien. Il bandait toujours et son regard était assez impatient. "Est-ce que je dois te baiser?" demanda Bill.

Tom ne dit pas un mot et se contenta de bouger délicieusement contre Bill. Ça devait vouloir dire oui et Bill recula puis repénétra délicatement à l'intérieur.

Le visage de Tom était crispé dans une expression qui devait être de la douleur mais il bougeait avec Bill, et Bill ne pouvait pas s'arrêter.

"Oh merde, oh merde, tu es si étroit," scanda Bill. Il aurait dû savoir qu'il serait toujours celui qui ferait du bruit. Bien sûr, Tom était silencieux, même dans une telle situation. Bill n'arrivait pas à y croire. Il voulait faire crier Tom. Il recula et se renfonça plus fort, avec plus de vigueur. Tom grogna et releva les genoux, pressant les côtés de Bill. "Putain, Tomi."

"Baise moi," répondit Tom, le souffle court. Bill faillit perdre la tête en entendant Tom lui dire ces mots. Cela faisait si longtemps depuis que Bill les avait dit lui-même. Il commençait à prendre le coup, cependant, à contrôler son désir.

Mais à présent, il n'y avait aucune règle et Bill pouvait faire tout ce qu'il voulait. Il avait Tom sur le dos, l'accueillant en lui. Bill n'aurait jamais deviné qu'ils en arriveraient là.

"Redis le," demanda Bill. Il passa ses mains sur les genoux de Tom et serra.

Tom secoua la tête et sourit. "Touche moi."

Bill serra les genoux de Tom à nouveau, glissa ses paumes le long des cuisses de Tom, puis sur son ventre. Toujours en le pénétrant au même rythme, il prit le sexe de Tom dans une main et commença à caresser la chair durcie. Tom émit un fort gémissement et Bill se sentit triomphant.

"Oui," dit Bill en passant son pouce sur le gland. Tom gémit encore et mit ses mains sur ses yeux. Bill tira sur ses poignets, découvrant son visage. "Non, tu ne te cacheras pas."

"C'est juste... putain," finit Tom en laissant retomber sa tête contre le matelas. "Putain, tu es si bon, Bill, putain, je t'... Putain."

Bill haleta et pénétra violemment Tom, accélérant le rythme de ses hanches et de ses mains. Il allait faire supplier Tom.

"Dis moi de te baiser," dit Bill. Il roula ses hanches vers le haut, ravi quand Tom suivit le mouvement et cria. Bill savait qu'il touchait la prostate de Tom. Il donna deux autres à-coups et le caressa plus fort. "Dis le moi."

Tom secoua la tête à nouveau et Bill recula un peu, essayant de trouver l'angle parfait. Il donna un coup de hanche, court et violent, juste contre la prostate de Tom. C'était un bon petit tour qu'il avait appris de Tom.

Tom sembla aussi apprécier de son côté et cria presque

"Dis le, Tom," grogna Bill.

Les jambes de Tom s'enroulèrent autour de la taille de Bill et il le fixa dans les yeux. "Baise moi," dit-il. "T'es en train de me baiser, Bill"

"Oui... je le fais..." gémit Bill. Il tint le sexe de Tom et donna un à-coup vers le haut. Cette fois, Tom cria très fort, et Bill fut certain que toute l'Espagne s'était réveillée. "Tom, Tom..."

"Putain, maintenant," gémit Tom, et il jouit fortement entre eux. Bill eut le souffle coupé et ralentit ses pénétrations. Il savait qu'il était proche, mais il n'était pas sûr que Tom en ait terminé. "Non, continue. Tu dois continuer."

"Tu veux que je jouisse en toi?" dit Bill à bout de souffle.

"S'il te plait, oui," dit Tom en serrant ses jambes plus fort autour de Bill. "Aller, je veux le sentir."

"Je sais pas si je peux," admit Bill. C'était une sensation incroyable, mais il n'y était pas encore tout à fait. Il n'avait pas l'habitude de jouir de cette façon. "Je sais pas."

"Tu dois. Aller Bill, tu es si sex... regarde toi, tu baises quelqu'un pour la première fois et tu es incroyable," dit doucement Tom.

Bill sentit Tom se contracter autour de lui en un rythme régulier, en coordination avec ses mouvements. "Encore."

Tom le serra en lui de nouveau et Bill gémit en se penchant en avant, pliant presque Tom en deux.

"C'est ça, c'est ça," dit Tom. Bill ferma les yeux et se sentit se détendre. Il était très proche. Les mains de Tom remontèrent sur ses bras puis descendirent dans son dos. Bill frissonna à ce contact.

Puis, alors que Bill approchait de l'orgasme, il sentit un doigt familier le pénétrer. Tom sourit et plia brutalement son doigt.

Les hanches de Bill partirent en avant et il cria dans l'épaule de Tom, étouffant le son alors qu'il jouissait. Il pouvait à peine respirer, il haletait si fort. Il s'écroula sur Tom et trembla.

"Sshh, wow, tout va bien," dit Tom d'un ton rassurant en caressant le dos de Bill. "Tout va bien."

Bill cligna des yeux contre la peau de Tom et leva la tête. "Tomi."

"Je l'ai senti," chuchota Tom. "Est-ce que c'est ce que tu sens?"

"Je pense oui," répondit Bill d'une voix tremblante. Il pouvait à peine réfléchir, il était tellement épuisé.

"Tu peux sortir."

"Non," dit Bill en sentant une petite vague de panique l'envahir. Il enroula ses bras autour de Tom et serra aussi fort qu'il le pouvait. "Non, je peux pas. Pas encore. Tu ne peux pas encore partir."

"Je ne vais nulle part," dit Tom.

"Mais tu vas le faire. Tu vas partir et... putain," murmura Bill en posant sa tête sur le torse de Tom. Il se sentit lentement glisser hors de son frère. C'était la pire, la plus grande sensation de déconnexion qu'il n'avait jamais ressentie, mais il ne pouvait pas l'empêcher de se produire.

"Bill, détends toi, tout va bien."

Bill releva le regard. Tom lui embrassa le front.

"C'est vrai?" dit Bill. Il roula sur le côté, Tom suivant son mouvement. "Tout va bien? Entre nous aussi?"

Tom se pencha au-dessus de lui. "Oui, entre nous aussi," dit-il. Bill lui attrapa le bras et le tint contre lui.

"Monte sur moi," dit Bill. Tom se baissa sur Bill, leurs corps nus se touchant de nouveau. "C'est comme ça que c'est sensé être." Il bailla et embrassa Tom sur le menton.

Tom ne dit pas un mot, tint juste Bill jusqu'à ce qu'ils s'endorment tous les deux.


**


Le lit bougea et Bill se réveilla, les yeux piquants et la tête douloureuse. Il tendit la main et attrapa le bras de Tom.

"Non," marmonna-t-il, à peine réveillé. "Ne pars pas."

"Je dois aller pisser," dit Tom. Bill plissa les yeux dans sa direction et lui lâcha le bras. Tom ne le regarda pas. Bill enfouit son visage dans le matelas et entendit Tom gémir un peu en s'éloignant. S'éveillant par intermittence, Bill attendit le retour de son frère.

Bientôt il sentir le matelas bouger de nouveau et il se retourna, levant les yeux. Tom se frottait les paupières, courbé en avant.

"Tom?"

Tom leva le regard vers Bill et cligna des yeux. "Merde."

Bill se mordit la lèvre et se redressa. "Ça va?"

"Est-ce qu'on a..." Tom poussa ses cheveux de son visage et regarda autour de la pièce. "On a."

Bill fronça les sourcils. "Oui, on a."

"Putain, Bill, je ne..."

Bill s'assit, tenant la couverture autour de sa taille. "Quoi?" demanda-t-il nerveusement. "Quoi?"

"Je ne voulais pas que ça dégénère autant hier soir," dit Tom. Il ne regardait toujours pas Bill.

"Ce n'était pas mon idée," dit Bill d'une voix froide. "Alors si tu m'accuses et que tu en fais un grand—"

Tom se tourna et entoura étroitement Bill de ses bras. "Non," siffla-t-il. "Je ne t'accuse pas. C'était moi. Comment est-ce que j'ai pu être aussi stupide?"

"Tu étais bourré," dit Bill. Il ne s'était pas sentit aussi misérable depuis des semaines. "J'étais bourré. Voilà ta réponse. Désolé si c'était une expérience aussi traumatisante pour toi."

Tom serra l'épaule de Bill. "J'aurais pu te faire du mal."

"Toi?" Bill rit amèrement. "C'était moi qui te baisais."

"Tom grimaça et se recula. "On a rien utilisé."

"Je n'ai jamais baisé personne," dit Bill. Il plissa les yeux. "Je n'ai rien."

"Ça n'a aucune importance, si j'ai quelque chose, tu pourrais..." Tom donna un coup dans le matelas. "Je ne me le pardonnerais jamais."

"Je m'en fiche," dit Bill très fort. "Si tu as quelque chose, alors je le veux aussi. On est sensés être pareils, Tom. Tout pareil." Il hurlait à présent.

"Parle moins fort," siffla Tom. Il regarda la porte, puis le verrou. "Putain. Bill c'est tellement..."

"Quoi? Typique?" Bill croisa les bras et s'adossa, baissant le regard. "Va te faire foutre. Tu ne m'as forcé à rien."

"Je n'arrive pas à croire que j'ai juste foutu ça en l'air, j'avais juré de ne jamais le faire," dit Tom, en colère. Il attrapa une poignée de drap et serra.

"Non je voulais-"

"Ça n'a pas d'importance. J'ai juré que je ne te ferais plus de mal, de n'importe quelle manière," dit Tom. Il avait l'air complètement bouleversé, et Bill sentit sa poitrine se renfoncer un peu. "Je ne voulais pas... Putain."

"Tom," dit Bill calmement. "Je ne suis pas fâché ou énervé qu'on ait fait quelque chose."

"Tu étais bourré, tu l'as dit toi-même et c'est sûr que je le sens ce matin," répondit Tom. "Tu ne savais probablement pas ce qui se passait."

"Je n'étais pas aussi bourré que ça," dit Bill.

"Suffisamment bourré."

Bill déglutit péniblement. Il aurait dû le savoir. Bien sûr que Tom flippait; il avait été sodomisé. Par un garçon. Par son frère. Ça devait être la vraie raison.

"On est pas oblige de le refaire," dit Bill. "Si c'est ça le problème. Tu n'as qu'à me le dire."

Tom secoua la tête. "Mais est-ce que tu m'écoutes?"

Bill replia ses jambes sous lui. "Je t'écoute. C'est juste que je ne crois pas la moitié de ce que tu dis."

"Et bien va te faire foutre alors," dit Tom. Il se leva et sortit d'un pas lourd de la chambre en ne portant que son boxer. Bill s'assit dans le lit, nu et en sueur.

Il n'avait jamais pensé qu'ils se disputeraient pour ça. Bill secoua la tête. "Pourquoi est-ce que j'ai fait ça?".


**


"Tom."

Tom leva les yeux en se hissant hors de la piscine. Quand il vit Bill debout là, il rebaissa le regard. "Quoi."

Bill se tenait en retrait, gardant ses distances avec son frère. "Je veux juste te parler."

"Je sais pas, je pense que c'est mieux si on reste loin l'un de l'autre pour un moment," dit Tom en se remettant dans l'eau. "Je ne suis pas bon pour toi."

"Ce n'est pas vrai." Bill fit quelques pas en avant et s'accroupit près du bord. "Tu es bon pour moi."

"Pas vraiment."

Bill fronça les sourcils. "Et bien... il nous reste encore deux semaines ici."

"Je vais dormir sur le canapé," dit doucement Tom. "Je pense que c'est mieux comme ça."

"Non," répondit rapidement Bill. "Je veux dire... t'es pas obligé. Je pense qu'on a juste à s'entendre jusqu'à ce qu'on s'en aille de là. On doit juste être capable de travailler ensemble. J'ai plein d'idées de chansons et j'ai besoin de toi, juste là, avec moi."

"Je suis là avec toi, Bill, c'est juste que je ne peux pas être avec toi. Tu vois?" Tom posa son menton sur le bord de la piscine et secoua la tête. "Pas après ce qui s'est passé cette nuit. C'était une grave erreur de ma part."

Bill soupira doucement. Il décida de ne même pas relever. "Bien. Du moment que l'on peut travailler, passer du temps ensemble, être amis."

"Amis?"

Bill haussa les épaules. "N'importe. Je sais pas."

"Je suppose," dit lentement Tom.

"Bien," dit Bill. Il se tourna pour partir puis se stoppa. "Et juste pour dire, cette nuit..." Il fixa Tom. "Je suis content que tu ais été mon premier. Et je ne regrette pas, vraiment."

"Tu étais super," dit doucement Tom. "C'est juste que ça ne peux plus se reproduire comme ça."

"Je sais." Bill secoua les mains et rentra à l'intérieur. Il alla directement à leur chambre et se tint devant le lit. Il pouvait sentir leur odeur sur les couvertures. "Ok," marmonna-t-il, et il arracha les couvertures et les draps du lit. "Essayons de retourner à la normale, quoi que ça puisse être."


**


Il pleuvait le jour où ils quittèrent l'Espagne. Bill traîna sa valise à travers le bungalow, admirant la façon dont ils en avaient fait leur domaine. L'endroit sentait comme eux à présent et il y avait des traces du groupe partout – des vieux médiators sur le plan de travail, des boîtes de pizza empilées dans un coin, une vieille bombe de laque dans la salle de bain. Bill croyait au fait de laisser un bout de lui-même où qu'il aille.

Un grand coup de tonnerre éclata et Bill tressaillit, laissant tomber sa valise. "Merde."

"Ouais, ça sera super pour voler," commenta Tom, remontant sa tête de sous le plan de travail de la cuisine. Il retrouva un paquet de chips à moitié entamé et en enfourna dans sa bouche. "T'en veux?"

Bill fit une grimace. "Où sont les autres?"

"Gustav est dans sa chambre à essayer de fermer ses valises... Je crois que Georg est allé dire au revoir à cette fille qu'il voyait." Tom secoua la tête. "Et tu es juste là."

"Ouep."

Tom s'avança jusqu'à Bill et ils regardèrent ensemble par la fenêtre.

"On s'en est bien tirés," dit doucement Bill.

"Ouais," dit Tom. "C'était de bonnes vacances."

Bill fit 'hm' et cogna son épaule contre celle de Tom. "Prêt à retourner au monde réel?"

"On ne vit pas dans le monde réel, Bill," dit Tom. Ils se sourirent et se tournèrent vers la porte. Bill laissa Tom sortir en premier puis se tint dans l'encadrement, regardant l'intérieur du bungalow.

"Bye," murmura-t-il, se sentant bête tout d'un coup. Il claqua la porte, le numéro en cuivre 483 cognant contre le bois. Le trois heurta le huit et tomba au sol. Bill suivit Tom le long du chemin, décidant de ne pas regarder en arrière cette fois.


***


Et voilàààà
Mon dieu ce lemon!
Mais comme d'habitude, rien n'est jamais simple ^^
Aller, à bientôt pour le chapitre 11

( Premier chapitre d'une nouvelle minific sur mon blog * )


Pix : Allegator


Réponses aux question :

TDL-fanfiction >> Undrockroll et cynical_terror ont écrit 9 scènes qui s'inscrivent dans l'univers Formative-Catharsis.
Retourne voir le lien donné dans l'article de présentation, les scènes sont sur ce journal, mais il faut avoir friendé le journal et avoir été friendé en retour.

es-ist-eine-kleine-welt >> non, je ne préviens pas des suites. Je poste le plus souvent le mercredi et le weekend, mais il me semble qu'il m'est arrivé de le faire d'autres jours, en gros c'est surtout quand j'ai le temps.

à tout le monde : merci de vos commentaires. Ca me fait super plaisir d'en voir à chaque fois.

Certains se demandent si Tom a le sida, au vu de ses réactions.
En fait il a peur de faire du mal à Bill en lui transmettant une maladie car il a certainement eu des relations non protégées avec des filles.
On ne sait pas s'il est malade, lui-même ne le sait pas.
Mais il ne veut pas prendre le risque de contaminer peut-être son frère.



# Posté le mercredi 19 mars 2008 16:03

Modifié le vendredi 21 mars 2008 07:28

Catharsis - chapitre 11

Catharsis - chapitre 11

Hello!
Voilà le chapitre 11!
Un peu différent des autres mais tout aussi bien.
Aller je vous laisse lire!

Enjoy !


***



"Vous avez déjà eu vos vacances," dit David en levant les mains en l'air d'exaspération. "Où est-il?"

Georg et Tom haussèrent les épaules. "Il est parti quelque part avec Andreas," dit Tom.

"Pourquoi est ce que vous ne savez pas?" David semblait sur le point de s'arracher les cheveux. "On a une interview et une séance photo dans deux heures."

Gustav commença à taper en rythme sur ses genoux. "Il m'a dit qu'il reviendrait à temps."

Tom hocha la tête. "Même chose."

David ferma brièvement les yeux. "Ok, il reviendra. Il sera là. Il doit être là."

"Qui ça?"

Ils levèrent tous les yeux quand Bill entra dans la pièce, le teint rougi et l'air excité. Andreas entra après lui.

"Toi," dit David en marchant vers lui. "Où étais-tu? Tu aurais pu le dire à quelqu'un."

"Je l'ai fait," dit Bill. "Je l'ai dit à Gustav."

"Gustav me l'a dit," ajouta Tom. Gustav ricana.

"Séance photo et interview dans deux heures," dit David en commençant à partir. "Fais ce truc que tu as fais avec tes cheveux pour la dernière vidéo. C'est ton look maintenant."

"Attends," dit Bill. "J'ai fait quelque chose."

Andreas eut un large sourire. "Montre leur."

"Quoi?" demanda Georg. "Montre nous quoi?"

Très lentement, en se mordant la lèvre, Bill leva son T-shirt. Puis il tira un gros bandage blanc sur le côté de son ventre en grimaçant un peu. Il entendit un hoquet de stupeur collectif quand tout le monde vit le tout nouveau tatouage sur sa hanche.

"Vous aimez?" Bill leva d'abord les yeux vers Andreas qui hocha la tête. Puis il jeta un coup d'oeil aux autres.

"Heu," dit David en fixant le tatouage. "C'est... ok. On peut bosser avec ça."

"Hein?"

"Tu aurais dû me demander d'abord," dit David à Bill. "Mais, heu, ouais. Je suis sûr que ça ira."

David sortit finalement de la pièce, tirant son téléphone portable de sa poche. Bill échangea un regard avec Andreas et laissa retomber le bord de son T-shirt.

"C'est aussi nul que ça?" demanda Bill en riant nerveusement.

Georg s'approcha. "Refais voir."

"Ouais mais non," dit Tom. "J'ai pas besoin de le revoir." Andreas ricana et Tom lui envoya un regard noir.

"Je veux le voir, j'ai à peine pu jeter un coup d'½il," dit Gustav en allant près de Georg.

"Ouais, montre leur," dit Andreas.

Tom grogna et les dépassa pour aller vers les couchettes. "Je serai là-dedans. 'fin bref."

Bill fronça les sourcils mais releva son T-shirt, poussant délicatement le bandage sur le côté. "C'est tout à fait toi," commenta Georg. Il tendit la main comme pour toucher et Bill lui donna une tape pour l'éloigner.

"Assez, assez," dit-il. "C'est douloureux et il faut que je me change et que je me coiffe." Bill retira sur son T-shirt pour le descendre. "Je reviens vite," dit-il à Andreas.

"Je viens te tenir compagnie," dit Andreas en essayant de suivre Bill vers les couchettes. Bill se tourna et toucha le bras d'Andreas.

"Non," dit-il. "Donne moi juste cinq minutes."

Le visage d'Andreas refléta la confusion un instant puis il hocha la tête. Il pouvait voir les jambes de Tom pendre de sa couchette. "Ohh, ok," dit-il. Il laissa Bill partir.

Bill ferma la mince porte ente l'espace couchette et le reste du bus et se tourna vers son frère qui était assis dans sa couchette avec sa guitare acoustique.

"Tu as un problème avec le tatouage?" demanda-t-il doucement.

"Bien sûr que non," dit Tom d'une vois sans timbre. Il pinça une corde de guitare, faisant résonner une note discordante.

"Alors quel est le problème?" Bill se pencha contre la couchette et donna un petit coup de genou au pied de Tom.

"Y'a pas de problème."

"Oh merde, dis moi, c'est tout," dit Bill.

Tom prit une grande inspiration et posa sa guitare. "Tu y es allé avec Andreas."

Bill leva un sourcil. "Et alors?"

"Quand tu t'es fais faire ton dernier tatouage, tu m'avais demandé de venir," répondit Tom. "Et quand tu as fais tes piercings."

"Andreas est mon meilleur ami," dit calmement Bill. "Je savais que je passerais un bon moment. Ces autres choses... C'était il y a longtemps, Tom."

"Je sais."

Bill croisa les bras, grimaçant alors qu'il frôlait le pansement. "Qu'est-ce qu'il y a d'autre?"

"Tout," marmonna Tom en baissant les yeux vers sa guitare. "Ton apparence maintenant, le tatouage, ta façon d'agir-"

"J'agis différemment?"

Tom haussa une épaule. "C'est surtout ton apparence. Tu es comme une personne différente."

"Je suis toujours Bill," dit Bill. "Je suis toujours ton stupide petit frère."

Tom esquissa un sourire à ces mots. "Tu es plus grand que moi maintenant, pourtant."

"C'est à cause de mes cheveux," dit Bill en donnant un gentil petit coup au pied de Tom. "Tu ne les as jamais aimé, je le sais."

"Je les aime trop." Tom rougit et baissa encore plus la tête, complètement courbé sur son instrument. Bill leva les yeux vers le plafond et réprima un sourire. "Ça m'effraie."

"Tom," dit Bill doucement. Il s'agenouilla à côté de Tom et posa une main sur son genou. "Aucune raison d'être effrayé. On a traversé des trucs plus bizarres que juste toi qui pense que je suis beau, pas vrai?"

"Je suppose," marmonna Tom.

Bill serra le genou de Tom. "Je suis content que tu aimes. Si tu n'avais pas aimé, je changerais sûrement."

Tom rit. "Tu ferais pas ça."

" Et bien, peut-être pas. Mais ça serait nul."

Tom sourit et posa une main sur la joue de Bill. "J'aime le tatouage. Beaucoup. Mais est-ce qu'il fallait que tu le fasses là?"

Bill sourit. "Qu'est-ce qui ne va pas avec l'endroit où je l'ai fait?"

"Ça va attirer l'attention," dit Tom

"Celle de qui?"

"Tout le monde," dit Tom.

"La tienne?"

"Mon attention est déjà là. Maintenant j'aurai encore plus de raisons de regarder, enfoiré." Il frappa légèrement Bill à l'épaule. "Ok, je vais bien maintenant. Tu peux aller... faire j'sais pas quoi."

"Bien," dit Bill. Il se pencha et embrassa rapidement Tom sur la joue. Il ne pouvait pas s'en empêcher. "Je vais aller faire j'sais pas quoi."

Alors qu'il s'éloignait des couchettes, il fut certain d'entendre Tom gémir.


**


Bill observait la fête depuis le fond de la salle, sirotant son verre. Il venait juste d'avoir dix-sept ans une heure plus tôt et il se sentait bien. Il s'assit sur l'une des banquettes à l'arrière du club. Il vit Tom à travers la pièce qui parlait à un groupe de filles gloussantes. Bill ne se rappelait pas de les avoir invitées à leur fête d'anniversaire. Cependant, il ne se rappelait pas d'avoir invité la plupart des gens présents dans la pièce.

Il se recula dans son siège, posant son verre sur son genou. Andreas arriva et s'assit à côté de lui.

"Hey," dit-il à Bill, claquant une main sur son genou. Bill sourit. "Qu'est-ce que tu regardes?" Andreas regarda à l'endroit que fixait Bill et soupira. "Oh."

"Désolé," dit Bill en se penchant en avant pour poser son verre au sol. "Ça m'est passé."

"Ouais, c'est ça," le taquina Andreas. "Tu passes un bon moment?"

"Je sais pas," répondit Bill. "Je ne passe pas un mauvais moment."

Andreas secoua la tête. "Est-ce qu'il t'a fait un cadeau?"

"On fait pas ça."

"Jamais?"

"Jamais. Enfin, une fois." Bill s'adossa au canapé et sourit. "Je lui ai donné ce stupide collier que j'avais et qu'il voulait."

"Oh ouais, je me souviens." Andreas ramassa le verre de Bill au sol et le renifla. "Mais c'est ta fête... tu ne devrais pas rester assis là."

"Je me sentais pas trop d'aller en plein milieu," dit Bill. "Je ne connais pas vraiment qui que ce soit."

"Mais tout le monde te connaît."

Bill regarda Andreas et commença à rire. "C'est vraiment n'importe quoi."

"Il te faut quelque chose de plus fort," lui dit Andreas en se levant. "Cette eau gazeuse ne t'aide pas à passer un bon moment. Je reviens tout de suite."

"Ok, ok, va me chercher un verre," dit Bill en renvoyant Andreas d'un coup de pied. Il resta assis seul quelques instants, observant la foule. "Si tout le monde me connaît, pourquoi est-ce que personne ne vient me parler?" songea-t-il tout haut.

"Sûrement parce qu'ils sont timides."

Bill leva prestement la tête pour trouver une charmante brune qui se tenait devant lui. "Oh," dit-il bêtement. "Salut."

La fille sourit. "Je m'appelle Maria," dit-elle en tendant la main. "Juste signée par le label et plutôt obligée d'assister à toutes les soirées qu'ils organisent. Vraiment désolée de ruiner ta fête."

Bill prit sa main et la serra maladroitement. "Nan, c'est pas bien grave," dit Bill.

"Ça t'embête si je m'assois?"

Bill fit un geste vers le canapé. "Ok."

Elle s'assit à côté de lui, laissant un bon espace entre eux, puis prit une gorgée de sa boisson colorée. "Tu sais, je n'aurais pas du tout su que tu étais là si je n'avais pas repéré les cheveux."

Bill rigola. "Je me planquais, mais mes cheveux m'ont trahi."

"Je vois que ton frère – ton frère, pas vrai? – passe un bon moment par là," continua Maria en faisant un signe de tête vers Tom. "Pourquoi pas toi?"

Bill haussa les épaules. "On est différents."

"C'est évident," répondit-elle en riant légèrement.

"Alors qu'est-ce que tu fais?" lui demanda Bill. Il se sentait à l'aise et Andreas n'était même pas encore revenu avec son verre.

"Je suis chanteuse, guitariste, je compose..." commença-t-elle. "Un peu de tout en amateur, principalement."

"Mais tu dois être douée, tu as été signée," dit Bill.

Elle sourit. "Est-ce que tu dirais que tu es doué?"

"Ça dépend," dit Bill en souriant. "Qui demande?"

"Moi."

"Je suis pas mauvais," marmonna Bill en rougissant. La façon dont elle le regardait lui réchauffait le ventre.

"Alors, j'aime tes ongles," dit-elle en regardant ses mains. Ses ongles étaient de nouveau longs avec la French manucure. Il sourit. "Je suis une rongeuse." Bill leva un sourcil et elle lui montra ses mains.

"C'est moche," répondit Bill maladroitement.

"Qu'est-ce que tu fais quand tu es stressé alors?"

"En général, je me fais les ongles," dit Bill en riant doucement. "Sérieusement. Ou je tape dans des trucs. Tom en général."

"Ce n'est pas gentil," dit-elle.

"Nan, il pourrait me foutre une branlée s'il voulait, alors ça va."

C'est à ce moment qu'Andreas revint avec leurs boissons. Bill était presque déçu de le voir.

"Hey" dit Maria en souriant à Andreas. "Je vais me bouger le cul et te laisser t'asseoir."

"Non, je suis juste le livreur," dit Andreas en regardant Bill dans les yeux. "Voilà ton verre. A plus."

Bill prit le verre des mains d'Andreas et lui fit un signe. Il regarda à travers la pièce et vit Tom toujours avec le groupe de filles. La seule différence à présent était qu'il y en avait encore plus. Bill leva les yeux au ciel et se tourna vers Maria qui s'était rapprochée.

"Qui c'était?" demanda-t-elle en faisant un signe de tête en direction de l'endroit où s'était s'éloigné Andreas. "Il était mignon."

Bill fit une grimace. "C'est Andi... Andreas. C'est mon meilleur ami."

"Oh, je pensais que c'était ton..." Maria prit une longue gorgée de son verre et s'éclaircit la gorge. "Tu veux danser?"

"Je suis une bite en danse," dit immédiatement Bill. Il se plaque une main sur la bouche. "Désolé, je voulais pas le dire comme-"

"C'est pas grave, on a qu'à sortir de cette pièce étouffante," répondit-elle en rigolant. "Prendre l'air frais."

"D'accord" approuva Bill. Ils se levèrent et Bill mit sa main dans le bas de son dos, la guidant comme il avait vu Tom le faire quelques fois. C'était une gentille fille, et mignonne aussi. Elle semblait flirter avec lui. Bill commença à sentir quelque chose comme du soulagement alors qu'ils quittaient la fête, vers la véranda extérieure. Peut-être que les choses pouvaient bien aller.

"Mon Dieu, tu es grand," commenta Maria alors qu'ils sortaient. "J'en avais aucune idée."

"Ouais, je suis plus petit assis," répondit Bill en souriant. Il marcha près d'elle, gardant dans son dos une main qu'elle n'arrêtait pas de regarder par-dessus son épaule avec un sourire amusé. "On dirait que tu es plus grande assise."

"Pas de blagues sur la taille," dit-elle en levant les yeux vers lui et avec un sourire en coin. "Arrêtons-nous là, c'est sympa."

Bill hocha la tête et ils s'arrêtèrent sur une corniche surplombant un lac.

"Alors, ton meilleur ami, hein?" demanda-t-elle en lui faisant un petit sourire. Bill prit une gorgée de son verre, les sourcils froncés.

"Andi? Ouais."

"Ecoute, je sais comment la profession peut être, je veux dire, j'en ai entendu parler," dit-elle en adressant à Bill ce qu'il supposa être un regard entendu.

"Hum," dit Bill, soudain très mal à l'aise. "Quoi?"

"C'est ton petit ami, pas vrai?"

La première réaction de Bill fut de s'étouffer avec sa gorgée d'alcool. La seconde fut d'éclater d'un rire nerveux. "Andreas?" Il s'essuya la bouche. "Tu penses que je suis..."

Elle leva les mains en l'air. "Whoa, désolée, tu semblais juste—"

"C'est le coup des ongles, hein?" demanda-t-il.

"Et le maquillage." Elle regarda Bill de haut en bas. "Et les vêtements. Et heu, les paillettes dans les sourcils."

Bill avait envie de ramper dans un trou et de mourir. "Je crois qu'il faut que je retourne à l'intérieur," dit-il. "Mais c'était sympa de te rencontrer, Maria." Il se détourna pour partir mais elle lui agrippa le bras.

"Je suis désolée, je ne suis qu'une idiote," dit-elle. "Je suis nouvelle dans tout ça, pas vrai? J'ai supposé quelque chose de stupide. Désolée. Vraiment."

Supposer qu'Andreas était son petit ami était stupide, mais supposer qu'il était gay...

"Et d'habitude j'ai un si bon radar à gay, c'est intégré," dit-elle. "Tu me laisses me racheter?"

Bill se mordit la lèvre. "Comment? De toute évidence, je suis blessé à vie."

Elle rit, son joli sourire éclairant son visage. "Tu choisis."

"On a qu'à rester un peu par là," suggéra Bill en désignant un banc. "Tu n'as pas froid, hein?"

"Nan."

Bientôt ils étaient assis près l'un de l'autre sur le banc, discutant avec animation. Bill découvrit que non seulement ils avaient beaucoup de sujet de discussion, mais il l'appréciait. Il ne s'était pas senti si détendu et intéressé par une fille depuis Rebekkah, et ça avait été sous de très étranges circonstances.

Celle-là, cependant, cette fille... était toute à lui.

"Dis m'en plus sur ta famille," dit Maria en lui donnant un petit coup d'épaule.

"Et bien il y a moi et Tom. Il est plus vieux de dix minutes. Il y a notre mère, et nous avons un beau-père qui s'appelle Gordon. Nos parents ont divorcé quand nous étions petits," dit Bill. "J'ai un chat et un chien."

"Pas d'autre frère ou s½ur?"

"Non." Bill sourit. "Un c'est suffisant."

Elle hocha la tête. "Je suis fille unique. Je ne peux pas imaginer."

Bill la fixa et se pencha en avant. Il allait l'embrasser, parce qu'il avait envie de l'embrasser. Ça semblait juste.

Il pressa ses lèvres contre les siennes et elle se pencha légèrement en arrière, mais ne s'écarta pas. Elle rendit le baiser. Bill bougea sa main sur son flanc, la posant sur sa hanche et serrant. Elle hoqueta légèrement et se recula en clignant des yeux.

"Quoi?" murmura Bill.

"Tu n'es peut-être pas gay," dit-elle en remuant un peu sous sa main, "Mais moi oui."

Bill cligna des yeux. "Hum."

"Et aussi gentil que tu sois, je ne peux pas faire ça à ma petite copine" dit-elle. "Même si tu es juste un petit peu plus joli qu'elle." Ses joues rougirent et elle se leva.

Bill ne savait même pas quoi dire. Comment est-ce que ce genre de chose lui arrivait-il?

"Hey, fais pas la tête, c'est ton anniversaire," dit-elle. Elle lui tapota l'épaule et ça ne fit que le faire se sentir plus mal. "Tu as dix-sept ans, pas vrai?"

Bill hocha la tête sinistrement, refusant de la regarder.

"Tu as un million de fêtes devant toi. Tu es trop jeune pour laisser une petite lesbienne ruiner ta fête," dit-elle. Bill leva les yeux vers elle et ne put s'empêcher d'esquisser un sourire.

"Alors tu ne m'as approché que parce que..."

"Je pensais pas que tu me draguerais," dit-elle en croisant les bras. "Je suis restée éloignée de ton frère."

"Oh, mon Dieu," marmonna Bill. "Je suis pas..."

Maria hocha la tête en souriant gentiment. "Prends ton temps, tu finiras par comprendre. Quoi que tu sois, qui que tu sois, Bill Kaulitz, c'était vraiment un plaisir de te rencontrer. Je suppose que tu veux te sortir de cette situation, alors je vais le faire pour toi." Elle se pencha en avant et l'embrassa sur la joue. "Joyeux anniversaire."

Elle s'éloigna et Bill se sentit comme un abruti. Il posa la main sur sa joue, là où elle l'avait embrassé et soudain, Tom lui manqua beaucoup. "Putain," chuchota-t-il.

Comme s'il était sur pilote automatique, il retourna à la fête et passa près de Tom. Tom lui lança un regard bizarre. "Bill? Où est-ce que-"

"Plus tard, plus tard, "dit Bill. Il continua à marcher, parcourant la foule des yeux jusqu'à ce qu'il trouve Andreas. Rapidement, il se fraya un chemin jusqu'à son meilleur ami et lui donna un petit coup par derrière. "Hey."

Andreas se retourna et sourit. "Hey! Hey. Comment ça s'est passé avec... C'était quoi son nom? Qu'est-ce qui s'est passé?"

"Rien,"dit rapidement Bill. "Apparemment tu es mon petit ami."

"Quoi?"

Bill leva les yeux au ciel et sentit ses oreilles le chauffer à nouveau. Il voulait que la soirée soit terminée. "Rien," répéta-t-il. "C'est juste... Va me chercher un autre verre, ok?"

"C'est toi le mec qui fête son anniversaire," répondit Andreas. "Heu. Un des deux, en tout cas," et il était parti.

Bill passa le reste de la soirée à se saouler, essayant d'oublier quasiment tout ce qui s'était passé ces dernières années. Il avait un an de plus et les choses devaient être différentes. Il ne pouvait plus faire n'importe quoi.

Alors qu'il continuait à observer Tom à travers la pièce, se sentant comme un étranger envers son propre jumeau, il décida qu'il ne voulait plus de tout ça. La partie la plus difficile serait de se convaincre lui-même que c'était vrai.


**


Bill tituba dans sa chambre, soupirant lourdement alors qu'il s'écroulait sur son lit. Ça avait été une putain de longue nuit et il était presque complètement sobre à présent, malgré son meilleur effort pour aller se mettre minable et le rester. La fête n'avait pas été un flop total finalement. Il s'était bien amusé avec Andreas et quelque uns de ces autres amis qui étaient au club, et il n'avait plus revu Maria.

Putain, pourquoi avait-il essayé de draguer une fille? Il était complètement nul pour la drague en général. La seule personne avec qui il ait jamais réussi à flirter était son propre frère.

"Je suis trop pathétique," gémit-il. Alors qu'il se retournait et enfonçait son visage dans l'oreiller, il décida qu'il était content d'avoir eu la prévoyance de se réserver une chambre pour lui seul. Il ne voulait pas d'Andreas ici à ce moment là.

Et il était sur le point de se rouler en boule pour s'endormir quand il entendit un léger coup à sa porte.

'Je vais juste l'ignorer,' pensa-t-il en fermant les yeux.

La personne, qui qu'elle soit, frappa à nouveau puis après quelques instants de silence, glissa une carte magnétique dans la porte. La porte s'ouvrit et Bill se redressa rapidement.

"Tom?"

Tom ferma la porte derrière lui. "Hey."

"Comment est-ce que tu as eu une carte?"

"La réceptionniste était impuissante devant mon charme," dit Tom, traversant la pièce et s'asseyant au pied du lit de Bill. "Tu as disparu avant de dire bonne nuit,"

"Oh," dit Bill. "Bonne nuit."

"Bill."

"Quoi?"

"Tu ne t'es pas amusé?"

"C'était bien," dit Bill en se rallongeant, enfonçant son visage dans le matelas. "Ça a rempli son objectif."

Bill n'entendit rien pendant quelques instants. Il était sur le point de vérifier si son frère était toujours là quand Tom reprit la parole.

"Je t'ai vu partir avec cette fille."

Bill grogna presque, mais au lieu de ça, il se contenta de soupirer dans les couvertures. "Et alors?"

"Alors... qu'est-ce qu'il s'est passé?"

"C'est pas tes affaires."

"Bill, aller," dit Tom, et Bill le sentit s'asseoir sur le lit. "On se dit tout."

Bill leva finalement les yeux. "Tu veux vraiment savoir?"

Tom hocha la tête et Bill pensa qu'il avait l'air nerveux.

"Oublie ça," dit Bill.

"Est-ce que tu as...?

"J'ai quoi?"

Tom soupira. "Tu sais."

"Qu'est-ce que tu en as à foutre?" demanda Bill. "Et qu'est-ce que j'aurais bien pu faire?"

Tom haussa les épaules. "Tu es parti un moment."

"Ouais." Bill se retourna et s'assit, rassemblant les couvertures dans ses bras. "Tu me surveillais, hein?"

"Oui," dit Tom, la voix complètement honnête.

"Et bien, elle était sexy," dit Bill en fixant ses mains. "Je l'ai embrassée."

Tom semblait choqué. "Vraiment?"

"Pourquoi est-ce que c'est si dur à croire?"

"Quand on était en Espagne, tu as dit—"

Bill lança les couvertures par-dessus sa tête. "Arrête. Suffisamment de gens pensent déjà que je suis gay."

"Tu l'as dit," répondit Tom.

"Je sais pas." La voix de Bill était étouffée. "J'ai aimé l'embrasser."

Bill pouvait sentir Tom remonter sur le lit et il fit émit un bruit plaintif alors que Tom tirait les couvertures de sur lui. "C'est pas grave," dit Tom. "Si tu es gay."

"C'est le pire anniversaire de ma vie," dit Bill.

Tom posa une main sur la joue de Bill. "Je n'ai même pas pu le passer avec toi."

"Tu étais entouré de filles," dit Bill

"Tu t'es enfui avec une fille," ajouta Tom. Sa main descendit du visage de Bill à son cou. "Est-ce que tu vas la revoir?"

"Peut-être." Bill se pencha contre la main de Tom et leva les yeux vers lui. "Tu voulais passer la soirée avec moi?"

Tom haussa les épaules et posa sa main sur la clavicule de Bill. "Plus qu'avec n'importe qui d'autre là-bas. Tu veux vraiment la revoir?"

Bill sourit un peu. "Ça ne te convient pas?"

"C'est... bon," dit Tom

"Non, ça l'est pas." Le sourire de Bill s'élargit. "Tu ne penses pas que c'est bon."

"Si je le pense. Quoi que tu veuilles faire."

Bill fronça les sourcils. "Et bien, je ne vais pas le faire."

"Vraiment?"

"Je ne pourrais pas, Tomi," dit Bill doucement. "Même si je le voulais."

Tom baissa les yeux et enleva sa main de Bill, mais Bill lui attrapa le poignet et le colla à ses lèvres. Tom grogna dans le fond de sa gorge.

"Et bien tant pis pour toi, elle était sexy," dit finalement Tom en levant les yeux et en souriant.

Bill leva les yeux au ciel. "Tu racontes que des conneries."

Tom tira sa main de la prise de Bill, l'attrapant immédiatement par l'épaule. "Est-ce que tu es gay?"

Quelque chose à l'intérieur de Bill s'écrasa. "Hum. Peut-être," dit Bill. La main de Tom remonta sa gorge jusqu'à sa mâchoire, forçant Bill à le regarder. "Oui," admit-il. C'était une admission à la fois pour lui-même et pour Tom. "Joyeux anniversaire, je suis homo."

Bill ne savait pas quelle réaction il attendait de Tom, mais il ne s'attendait certainement pas à ce que son frère rie et l'attire contre lui.

"Pourquoi est-ce que tu es si content?" marmonna Bill.

"Tu ne courrais pas après cette fille," dit Tom en riant toujours.

"Ouais, et bien, elle était lesbienne," dit Bill dans les cheveux de Tom.

Tom rit plus fort. "Je ne fais pas exprès de rire, je suis désolé. Que toi, Bill."

Bill sourit, baissant le regard sur le lit et tirant sur un fil échappé des draps. "Alors ça ne te dérange pas?"

Au lieu de répondre, Tom attira Bill dans une étreinte serrée. "Merci de me l'avoir dit."

Bill hocha la tête, enfouissant son visage dans l'épaule de Tom. "Est-ce que tu as passé un bon anniversaire?"

Tom recula et haussa les épaules. "Rien de spécial."

"Et comment tu appelles ça?" dit Bill indigné en donnant un coup dans l'épaule de Tom.

"Ce n'est plus notre anniversaire depuis environ deux heures," répondit Tom.

"Détails, détails," dit Bill en se penchant contre Tom. "Alors, tu vas retourner dans ta chambre?"

Tom bailla. "Je peux rester?"

"Je sais pas," dit Bill

"Je ne ferai rien," dit Tom. Il enroula ses bras autour de Bill et le serra affectueusement. "Promis."

"De mauvaises choses arrivent quand on partage une chambre," répondit Bill. "Comme en Espagne."

Tom rougit. "Je suis—"

"Si tu dis que tu es désolé, je te tue," répondit fermement Bill. "Ça voulait dire beaucoup pour moi, ne gâche pas tout."

"C'est vrai?"

Bill hocha la tête.

"Moi aussi.'

Bill s'écarta de Tom et s'installa contre la tête de lit, étirant ses jambes devant lui. Tom s'allongea sur le dos, ses mains derrière la tête.

"Mais plus jamais," murmura Bill. Il baissa rapidement le regard vers Tom. "Pas comme ça. C'était juste une fois."

"Ouais."

Bill soupira et posa une main sur la tête de Tom, lui caressant doucement les cheveux. Tom releva la tête contre ce contact et mis sa main sur celle de Bill, la serrant. La pièce était silencieuse, excepté le bourdonnement du mini-bar et le silence rendait Bill agité.

"On n'en parle plus, ok? On parle plus de ça."

Bill fronça les sourcils et contracta sa main sous celle de Tom. "Tu n'en avais pas vraiment envie, pas vrai?"

"Si," répondit doucement Tom. "Je ne veux pas que tu penses que je regrette. Enfin, pas vraiment."

Le c½ur de Bill se serra. "Quoi?"

Tom se redressa et fit face à Bill. "On en a déjà parlé."

"Je ne me rappelle pas."

Soupirant, Tom secoua la tête. "Je ne voulais pas que ça se passe comme ça, bourrés et tout. Et il y a toujours des problèmes entre nous. Je veux y laisser du temps."

"Tu ne règle pas les choses en leur donnant du temps," dit Bill.

Tom bougea sur le lit, mettant sa tête dans ses mains. "Qu'est-ce que tu veux que je te dise d'autre?"

"Rien," dit Bill. "C'est juste que je ne veux pas que tu penses que c'était une erreur."

"Ça l'était et ça ne l'était pas."

"Peu importe," dit Bill. Il restèrent silencieux quelques instants.

"J'ai quelque chose pour toi, en quelque sorte," dit doucement Tom en tournant la tête pour regarder Bill. "Je sais qu'on ne s'offre rien."

"Qu'est-ce que c'est?" demanda Bill. Il se sentait mal à l'aise, Tom était si sérieux.

"C'est un truc assez important, et je ne veux pas que tu flippes."

Bill flippa. Il se redressa en se tordant les mains. "Qu'est-ce que c'est?" redemanda-t-il.

"Mais... ne te, hum," Tom baissa les yeux. "Ne te moque pas de moi."

"Je ne ferais pas ça," dit Bill. "Qu'est-ce que c'est?"

"Je peux pas te dire," dit Tom. "Ferme les yeux, d'accord?"

"Non, donne le moi."

"Je peux pas," dit Tom.

"Pourquoi?" Le c½ur de Bill battait fort. Il ne pouvait même pas imaginer ce que Tom pouvait avoir pour lui qui lui cause ce genre de réaction. Tom semblait nerveux, très nerveux.

"C'est juste... que je veux pas que tu me regardes quand je ferai ça."

"Tom. Non."

Tom fit une grimace. "Fais le? Pour moi."

Soupirant, Bill ferma les yeux, son coeur battant la chamade. Il n'arrêtait pas de tressaillir à chaque petit bruit.

"Ok," fit la voix de Tom. "Maintenant tends la main."

Bill plaça docilement sa main paume en l'air, la posant sur son genou. Il prit une profonde inspiration.

"Calme toi, d'accord?" dit Tom. "Tu es superbe, détends toi."

Bill fronça les sourcils. "Je suis superbe?"

Un bruissement se fit entendre.

"Qu'est-ce que tu fais?"

"Je le prends, c'est tout," dit Tom. Bill sentit un poids léger dans sa main, quelque chose en plastique, comme un sachet.

"Est-ce que je peux ouvrir—"

"Non." Tom fit quelque chose avec ce que tenait Bill dans sa main.

"Qu'est-ce que tu peux bien faire?" Bill essaya d'entrouvrir les yeux, mais Tom fit un bruit désapprobateur à l'arrière de sa gorge.

"Ouvre la bouche," murmura Tom.

"Pas question," dit Bill en fermant la bouche. "Dis moi d'abord ce que c'est."

"C'est important."

Bill ne pouvait déchiffrer le ton de la voix de son frère et ça le faisait se tortiller. Quoi que Tom ait pour lui, c'était important. "Bien," dit Bill en tremblant un peu. "Mais tu n'aurais pas dû m'offrir quoi que ce soit."

"Faux."

Puis Bill sentit quelque chose de froid et de familier sur sa lèvre inférieure. Il tressaillit de nouveau et recula, mais la main de Tom était posée dans son cou pour le calmer. Bill laissa ses yeux s'ouvrir légèrement et ce qu'il vit le fit partir en avant et frapper Tom dans l'épaule.

"Tom!!"

Les épaules de Tom étaient secouées de rires silencieux.

Dans la main de Bill se trouvait un sachet ouvert d'oursons gélifiés.

"Tom," grogna Bill à nouveau, récupérant l'ourson qui était tombé de ses lèvres sur le lit. Il le regarda, puis lança un regard noir à Tom. "Ce n'est pas drôle."

"Pas même un merci?"

"Bill mit l'ourson dans sa bouche et mâcha, fusillant toujours son frère du regard. "Je pensais que pour une fois tu étais vraiment un être humain attentionné qui m'avait trouvé quelque chose de bien."

Tom sourit. "Nan. Mais je t'ai fait flipper, non?"

Bill frappa encore l'épaule de Tom. "Oui, mon Dieu."

"Qu'est-ce que tu pensais que j'allais te donner?" demanda Tom les yeux étincelants.

"Je sais pas, du respect?" dit Bill en mâchant un autre ourson gélifié. "Ils sont bons."

"Je les ai vus dans le distributeur en montant et j'ai pensé à toi."

"Oh, comme c'est mignon." Bill leva les yeux au ciel et avala. "En fait ça l'était en quelque sorte, merci."

"Joyeux anniversaire," dit Tom. "Tu m'en veux pas?"

"Après un cadeau aussi époustouflant? Bien sûr que non."

"Donne m'en un." Tom attrapa le sachet et Bill le lâcha, les oursons se répandant sur le lit. "Oups."

"Tu détestes ça," dit Bill en fronçant les sourcils. "Ne mange pas tout."

"Tu sais quoi, je t'en rachèterai," répondit Tom en souriant.

Bill lui rendit son sourire. "Tomi, c'est bien mieux que cette fête ne l'était."

Tom se réinstalla sur le matelas, mettant ses mains derrière sa tête. Bill s'allongea sur le côté, tenant sa tête avec sa main droite. Il regarda Tom, il avait envie de le toucher, le sentir, l'embrasser, quelque chose. Plus que ça, il voulait que Tom ait envie de lui faire ces choses. Au lieu de ça, il resta allongé en silence, mâchant ses oursons.

"Maman me manque," dit Tom doucement en jetant un coup d'½il à Bill. "C'est assez bizarre de ne pas être avec elle ce soir. Elle n'a même pas appelé."

"Elle nous laisse sûrement de l'espace ou quelque chose comme ça." Bill avala un autre ourson. "On la verra ce weekend."

"Ouais, à la maison."

"Hmm," approuva Bill. Il voulait voir sa famille, mais il n'avait pas envie de passer quelques jours dans sa maison. Les limites étaient toujours peu claires entre lui et Tom et Bill ne serait pas satisfait à moins de dormir dans la chambre de Tom. "Ouais."

"Qu'est-ce que tu veux faire?" demanda Tom.

"Aller me coucher, en fait," admit Bill. "Je suis épuisé."

Tom hocha la tête. "Est-ce que je peux rester, alors? Promis, je me tiendrai bien." Il sourit à Bill.

"Ok, mais tu restes de ce côté du lit et je resterai de ce côté."

"Pas de câlin?" Tom battit des cils vers Bill et Bill lui donna un coup dans le bras.

"On ne se câline pas," dit Bill d'une vois sèche.

"Si, des fois on le fait," dit Tom.

"Espèce de fille," dit Bill. "Tu n'est qu'une fille, tu veux des câlins."

"Et alors?"

Bill resta bouche bée. "Vraiment?"

Tom se pencha en avant et embrassa l'épaule de Bill. "Bonne nuit, Billy."

Alors que Bill regardait Tom se tourner et se glisser sous les couvertures, loin de lui, il sentit son ventre se tordre. Mais dire non à Tom était ce qu'il fallait faire. Il n'avait qu'à continuer à dire non. Ça deviendrait de plus en plus facile.

Bill se détourna de Tom et tira l'oreiller près de sa tête. "Ne m'appelle pas comme ça."


***


J'adore Tom dans ce chapitre!
Il est tout mignon, jaloux aussi, j'adore!
Et vous?


Pix : montage de Bill


Hey!
Le blog a 483 commentaires ^^
Génial, je valide tout et ça tombe pile poil :D


Réponse aux questions :

Jùlii3 >> La suite...
Pas ce soir non, certainement pas demain non plus (repas de famille -_- )
Lundi, ça tombe bien on est férié ^^
Voilà donc sûrement lundi.

# Posté le samedi 22 mars 2008 09:55

Modifié le samedi 22 mars 2008 17:25