Formative - chapitre 5

Formative - chapitre 5
Chapitre 5 les enfants, chapitre 5.
Celui-là, c'est THE chapitre!
Je vous laisse apprécier...


***



“Tu n'es pas sérieuse!” cria Bill, agrippant le bras de sa mère. “Tu es sérieuse?”

Simone mit la main sur le combiné du téléphone et dit “Oui”. Bill couina et essaya de frapper ses mains avec Tom qui ne coopérait pas.

“Je ne m'excite pas avant de lire le contrat,” dit Tom très sérieusement. Bill prit un air renfrogné. “Quoi? On s'est déjà fait avoir avec ce genre de chose avant.”

“Tu n'es qu'un enfoiré,” rit Bill.

“Hey,” dit leur mère sèchement, levant les yeux de sa conversation. Elle se leva et alla à l'autre bout de la pièce. “Excusez-moi, bonjour.”

Bill leva les yeux au ciel et continua à sautiller dans la pièce. “On va être célèbres, on va être célèbres, on va être célèbres.”

“J'en ai rien à faire,” dit Tom en haussant les épaules. Il sourit à Bill. “Tu disais ça quand tu as fait Star Search.”

Bill grogna. “Ça n'a rien à voir, Tomi. Là tu es de la partie toi aussi, et tu es si bon. On va y arriver.”

“Y'a rien de sûr,” répondit Tom.

“Je sais une chose de sûre,” dit Bill. Tom le regarda, les sourcils relevés.

“Quoi?”

Bill avança doucement, souriant un peu et dit, “C'est sûr que je vais te botter le cul,” et il lui mit une tape sur la tête. Tom réagit immédiatement et attrapa le poignet de Bill en le tordant. Bill cria et envoya une pichenette à Tom entre les yeux. Tom rit et attira Bill pour lui bloquer la tête avec le bras.

“Tu te bats comme une fille,” dit Tom.

“Argh! Tom, Tu es en train de me décoiffer!” cria Bill. “Tom. Tomi!”

Tom le serra plus fort.

“Maman!”

“Chuuut,” fut la réponse stricte de leur mère. “Ok. D'accord. Bien, merci de nous avoir rappelés. Vous n'avez pas idée à quel point ça a été rafraîchissant. On reste en contact... D'accord. Merci, Mr Jost... Oui je pense qu'eux aussi. Au revoir.”

Elle raccrocha le téléphone et se tourna vers ses garçons. “Alors?” demanda Bill, une pointe de désespoir dans la voix. Il se dégagea de la prise de Tom.

“Alors,” répéta Simone. “C'était un homme qui s'appelle David Jost. Il est manager chez Universal, et il veut s'occuper de Devilish.”

“Bon dieu de merde,” dit Tom.

“Surveille ton langage,” dit Simone machinalement. “Je n'ai pas eu beaucoup de détails, seulement qu'il était à l'une de vos représentations et a vu Bill à la télé il y a quelques mois. Il veut vous rencontrer, il parlait d'enregistrer un album. J'ai arrangé ça, on va le voir la semaine prochaine.”

“Ouais!!” Bill sauta en l'air et atterrit au sol sur les genoux. Tom restait immobile, les yeux écarquillés.

“Je suis fière de vous deux,” dit Simone en souriant. “Je vais appeler Gordon.” Elle quitta la pièce, passant une main sur les cheveux de tom en passant.

Tom s'assit, les yeux toujours grands ouverts. Bill le regarda depuis le sol.

“Tu crois que c'est pour de vrai?” demanda calmement Bill.

Tom secoua la tête. “Je sais pas. Peut-être.”

“On devrait appeler Georg et Gustav,” dit Bill en se relevant. “Et Andreas. Et Mamie. Tout le monde.”

“Et Papa?” Tom fit une grimace. Bill croisa les bras et haussa les épaules.

“Peut-être pas tout le monde. Aller, on va chez Georg.”

Bill tira le bras de Tom et le traîna à l'extérieur. Ils coururent tout le chemin jusqu'à la maison de Georg.


**


Tom attrapa la main de Bill et le tira dans le garage. Bill pouvait entendre les voix assourdies de sa mère et du père de Georg juste derrière la porte. Ils étaient à la moitié d'un dîner en l'honneur de l'accord pour enregistrer un disque. Ils avaient juste signé les contrats le matin même.

“Qu'est-ce qu'il y a de si important pour qu'on ait à venir jusqu'ici?” demanda Bill, retirant sa main de la prise de Tom. Tom semblait sur le point d'exploser.

“Devine ce que Georg vient de me dire,” dit Tom. “Essaye de deviner.”

“Hum... Il aime pas ta gueule?” Tom le frappa sur le bras.

“Non, il a dit qu'il aimait pas la tienne,” répondit Tom en roulant des yeux. “Devine!!”

“Non,” se plaignit Bill.

Tom était pratiquement en ébullition. “Alors, il m'en a dit plus à propos de ce qu'il fait avec Julie. Tu sais, sa petite copine.”

Bill hocha la tête. “Ok.”

“Ils l'ont fait,” dit Tom.

Bill croisa les bras. “Quoi?”

“Tu sais. Ils l'ont fait,” répéta Tom. “Coucher.”

“Oh.” Bill fit une moue. “Wow.”

“Je sais. Et encore, c'est pas tout.”

“Qu'est-ce qu'il pourrait y avoir d'autre?”

Tom regarda par-dessus son épaule et fit signe à Bill de le suivre plus au fond du garage. Bill enjamba un pneu de rechange et quelques outils. La petite pièce était sombre.

“Tu sais comment ça marche, le sexe, oui?” demanda Tom.

“Bien sûr.” Bill se mordit la lèvre. “Ouais.”

“Bien, tu sais que le gars est supposé la mettre dans... tu sais?” Tom chuchotait presque à ce moment là.

“Oui, je sais,” siffla Bill. “Je suis pas bête.”

Tom repoussa cette déclaration d'un geste. “Si tu le dis. Quoi qu'il en soit, Georg...”

“Est-ce que tu rougis?” Bill enfonça un doigt dans la joue de Tom et Tom repoussa sa main.

“Il l'a mise dans ses... fesses.”

Bill resta bouche bée un moment, riant nerveusement. “C'est crade,” dit-il. “Beuah.”

“Ouais, mais écoute, Georg a dit que c'était encore meilleur que le sexe normal,” dit Tom. “Tu sais, plus serré.”

Maintenant Bill rougissait. “Mais... ew, Tom. Je ne ferais jamais ça.”

“Moi oui,” dit Tom en levant le menton.

"Tu n'as même pas encore essayé le sexe normal," répondit Bill.

"Pas que tu saches," dit Tom en souriant.

La Bill mâchoire de Bill se décrocha. "Impossible." Son coeur commença à battre un peu plus vite. Tom se contenta de sourire et croisa les bras. "Non, tu l'as pas fait. Tais toi."

"Comment tu le sais?"

Bill frappa du pied au sol. “Tu ne me feras pas croire ça.”

“Qu'est-ce que ça peut te faire?” Tom sourit largement et se rapprocha de Bill. Bill recula d'un pas et secoua la tête.

“Tu dis que des conneries,” lui dit Bill.

“Ouais, c'est vrai,” admit Tom. “Mais bientôt, je le ferai.”

“Si tu le dis.”

“Bref, ouais, Georg a dit que le sexe fessal était la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée,” continua Tom. (en anglais : butt sex)

“Sexe fessal?” Bill commença à rire. “Sexe fessal??”

Tom haussa les épaules. “Sexe fessal.” Bill rit encore plus fort.

La porte du garage s'ouvrit et Gustav passa la tête. “Hey, on va couper le gâteau. Revenez.”

“Ok,” lui répondit Tom. Gustav retourna à l'intérieur.

“Sexe fessal.” Bill était toujours en train de ricaner.

“Ok, ok,” dit Tom. “On en parlera plus tard. C'est l'heure du gâteau.”

“Ok,” répondit Bill. Il n'avait plus du tout faim. Il ne savait pas vraiment ce que son frère cherchait en lui disant tout ça, mais ça lui tordait le ventre.

Tom sourit à Bill une nouvelle fois. “Viens, sexe fessal.”

Ils retournèrent à l'intérieur en riant.


**


Tom se pressa contre Bill, et Bill se mordit la lèvre, essayant de ne pas crier tandis qu'il était là, allongé, tremblant, sous son frère. Ils devenaient vraiment doués pour ça, c'est tout ce qu'ils faisaient ensemble désormais.

“Hannn, pas si fort,” geignit Bill. Tom sourit largement et se frotta contre lui encore plus fort. “Tom!”

Bill ne pouvait dire quelle mouche avait piqué Tom cette nuit là. Depuis la fête, il était un peu bizarre, et à présent il maintenait Bill sous lui, le maintenait vraiment et le faisait se sentir si bien que ça faisait mal. Il avait des papillons dans le ventre et il ne savait pas ce qu'il ressentait, mais ça rendait ses mains moites. Tom le fixait des yeux.

“Tom, juste... oh,” Bill soupira, vaincu. Il essayait de rendre ce qu'on lui donnait, mais Tom bougeait trop vite, s'écrasait contre lui trop fort.

Tom avança une main et empoigna le sexe de Bill une fois. “Bill.”

“Oui... oh. Oh, merde. Juste là... hm.” Bill osa regarder Tom et fondit presque. Les yeux de Tom étaient électriques, et ils étaient posés sur lui.

“Je crois qu'on devrait essayer ce truc.”

Tom recula légèrement et Bill gémit de frustration, agrippant les épaules de Tom, le tirant vers lui. Tom résista, faisant courir sa langue sur sa lèvre inférieure et restant au dessus de Bill à une distance juste suffisante pour qu'ils ne se touchent pas. Bill pouvait sentir la chaleur se dégageant du corps transpirant de Tom.

“Quel truc?” Bill enroula ses bras autour de la taille de Tom et essaya de se cambrer contre lui. “Tomi, s'il te plait, redescends.”

Tom surprit Bill en se dégageant complètement de lui et en s'agenouillant au pied du lit. “Le truc dont je te parlais tout à l'heure. Le sexe.”

Bill laissa échapper un petit couinement. “Quoi?”

Tom semblait plus sûr de lui. “Je vaux la mettre en toi.”

Bill se redressa d'un coup et s'éloigna de Tom aussi loin qu'il était possible sur le lit. Son dos heurta la tête de lit. “Tu veux...” il ouvrit la bouche. “en moi?”

“Ouais,” dit Tom.

“Tu veux...” Il montra le bas ventre de Tom. “Et...” Il déglutit.

“Oui. Je veux, vraiment beaucoup,” dit Tom.

Bill tira la couverture sur lui et envoya un regard furieux à Tom. “Il en est absolument hors de question!”

“Pas si fort,” dit Tom, se rapprochant plus près de Bill. Il attrapa la couverture et Bill le repoussa. “Je pense—”

“Oui je parie que tu penses,” dit Bill hargneusement. “Aucune partie de toi n'ira en moi, Tom. Jamais.”

Tom attrapa la main de Bill, bien plus tenace que Bill ne l'aurait cru. “Tu pourrais aimer ça.”

Bill enleva sa main de celles de Tom. “C'est pas toi qui va te prendre ça... ça... ça!” Il enfonçait son doigt dans la poitrine de Tom et Tom rit. “Ce n'est pas drôle.”

“Aller, Bill,” dit Tom, attrapant la main de Bill et l'amenant à ses lèvres. Bill trembla. La langue de Tom sortit et lécha ses jointures.

“Argh,” dit Bill. “Arrête.”

Mais Tom continua. Bill avait l'impression qu'on avait allumé un feu dans son ventre. Il n'était pas sûr d'aimer ça ou pas.

“Bill, c'est juste... peu importe. Ce n'est pas grand-chose. Si c'est nul, on arrêtera.” Tom s'agenouilla juste devant Bill et repoussa lentement la couverture. Il tira l'avant bras de Bill pour qu'il s'allonge, mais Bill ne bougea pas. “Bill.”

“Ça ne rentrera pas,” dit Bill faiblement.

“Je la ferai rentrer,” dit Tom. Il saisit Bill avec force et le tira de la tête de lit. Bill couina et se laissa faire. Il s'allongea sur le lit, agrippant toujours les couvertures, comme si elles allaient le protéger.

“Pourquoi ça doit être moi?” demanda Bill.

“Tu es la fille.”

“Quoi.”

Tom haussa les épaules et fit courir ses mains sur les cuisses tremblantes de Bill, de haut en bas. “Calme toi, Bill, tu deviens chochotte.”

“Je m'en fiche.”

Tom glissa ses mains entre les cuisses de Bill et commença à les bouger derrière ses testicules. Bill ne l'avait jamais senti à cet endroit auparavant. “Tom...”

“Pas si mal, non?”

“C'est mon...” commença Bill. Il remonta ses genoux et écarta légèrement les cuisses. “Ok, mais... tu dois faire attention.”

“Tu es sûr?” chuchota Tom. Un sourire s'étala lentement sur son visage.

“Non.” Bill prit une grande inspiration et essaya d'arrêter de frissonner et de trembler de tout son corps. “Tomi, je suis sérieux. Si je dis stop... tu arrêtes.”

Tom hocha la tête et rebaissa son corps sur celui de Bill. Il roula ses hanches contre celles de Bill, faisant se frotter leurs sexes encore et encore. Bill aspira un grand coup et se sentit durcir.

“Est-ce que tu sais ce que tu fais?” demanda Bill, levant le regard vers Tom. Tom sourit et baissa la tête, appuyant leurs joues l'une contre l'autre.

“Georg m'a dit,” dit Tom. “Ça ne peut pas être si différent que ça avec un garçon.”

“Alors je suis un garçon maintenant?” demanda Bill, sa petite voix à peine audible. Puis il sentit la langue de Tom sur son oreille. Il gémit de surprise et son corps entier sursauta alors que Tom le léchait le long du cou. “Tom, qu'est-ce que tu fais?”

“Je te détends,” dit Tom dans son cou.

“Ça ne me détend pas, c'est... oh... Tomi.” La bouche de Tom s'ouvrit juste en dessous la pomme d'Adam de Bill, et ça tiraillait son bas ventre. Bill remonta ses hanches contre Tom et Tom se recula. “Où tu vas?”

“On a besoin d'un truc.”

“Quoi?”

“Un truc glissant.”

Bill était embrouillé. “Pourquoi?”

“Parce que... Georg a dit que c'était vraiment dur jusqu'à ce qu'il se mette une espèce de lotion partout sur la bite,” expliqua Tom, l'air ennuyé. “Je reviens tout de suite.”

Tom enfila le bas de pyjama de Bill et disparut derrière la porte. Bill s'assit et remonta ses genoux à son torse. Il ne pouvait pas croire ce qu'il était sur le point de laisser faire son frère. Se laisser convaincre par Tom atteignait un tout nouveau niveau. L'anxiété commençait à quitter Bill et il devenait de plus en plus curieux. Il se demandait comment ça allait se passer, et ce qu'il sentirait.

Il fit courir expérimentalement une main le long de sa cuisse. Il frissonna et écarta les jambes, puis, il approcha lentement son doigt de son trou. Au début il appuya simplement à l'extérieur, réagissant au toucher et tressaillant alors que ses doigts froids dansaient le long de l'entrée. Ensuite, il poussa curieusement un doigt à l'intérieur et le remua

“Hm,” murmura Bill. Ce n'était pas si mal. Ce n'était pas super, non plus.

“Oh, putain, Bill.”

Tom était de retour. Bill retira sa main immédiatement et tira les couvertures par dessus sa tête. “Tais toi, Tais toi, Tais toi.”

Il entendit Tom rire, puis il sentit un poids s'installer à côté de lui sur le matelas. “Ok, alors j'ai trouvé quelque chose de glissant. Je pense que ça devrait marcher. Mais je crois que j'ai presque réveillé Maman. J'ai dû grimper sur le plan de travail. Alors, pas de bruit.”

Bill sortit la tête des couvertures et fit une grimace. “De l'huile de cuisine?”

“Ouais,” dit Tom. Bill fit un bruit de vomissement et Tom lui mit une tape sur la tête. “Tu as une meilleure idée?”

“Ouais, pourquoi est-ce que tu ne te penches pas en avant et je le fais,” dit Bill. Tom rit encore. “Je plaisante pas!”

“Tu as dit que tu ne le ferais jamais,” dit Tom.

“Donc ça veut tout de suite dire que je veux qu'on me le fasse?”

Tom ne répondit pas. Il déboucha la bouteille et descendit son pantalon. Il était toujours dur. Bill le regarda vraiment. Il avait l'air plus gros que d'habitude

“Tu vas me fendre en deux,” dit Bill. Tom avait l'air un peu fier. Il s'agenouilla sur le lit à côté de Bill et descendit les couvertures. Bill le laissa faire. Quel intérêt à discuter ? Il allait se faire embrocher.

Tom pencha la bouteille dans sa main et Bill regarda la substance visqueuse recouvrir les doigts de son frère. “Est-ce que je dois le mettre sur moi ou sur toi?” Tom avait l'air perdu.

“Toi probablement, réfléchis,” répondit Bill de façon coopérative. “Pouah.”

“Hm.” Tom tendit la bouteille à Bill. “Tu le fais.”

Alors que Bill prenait la bouteille d'huile des mains de son frère, il réalisa ce qui était sur le point de se passer. Tom allait essayer d'aller à l'intérieur de lui, plus proche que quiconque n'avait jamais été de lui et plus intime qu'il imaginait n'être jamais plus. Il sentit qu'il commençait à durcir.

Bill mit un peu du liquide visqueux et glissant dans sa main et frotta ses paumes ensemble. Tom s'allongea, appuyé sur ses coudes, et il regarda Bill intensément. “Fais le,” dit Tom les yeux brillants.

“Uck,” marmonna Bill. Il n'arrivait plus à former des mots. L'instant était trop surréaliste. Il entoura lentement ses mains autour du pénis de Tom et les frotta de haut en bas. Elles glissaient facilement.

“Oh purée, ça fait bizarre,” dit Tom en fermant les yeux. “Mm... mais c'est bon.”

Bill finit de frotter le sexe de son frère de haut en bas et se demanda si c'était assez. Il ne savait pas. Tout ce qu'il fit fut de reboucher la bouteille et de s'asseoir. “Ok.”

Tom et Bill se regardèrent. “Prêt?” dit Tom calmement.

Bill hocha légèrement la tête. “Je pense que oui.”

“Mets toi sur le dos,” dit Tom. Bill fit ce qu'on lui disait et Tom rampa au dessus de lui. “Ecarte les jambes.”

Bill se sentit soudain extrêmement timide. Tom l'avait vu nu, bien sûr, mais ça c'était différent. Tom allait tout voir de lui.

Tom n'attendit pas que Bill bouge, il entoura les cuisses de Bill de ses doigts glissants et les écarta. Le corps entier de Bill rougit. Tom bougea entre ses jambes écartées et donna de petits coups de hanche. Bill sentait son frère cogner contre sa cuisse.

“Est-ce que tu vas la mettre dedans?”

“Oui,” dit Tom. Sa mâchoire se crispa et Bill remarqua qu'il respirait assez vite.

“Est-ce que ça va faire mal?” demanda Bill.

“Est-ce que tes doigts faisaient mal?”

“Tommm.” Bill rougit fortement. “Juste un peu.”

Tom fronça les sourcils et remonta ses mains, bougeant ses doigts glissants ensemble. “Je vais essayer quelque chose.” Tom glissa ses doigts le long du sexe de Bill puis encore plus bas.

“Tom,” dit Bill, les yeux écarquillés. “Qu'est-ce que tu vas faire?”

L'index de Tom appuya contre l'entrée de Bill. “Ok.” Le doigt entra et Bill dut se mordre la lèvre pour s'empêcher de crier. Ça ne faisait pas vraiment mal, mais c'était vraiment trop bizarre.

“Je sais pas si je peux faire ça,” dit Bill. Il fixa ses yeux dans ceux de Tom et Tom entra son doigt plus profondément. “Vraiment, Tom.”

Tom avança son autre main et caressa le ventre papillonnant de Bill. C'était presque suffisant pour faire oublier à Bill ce qui était en train de se passer.

“Tu te détends,” dit Tom, observant l'endroit où son doigt disparaissait dans le corps de Bill. Il y avait quelque chose comme de la stupéfaction dans sa voix. “Je crois que j'ai compris.” Il approcha un autre doigt de l'entrée de Bill et l'enfonça.

“Guh!” grogna Bill. “Ok, je peux pas... je peux pas. Ça fait mal.” Il agrippa fortement le poignet de Tom. Les doigts de Tom se plièrent à l'intérieur de lui et Bill se cambra violemment au dessus du lit, la bouche ouverte dans un cri silencieux. Il ne pouvait même pas penser. Son corps se serra autour de Tom, comprimant et emprisonnant les doigts à l'intérieur.

“Merde! Bill, ça va?” Tom retira rapidement ses doigts hors de Bill, se penchant au dessus de lui. “Bill?”

“Je sais... Je sais p-pas ce que c'était,” dit Bill d'une voix à peine plus haute qu'un murmure. “J'ai senti comme... T'es remonté et t'as touché quelque chose, et c'était chaud et douloureux et tellement bon. Refais le.”

“Non. Vraiment?” Tom abaissa sa main vers le trou de Bill avec hésitation. “Tu es sûr?”

“Euh. Ouais.”

Tom enfonça doucement deux doigts à l'intérieur de Bill. Bill fit une grimace. Il devait supporter la douleur pour accéder au bon côté, et maintenant il savait que le bon côté en valait la peine. Il crevait d'envie d'avoir encore plus du plaisir déstabilisant que Tom lui avait procuré. Tom plia ses doigts d'avant en arrière à l'intérieur de Bill puis les écarta comme une paire de ciseaux. Bill hoqueta, son souffle se bloquant dans sa gorge et il étouffa presque. Tom posa de nouveau une main apaisante sur son ventre.

“Bill, tout va bien, je ne serai plus rude,” murmura Tom.

“Je veux que tu le sois,” répondit Bill, levant la tête et grimaçant. “Plus vite, c'est mieux. Quand tu vas lentement, je me rend compte comme ça fait mal.”

“Merde. C'est aussi mauvais que ça?”

“Non. Difficile à expliquer. A droite, ok?” Tom s'exécuta et Bill soupira fortement, sentant un soubresaut aller directement dans ses orteils. “Encore plus bas... ok. Tomi. Je crois que je suis prêt pour toi, juste toi.”

Tom explora Bill de ses doigts encore un peu. “Contracte tes muscles.”

Bill réfléchit un instant, puis essaya de contracter tout son corps. Il sentit Tom serrer son ventre. “Comme ça?”

“Wow... ouais. Tu me comprimes carrément.”

Tom retira ses doigts et s'agenouilla de nouveau. Il prit les jambes de Bill à deux mains et les écarta de chaque côté de lui. Il se pencha et Bill sentit quelque chose de chaud et arrondi cogner contre son entrée.

“Est-ce que c'est...”

“Ouais,” dit Tom. Il poussa en avant et Bill eut le souffle coupé. Tom se glissait à l'intérieur de lui. “Oh, putain,” chuchota Tom. “Oh putain.”

Bill serra les dents et ferma les yeux aussi fort qu'il le pouvait. Ça faisait mal. Ça faisait encore plus mal que Bill ne le pensait. Des larmes lui brûlèrent les yeux et il put sentir un peu plus de Tom se glisser en lui.

“Presque,” dit Tom, la voix tremblante. “Je n'arrive pas à croire que tu me laisses rentrer à l'intérieur.”

“Dépêche,” hoqueta Bill. “Fais le.”

Tom avança encore de quelques centimètres et ses hanches rougies se collèrent contre les fesses de Bill.

“Tu es si étroit,” dit Tom dans un gémissement.

Bill sentit une larme glisser le long de sa joue. Sa douleur était immense, mais il était encore plus bouleversé par le fait que Tom soit si proche, à l'intérieur de lui. Il sentit une boule se former dans sa poitrine. “Bouge,” chuchota Bill.

“Je ne sais pas si je peux,” dit Tom doucement.

“Tu le dois.” Bill essaya de contracter ses muscles autour de Tom et se mordit la lèvre. Il n'y arrivait pas, pas autant qu'avant. Tom le remplissait complètement. Pourtant, Tom gémit et bougea un peu, ressortant de deux ou trois centimètres.

“Han,” souffla Bill. Tom s'agrippa aux hanches de Bill et rerentra entièrement. Bill laissa tomber sa tête sur le matelas et ses mains formèrent des poings.

“C'est incroyable, Bill,” dit Tom. “J'espère que c'est vraiment bon pour toi aussi, parce que... c'est ce qu'il y a de mieux.”

“C'est quelque chose,” dit Bill. Il pouvait à peine parler. Il se sentait tellement épuisé et faible.

Tom ressortit un peu plus et repénétra à l'intérieur. Il regarda le visage de Bill pour avoir une confirmation. Bill hocha la tête, ses yeux s'ouvrant en papillonnant et se fixant dans ceux de son frère. Ils se fixèrent pendant que Tom entrait et sortait encore, cette fois en un rythme lent et attentionné. La boule dans la poitrine de Bill menaçait encore d'éclater et il sentit plus de larmes glisser sur son visage. Un sanglot se coinça dans sa gorge, perçant le silence de la chambre. Tom attrapa une de ses mains et la serra.

"Dis moi d'arrêter. Je le ferai, dis moi," dit Tom, serrant si fort la main de Bill que ses jointures blanchirent. Bill ne pouvait pas répondre. Tout ce qu'il pouvait faire était pleurer silencieusement, bouleversé, épuisé et enveloppé dans un plaisir confus. “Dis moi, Bill.”

Quand Bill ne répondit pas, Tom essaya de se retirer mais Bill contracta ses muscles douloureusement fort et Tom s'immobilisa. La tête de Tom retomba et il gémit. “Putain,” hoqueta-t-il. “Tu vas me tuer.”

“Ne t'arrêtes pas,” dit Bill à travers ses larmes. Il pouvait voir à quel point son corps faisait réagir Tom, à quel point c'était bon pour lui. Il sentit une boule de fierté dans sa gorge, il faisait se sentir Tom comme ça. “Vas y plus fort.”

Les yeux de Tom se levèrent rapidement jusqu'aux siens et il s'enfonça d'un coup court et puissant. La douleur coupa le souffle de Bill et les mains de Tom se serrèrent sur ses hanches.

“Encore,” dit Bill.

Tom entama une série d'à-coups courts et durs, le genre qui faisaient s'enfoncer les doigts de Bill dans les draps. La douleur était repliée de façon tellement serrée à l'intérieur de lui qu'il semblait qu'elle ne cesserait jamais. Mais ensuite, alors que Tom le pénétrait encore, quelque chose se produisit. Bill se décrispa autour de Tom et la sensation était presque insupportable d'une manière complètement différente. Tom touchait presque cet endroit à l'intérieur de lui qui lui avait fait perdre la tête un peu plus tôt.

Bill se mordit la lèvre et cambra son dos vers le haut alors que Tom s'enfonçait encore. Un éclair de plaisir pur, presque terrifiant, envahit Bill et il ne put s'empêcher de crier.

“Oh, putain!”

Tom baissa le regard vers lui et fit courir ses mains le long des flancs de Bill. “C'était bon?”

“Oui,” dit Bill, désespéré de le sentir encore. Son sexe reprenait vie et la douleur avait presque entièrement disparu.

Tom le pénétra encore et Bill gémit. Il n'avait pas atteint la zone mais c'était bon. Très bon.

“Prends moi,” dit Bill. “Fort.”

Tom s'exécuta et Bill se sentit se relâcher lentement. Il cligna des yeux à travers ses larmes et se sentit tout chaud, vibrant autour de Tom. Tom émettait de bas grognements dans sa gorge, un son dont Bill se souviendrait plus tard quand il serait seul à se masturber. Son sexe se redressa en avant et heurta le ventre de Tom. Bill hoqueta. “Oh, oh...”

“J'ai pigé le truc,” dit Tom à bout de souffle, libérant une de ses mains des hanches de Bill pour jouer avec son pénis. Il le caressa de bas en haut et Bill frissonna violemment. Le plaisir était vraiment trop pour lui, particulièrement quand le sexe de Tom commença à frotter de nouveau contre cette certaine zone à l'intérieur de lui.

“Oh... Oh, Tomi, qu'est-ce... Oh, oui, oui, encore, juste là, oh,” Bill disait des choses incohérentes, devenant de plus en plus bruyant. Aucun d'eux ne songeait à être silencieux, le moment était trop intense et trop bon. “Merde!!”

“Tu vas bien? Oh, putain, Bill...”

“Tom,” répondit Bill. Tom lécha sa paume et empoigna fortement le pénis de Bill, serrant et roulant ses doigts dessus. Cette vue brisa presque Bill. Il sentait qu'il ne pourrait pas en supporter beaucoup plus. Il sentit que Tom commençait à trembler à l'intérieur de lui et il contracta à nouveau ses muscles.

“Baise moi,” dit Tom entre ses dents, se penchant en avant, son visage s'approchant de celui de Bill. Ils se fixèrent et Bill agrippa les épaules de Tom.

Bill était tout transpirant et les larmes inondaient librement son visage à présent. Il ne prenait même pas la peine de cligner des yeux pour les faire partir et il sanglota une ou deux fois alors que Tom s'enfonçait en lui vigoureusement, avec insistance. Il n'avait plus mal, c'était bien au-delà de ça. Il avait l'impression qu'il avait été fait pour avoir le sexe de Tom à l'intérieur de lui.

Puis, Tom gémit et se replia, tremblant. Bill serra fort ses épaules, enfonçant ses longs ongles dedans, puis hoqueta bruyamment. Il sentit un petit battement distinct et délicieux à l'intérieur de lui, quelque chose qu'il n'avait pas anticipé. C'était Tom, et il avait atteint ce point. Il jouit librement à l'intérieur de Bill.

"Oh... bon dieu," sortit Bill. Tom fit prestement courir ses doigts le long du sexe de Bill et Bill pouvait aussi sentir sa libération venir. Il jouit en un cri silencieux en comprimant Tom à l'intérieur de lui.

“Putaiiiin,” siffla Tom. Il laissa échapper un long souffle et s'effondra sur Bill. Bill entoura Tom de ses jambes et de ses bras, proche de l'hystérie à la pensée de Tom se retirant de lui. Il n'avait pas à s'inquiéter, Tom resta à l'intérieur de lui de longues minutes, son visage niché dans le cou de Bill.

Quand ça commença à devenir collant et inconfortable, Bill relâcha Tom de sa prise et Tom leva la tête, s'essuyant les yeux. Bill n'avait jamais vu Tom pleurer avant, même pas quand ils étaient plus jeunes. C'était seulement quelques larmes perdues mais elles bouleversèrent Bill.

Tom glissa hors de Bill dans un grognement et s'allongea à ses côtés. Ils ne parlèrent pas pendant un long moment.

Bill brisa finalement le silence, juste avant que le sommeil ne l'emporte. “Tu le referas?”

“Maintenant?” demanda Tom en bâillant.

“Mmm,” dit Bill. Leurs mains se rencontrèrent et ils s'endormirent ensemble.


***


Voili voilou...
Pas déçues du voyage, hein?
(nouvel OS sur mon blog * )

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 13:00

Modifié le samedi 15 novembre 2008 06:26

Formative - chapitre 6

Formative - chapitre 6

Bonjour!
Voilà le chapitre 6!
Quoi dire de plus?
Euh...
Ben non, c'est tout ^^

Enjoy!

***


“On va habiter ici??”

Bill laissa tomber sa petite valise sur le sol et regarda autour de lui, les yeux écarquillés. Le petit appartement au-dessus du studio lui paraissait si grand. Peut-être que ça allait de paire avec la nouvelle incroyable que lui, avec son frère et ses deux amis, Georg et Gustav, allaient enregistrer un album. Les dernières semaines avaient été bouleversantes, c'était sûr.

“C'est pas mal,” dit Tom avec hésitation, à côté de Bill. “Je pense que le studio en bas est bien plus cool.”

Bill fit une grimace et frappa gentiment Tom à l'épaule. Il jeta un coup d'½il à l'endroit. Il nota que ça n'était pas si grand que ça. La simple idée d'avoir son “chez lui“ était énorme. Bill s'éloigna de Tom pour explorer un peu. Il arriva dans une autre pièce et vit quatre lits.

“Ah, putain,” murmura-t-il

“Il n'ont pas l'air très confortables,” dit une voix derrière lui. Bill se retourna et vit Tom observer la pièce.

“Ouais,” acquiesça Bill. “Où sont les autres ?”

“En bas au studio.” Tom croisa les bras et s'appuya contre l'encadrement de la porte. “Ça va être dur d'avoir du temps tout seul, dans le coin.”

Bill tressaillit. Lui et Tom n'avaient pas encore parlé de la façon dont les choses allaient changer entre eux une fois qu'ils commenceraient à vivre dans l'appartement avec Georg et Gustav. Ils avaient dormi ensemble presque chaque nuit depuis un mois, et Bill commençait à vraiment s'attacher à cette routine.

“Je prends celui là,” dit Tom, posant son sac sur l'un des lits près du coin. Bill s'assit sur le lit juste à côté et retourna un peu les couvertures.

“Voilà le mien,” dit-il d'un air las. “Ça va me manquer d'avoir ma propre chambre, mais je suppose que c'est pas pour très longtemps.”

“C'est pas comme si t'avais pas l'habitude de partager une chambre avec moi.” Tom lui sourit d'une façon qui fit papillonner le ventre de Bill de façon étrange. Cela lui arrivait de plus en plus souvent ces derniers temps. S'il n'était pas plus au courant que ça, il aurait pu croire qu'il avait le béguin pour Tom. Mais c'était stupide. Tom était son frère et ce qu'ils faisaient ensemble ne voulait rien dire.

“Ouais, mais partager une chambre avec toi a ses avantages,” dit Bill avec un petit sous-entendu. Il voulait que tom rougisse, se tortille ou autre, mais Tom se contenta d'hausser les épaules.

“Plus maintenant,” dit-il d'un ton égal.

Bill se renfrogna en regardant vers le lit. “Ouais.”

“Bill,” dit Tom, et Bill osa lever le regard. Tom le fixait avec une expression indéchiffrable. “Fais pas le bébé.”

“Je fais pas le bébé.”

“Si,” dit Tom. “Je te connais.”

“Je sais,” murmura Bill. “Bref, les mecs et nos parents doivent se demander où on est.”

Ils quittèrent l'appartement et descendirent les escaliers jusqu'au studio. Bill sur les talons de Tom. En un instant, tout avait changé et Bill se sentait comme abandonné. Il n'avait aucune idée de se qu'il se passait dans la tête de son frère. Et il se demanda quand ça avait commencé à avoir de l'importance.

Bill décida d'attendre et de voir.


**


Bill se pencha et posa son micro sur la scène alors que le groupe s'arrêtait pour une pause. C'était un vendredi soir et ils jouaient un des plus gros concerts qu'ils n'aient jamais fait. La foule devant eux faisait vraiment du bruit et réagissaient à la musique. Tom pausa avec précaution sa guitare contre l'ampli et donna une tape dans le dos de Bill.

“On y retourne dans cinq minute, Ok?” dit-il, et Bill hocha la tête. “Je vais me prendre un coca.”

“Ok,” répondit Bill. “Un pour moi aussi, s'il te plait.”

“Pas de problème.”

Bill regarda Tom sauter de la scène et se faire un chemin dans la foule. La salle était peu éclairée, et floue à cause de la fumée. Il se sentait un peu endormi malgré le coup d'adrénaline. Ils avaient passé tellement d'heures à enregistrer leur album et à développer leur style que Bill n'avait pas eu un moment à lui depuis des semaines.

Il n'avait pas non plus grand-chose à attendre de ses nuits. Ça faisait trop longtemps depuis la dernière fois où Tom et lui avaient fait quoi que se soit, et Bill était presque certain que Tom avait même oublié que ça c'était jamais produit.

Bill sentait le manque de Tom, même s'ils dormaient l'un à côté de l'autre toutes les nuits. Bien sûr dans des lits différents, mais l'espace entre eux était minimal.

Peut-être que Tom en avait fini d'expérimenter des choses avec lui. Il avait probablement tiré tout ce qu'il voulait de la situation. Bill soupira et regarda dans la foule.

Il vit Tom vers le bar, tenant leurs cocas et discutant avec une fille. Bill plissa les yeux. Elle était blonde et plus grande que Tom, sûrement plus vieille.

“Aller, Tom, j'ai soif,” grommela Bill. Il vit Tom poser leurs boissons et se tourner complètement vers la fille.

Bill soupira encore et sauta de la scène en disant à Georg et Gustav qu'il revenait aussitôt. Il se fraya un chemin à travers la foule, recevant plusieurs compliments et éloges de personnes qu'il ne connaissait pas. Il garda ses yeux rivés sur Tom. Une fois arrivé, il pu entendre des bouts de conversation entre son frère et la fille.

“... juste commencé à enregistrer. Ce n'est pas grand chose, ou quoi que ce soit. Je préfère la scène,” disait Tom.

La fille rejeta ses cheveux en arrière et gloussa. “J'ai hâte d'entendre ça. Vous avez un bon son, les mecs.”

“Nah,” sourit Tom. “Merci.”

“Hey,” dit Bill en les interrompant.

Tom se tourna, l'air déstabilisé et cligna des yeux vers Bill. “Oh, hey. Tiens ton coca.”

“Merci.” Bill prit la boisson du comptoir. “Hum, qu'est ce qu'il se passe?”

“Oh.” Tom sourit à la fille de nouveau. “Heu, c'est mon petit frère, Bill. Bill, voilà Rebekkah...”

Elle hocha la tête en direction de Bill. “Tu chantais vraiment bien tout à l'heure.”

Bill fronça les sourcils. “Merci. Tom?”

“Quoi.”

“Rien.” Bill commença à s'éloigner mais Tom tira sur sa manche.

“Bill, reste discuter,” dit-il. “On a pas parlé depuis des lustres.”

“Je ne veux pas déranger,” répondit Bill sombrement. Il se dégagea de la prise de Tom et regagna la scène, ignorant ceux qui essayaient de l'arrêter.

“Qu'est-ce qui ne va pas?” demanda Georg en tripotant sa basse.

“Rien,” répondit Bill sèchement.

“Peut-être qu'il est jaloux,” dit Gustav en se dirigeant vers le bar. Bill devint rouge. Tom était toujours avec Rebekkah. En fait, Tom avait son bras autour d'elle. Bill grinça des dents.

“Je ne suis pas jaloux.”

“Je veux dire, elle est canon,” dit Gustav.

“Je ne suis pas jaloux d'elle,” dit Bill et il se plaqua immédiatement une main sur la bouche. Gustav et Georg éclatèrent de rire.

“Je voulais dire que tu étais jaloux de Tom,” dit Gustav secoué de rires.

“Tu es furieux parce qu'elle est plus mignonne que toi,” explosa Georg. “C'est la meilleure.”

“Conneries,” jura Bill. Georg et Gustav rirent encore. Ils entendaient rarement Bill jurer. “Je m'en fous. C'est juste que je pense qu'il ne devrait pas faire... ça... quand on a un concert important.”

“C'est pas grave, on fait une pause,” Gustav haussa les épaules. “Il va revenir.”

“Ouais, mais...” commença Bill. Il n'avait aucun argument valable pour contre-attaquer. Bien sûr qu'il était jaloux. Il ne voulait pas que quiconque touche son frère. Cette pensée lui donnait la nausée. “Elle ne le mérite pas.”

“Peut-être qu'elle me mérite, moi,” commenta Georg.

Bill grogna. Il en avait marre de parler de ça. “Est-ce qu'on peut reprendre?”

“Sans Tom?” dit Gustav, s'asseyant à sa batterie.

“T'as qu'à... gratter un peu la basse, fais du bruit,” suggéra Bill. “Il reviendra.”

Georg joua un gros riff sur sa basse et Bill vit Tom jeter un coup d'½il, mais il ne bougea pas. Bill lança sa main en l'air et fit signe avec ses doigts pour que son frère revienne sur scène. Il vit Tom parler à la fille quelques instants, puis, le ventre de Bill se tordit d'une manière qu'il n'avait jamais senti auparavant.

Tom écrivit rapidement quelque chose sur le dos qu'un ticket de caisse et le donna à la fille. Bill savait que ça devait être un numéro de téléphone.

Bill s'avança vers le micro et l'alluma.

“Qu'est-ce que tu fais?” demanda Georg.

Bill fixa son regard sur Tom et gratta son doigt fortement sur le micro. Le son résonna au travers des haut-parleurs dans la salle et la tête de Tom se tourna rapidement vers la scène. Bill baissa le regard vers le micro et fronça les sourcils.


***


“Hey, tu es fâché contre moi?” demanda Tom en s'asseyant à côté de Bill sur le canapé. Ils étaient juste de retour du concert et Bill faisait sa peste et il le savait.

“Non,” dit Bill. “Je suis juste fatigué. Et grognon.”

“Ouais, t'as été un petit peu... à côté de tes pompes ses dernier temps.”

“C'est faux!”

Tom sourit et enfonça son doigt dans le ventre de Bill. “Peut-être que tu as de la frustration refoulée.”

“Je ne crois pas,” dit Bill. Il regarda Tom et son ventre se contracta. Tom lui envoyait un de ces regards. “Peut-être un peu.”

“Ouais,” dit Tom. Ses mains descendirent de l'estomac de Bill vers ses jambes. “Moi aussi.”

Bill sentit son estomac tomber au sol et ses oreilles étaient chaudes. “Tom...”

“Tu était vraiment bon ce soir,” dit Tom d'une voix basse en serrant la cuisse de Bill.

“Toi aussi,” répondit Bill. Ses yeux n'arrêtaient pas d'aller et venir entre les yeux de Tom et ses mains. “Tu avais même une fan.”

Tom rit. “Ouais. Ma première fan.”

“Ça ne sera pas la dernière.”

Tom haussa les épaules et remonta ses mains le long des cuisses de Bill, vers l'intérieur. Bill se mordit la lèvre. Il voulait que Tom le touche plus que jamais, ça faisait si longtemps. Le fait que Tom semblait le vouloir aussi le mettait en extase. Tom glissa ses doigts le long de l'endroit où les jambes de Bill rencontraient son aine et Bill couina.

“Attention,” chuchota Bill. “Ça fait une éternité.”

“Pas si longtemps.”

“Trop longtemps,” insista calmement Bill. Il sentit les jointures de doigts de Tom frôler son bas-ventre chaud et il se sentit aussitôt durcir. “Oh, Tomi.”

“Ne m'appelle pas comme ç-”

Tom fut interrompu. Une porte claqua et des pas grimpèrent les escaliers avec fracas. Tom lança à Bill un regard que Bill comprit comme, “Plus tard, ok?” et Tom se leva pour attraper sa guitare sèche.

Bill sourit et remonta ses jambes sur le canapé.


**


Bill s'avança sous le jet d'eau et grogna. L'eau chaude cognait contre son dos et sa nuque et la tension s'écoulait de lui. Il n'allait plus jamais quitter la douche. Jamais. C'était trop bon

Il s'appuya contre le mur de la cabine et soupira. Chaque partie de lui était relaxée, sauf la tension enroulée dans son ventre. Il baissa le regard sur son corps et vit qu'il avait un début d'érection.

“Stupide Tom,” murmura Bill. Il glissa ses mains en bas de son ventre et se toucha avec hésitation. Il était sur le point de s'empoigner et de donner un bon à-coup quand la porte de la salle de bain s'ouvrit

“Je rentre, Bill,” entendit-il Tom dire. Bill releva ses mains et lança un coup d'oeil à l'extérieur de la douche pour voir Tom fermer la porte de la salle de bain.

“Quoi?” demanda Bill.

“J'ai envie de pisser,” dit Tom. “Et ça te prend toujours une éternité là-dedans.”

Bill soupira bruyamment. “Mais le panneau est mis!!”

“Le panneau je l'emmerde!”

Bill fit une grimace et se détourna de la porte de douche quasi transparente. Ils avaient tous eu des problèmes avec la salle de bain ces dernières semaines. La goutte d'eau en trop avait été quand Tom avait surpris Gustav. Cela avait conduit à une inconfortable discussion de groupe, puis, à l'invention du panneau. Personne ne pouvait aller dans la salle de bain quand le panneau était sur la porte.

“C'est exactement pourquoi on a un panneau,” marmonna fortement Bill. “Est-ce que j'ai encore oublié de le mettre?”

“Nan.”

“Guh.” Bill mit son visage directement sous le jet et ferma les yeux. Il était nu et Tom était juste là. Il n'avait pas été nu dans la même pièce que son frère depuis plus d'un mois. Il se sentait timide, particulièrement quand son érection commença à gonfler.

“Bill?”

Bill retira son visage de l'eau et regarda à travers la porte transparente. Il pouvait voir la silhouette de Tom se tenir près des toilettes, à environ un mètre cinquante. “Quoi?”

Il y eut un silence pendant quelques instants, puis Bill entendit la chasse d'eau.

“Non!!!!” hurla Bill. L'eau devint immédiatement bouillante et Bill endura pendant une seconde jusqu'à ce qu'il décide de sauter hors de la douche. Tom riait méchamment en se tenant l'estomac. “Tom, espèce de...”

“T'es trop drôle,” réussit à sortir Tom.

“Espèce de ...” Bill voulait le frapper. “Espèce d'enfoiré. Tu sais qu'il n'y aura plus d'eau chaude après ça. Merci.”

“Mais de rien,” dit Tom, ricanant toujours. Il leva finalement le regard vers Bill qui se tenait nu, les mains sur ses hanches fines.

Tom sourit malicieusement et attrapa Bill, le poussant contre le lavabo.

“Tom!” cria Bill en se débattant un peu tandis que Tom le poussait. “Arrête de me pousser, espèce de con!”

Tom rit et enroula sa main autour du sexe de Bill sans prévenir. Bill eut le souffle coupé et tomba presque en arrière dans le lavabo. “Tu veux que j'arrête de te pousser?” demanda Tom.

'Petit connard,' pensa Bill. Mais la main de Tom était si agréable. “Non,” dit Bill en ressortant sa lèvre inférieure.

“C'est bien ce que je pensais,” dit Tom. Sa main se resserra sur Bill puis tira.

“Han,” grogna Bill. “Je vais pas durer plus d'une minute.” Il rougit en disant ces mots, mais c'était vrai.

“Tu ne t'en sortiras pas si facilement,” dit Tom. Il caressa Bill deux fois de plus, de la base jusqu'au gland, puis retira sa main.

“Tomi,” dit Bill, la voix faible et basse. Il se sentait follement vulnérable. Quand Tom avait-il obtenu autant le contrôle de la situation? La main de Tom glissa dans le dos de Bill puis descendit, le caressant juste au-dessus des fesses. 'Qui est-ce que j'essaye de berner? Tom a toujours été celui qui avait le contrôle.'

Tom glissa ses doigts le long du torse de Bill, les laissant reposer sur ses épaules, et il rapprocha son visage très près de son oreille. “Ne m'appelle pas comme ça.”

Bill se dégagea de son frère et remit des mains sur ses hanches. “Je vais continuer à t'appeler comme ça, et je vais t'enlever ton pantalon.”

Tom avait une expression amusée sur le visage et fit simplement un geste vers le bas. “Ok.”

Bill se mit à genoux et commença à déboucler maladroitement la ceinture de Tom. Il avait du mal car le désespoir et le besoin le rendaient nerveux, et il voulait Tom contre lui tout de suite. Sans même défaire sa ceinture, il tira le pantalon et le boxer de Tom le long de ses jambes. Son frère était aussi fin que lui. Tom haleta doucement et tira son T-shirt par-dessus sa tête. Ses pieds étaient nus. Bill se leva et se retrouva les yeux au même niveau que ceux de Tom. Leurs sexes se rencontrèrent et ils gémirent tous les deux.

“Douche,” murmura Tom. L'eau coulait toujours bruyamment de la pomme de douche et Bill hocha la tête. Il laissa Tom le tirer par la main dans la cabine et fermer la porte d'un coup de pied.

Une fois à l'intérieur, Tom poussa Bill contre le carrelage et appuya une main sur le sexe durci de Bill. Bill cria et s'agrippa au dos de Tom. Ses genoux étaient faibles et s'il n'avait pas son frère debout juste là, il se serait écroulé au sol.

“Qu'est-ce que tu veux?” murmura Tom. Il pressa sa main contre le pénis de Bill et Bill essaya d'attraper celui de Tom.

“Je te veux toi, que tu...”

“Que je fasse quoi?”

“A ton avis??”

Tom s'écarta de Bill et Bill émit un son plaintif. “Tomi...”

“Dis moi ce que tu veux.”

“Que tu la mettes en moi,” dit Bill désespérément d'une petite voix.

“Putain,” dit Tom et il se détourna de Bill, laissant l'eau tiède mouiller ses dreads et son dos.

“Quoi?” demanda Bill, se pressant contre le dos de Tom. “Tom?”

Tom grogna. “Je...”

Le coeur de Bill battait furieusement. Est-ce que Tom ne voulait pas de lui? “Tu n'es pas obligé de...”

Tom se retourna et poussa durement Bill contre le mur. “J'en ai envie,” grogna-t-il à Bill. Son regard fit entièrement frissonner Bill. Tom avança sa main et attrapa une bouteille de gel douche. “Tourne toi.”

“Hein?” Bill commença à trembler. “Oh...”

“Aller, vite,” pressa Tom, frottant la cuisse de Bill de son bas-ventre. Bill gémit quand le sexe de Tom s'enfonça dans sa jambe. “Bill, aller.”

Bill se sentait pétrifié sur place, les yeux grands ouverts. Tom mit ses mains sur ses épaules et le guida pour se retourner, et bientôt, Bill se trouva le torse collé contre le mur carrelé. Il ferma les yeux et pris une grande inspiration. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas eu Tom à l'intérieur de lui, et il se demandait si ça serait pareil qu'avant. Il entendit le gel douche sortir de la bouteille et son c½ur loupa un battement. Il essaya d'imaginer Tom s'en recouvrir le sexe, et puis il eut juste à regarder par-dessus son épaule pour voir ce qu'il se passait.

Il vit Tom la tête penchée, glissant ses mains maladroitement de haut en bas de son pénis. Bill se mordit la lèvre et continua à regarder. Il adorait voir Tom nu, et adorait le regarder se toucher. Quand Tom leva les yeux et surprit Bill à le fixer, Bill continua simplement à le fixer.

“Quoi?” demanda Tom. Bill appuya ses mains à plat contre le mur et cambra son dos en arrière.

“Tu veux?”

Tom se lâcha et s'approcha de Bill. Ses cuisses frôlèrent les fesses de Bill. “Oui,” dit Tom.

“Beaucoup?” demanda Bill. Les doigts glissants de Tom caressèrent entre les fesses de Bill et il partit en avant.

“Vraiment beaucoup,” dit Tom. Il glissa un doigt en Bill et le plia immédiatement. Bill haleta et gémit. Tom savait comment atteindre son point. “Je deviens doué pour ça.”

Bill comprima les doigts de Tom à l'intérieur et il gémirent tous les deux. “Tu es un peu rouillé,” dit Bill.

“Oh?” Tom enfonça un autre doigt en Bill, cognant directement sa prostate. Bill glissa presque sur le mur.

“Ouais.” Bill contracta ses doigts contre le carrelage dur et appuya son front contre le mur. “Tu vas devoir faire mieux que ça, Tomi.”

Tom glissa un autre doigt en Bill et poussa fort à l'intérieur. Bill se mordit la lèvre et essaya de ne pas réagir, mais il cria et contracta ses muscles si fort que les doigts de Tom furent expulsés et Tom grogna. “Bill, il faut que tu les prennes.”

“C'est ce que je fais!”

“Ouais, à peine.” dit Tom tout contre l'oreille de Bill qui haleta. “Si tu ne peux pas te prendre mes doigts dans le cul, alors comment ma bite va rentrer?”

Bill postillonna. Ses cheveux étaient à plat contre son front et il sentait l'eau couler sur son dos. Soudain il fut très conscient que Georg et Gustav étaient aussi dans l'appartement. Bill savait que Tom et lui faisaient du bruit, mais il était tellement en manque qu'il s'en fichait presque. Il avait envie de Tom depuis si longtemps, lui semblai-t-il. Il voulait prendre autant de lui qu'il le pouvait.

“Essaye encore,” dit Bill. “Non, cette fois... Cette fois, mets la juste en moi.”

“Jusqu'où?”

“Jusqu'au bout,” répondit Bill sûr de lui. Il savait qu'il pouvait le supporter. Il allait satisfaire Tom tout autant que Tom allait le satisfaire, et ensuite, peut-être que Tom viendrait à lui plus souvent. Bill allait montrer à Tom ce qu'il loupait. “Maintenant.”

“Peut-être plus tard.”

Le souffle de Bill se coupa et il fixa le mur. Est-ce que Tom allait le laisser là?

Mais ensuite Bill sentit quelque chose appuyer entre ses fesses. C'était familier, et chaud et dur, et il savait que c'était le sexe de son frère. “Connard,” murmura Bill, cambrant son dos et facilitant la tâche de Tom. Il voulait que ça soit parfait. C'était leur truc.

“Ne crie pas,” dit Tom doucement, sa voix à peine audible par-dessus le jet d'eau.

“Je ne le ferai pas,” dit Bill.

Et il sentit Tom s'introduire en lui. Il commença lentement mais ensuite il s'enfonça plus fort et glissa entièrement à l'intérieur. Bill se mordit la lèvre et trembla contre le mur. Il ne fit pas un bruit.

“Ohhh, putain,” grogna Tom. Il s'immobilisa à l'intérieur de Bill, son torse contre son dos.

Bill avait mal, bien sûr, mais il était habitué à cette sensation et pouvait facilement la supporter.

Cependant, ils ne l'avaient jamais fait dans cette position avant. Bill était toujours sur le dos, Tom au-dessus de lui. Tom bougea de quelques centimètres et son sexe appuya fort à l'intérieur de Bill, juste à l'endroit où c'était le plus fort. Bill gémit dans un sanglot.

Cette position avait certainement ses avantages.

“Comprime la,” chuchota Tom d'une voix enrouée, immobilisant ses mouvements. Bill laissa retomber sa tête contre l'épaule de Tom et secoua la tête.

“Je peux pas.”

“Fais le. Fais le pour moi.”

Bill mit une main sur le mur et se stabilisa, poussant son dos contre Tom. Il se contracta autour du sexe de Tom et Tom gémit, plantant ses dents dans l'épaule de Bill et battant des paupières dans son cou. Bill haleta et tendit ses muscles encore plus autour de son frère.

“Comme ça?” chuchota Bill, tournant légèrement la tête, sa joue rencontrant le front de Tom.

“Comme ça,” répondit Tom. Il se retira de Bill puis s'enfonça à l'intérieur de lui encore, et encore, frottant contre ce point à l'intérieur de Bill qui le rendait fou. Bill passa une main en arrière et attrapa les dreads mouillées de Tom, il en tira une fort. A ce geste, Tom s'enfonça brusquement en Bill.

Bill sentit une main faire le tour et agripper son pénis. Il baissa les yeux et vit les doigts de son frère travailler sa longueur, et juste cette vue le fit presque jouir. Il savait qu'il était proche. Il pouvait dire que Tom aussi.

“Je vais... en toi,” dit Tom à bout de souffle. Bill sentit ses mouvements devenir plus tremblants, moins réguliers. Il se prépara à sentir Tom jouir à l'intérieur de lui, une chose à laquelle il avait pensé et qui lui avait beaucoup manqué.

“Moi d'abord,” dit Bill d'une voix forte.

“Sshhh.” Tom retira sa main du sexe de Bill et l'appuya contre sa bouche. Bill sortit sa langue et se goûta lui-même.

“Touche moi,” gémit Bill. “Aller.”

Tom grogna et s'enfonça plus fort, mais il ne toucha pas Bill. Bill mordit la main de Tom. Tom retira vivement sa main et plaqua Bill contre le mur.

“Hargneux,” dit Tom. Le sexe de Bill frottait contre le carrelage et il couina. Il était à une seconde de l'orgasme.

“S'il te plait,” pria-t-il. “Je ne veux pas... sans toi...”

“Dis s'il te plait, Tom,” dit Tom dans son oreille. Bill gémit. “Dis le.”

“S'il te plait, Tom,” dit Bill. “Touche moi.”

La main de Tom s'enroula immédiatement autour de Bill et pompa. Bill jouit dans un cri, tombant presque dans la douche. Tom le maintint debout, ses hanches continuant leurs poussées.

“Putain,” siffla Tom. “Ça m'a manqué.”

Puis il donna un coup en avant et jouit à l'intérieur de Bill.

“Ah!” cria Bill, sentant une petite explosion dans son ventre. Il pouvait sentir Tom commencer à glisser hors de lui, mais il envoya ses mains en arrière et agrippa les épaules de Tom. “Non, non. Ne me quitte pas encore une fois.”

Tom immobilisa son mouvement et Bill le sentit pousser gentiment contre lui, ses hanches contre ses fesses. “Encore une fois?”

Bill soupira et s'appuya contre le carrelage, l'eau tombant toujours sur eux. Elle commençait à refroidir, et Bill frissonna légèrement. “Reste... juste une minute.”

Tom bougea ses mains de haut en bas des côtés de Bill, générant une chaleur qui affaiblit ses genoux. Il posa son menton sur l'épaule de Bill et poussa un soupir.

“C'est pas que je voulais pas, avant. Mais je ne pouvais pas.”

Bill tourna la tête et leurs joues se cognèrent. “Ouais, mais tu n'as plus besoin de ça.”

“Toi non plus.”

“J'en ai envie,” admit Bill calmement. Il grognèrent tous les deux un peu quand Tom se retira finalement.

“Peut-être que moi aussi,” répondit Tom. “Je dois me rincer.”

Bill se tourna et regarda Tom se laver. Il crevait d'envie de toucher son frère, crevait d'envie de lui crier dessus et qu'il fasse attention à lui. Rien ne changerait s'ils restaient dans cette cabine de douche pour toujours.

Mais bien sûr, ça ne pouvait arriver. Tom lança le gant à Bill et sortit de la douche. Bill tordit le gant dans sa main et ses yeux fixèrent l'eau s'écoulant dans l'évacuation

Quelque chose s'installa dans son ventre. 'J'ai le béguin pour lui.' Il fronça fortement les sourcils. 'Oh mon dieu, non, c'est plus que ça. Oh mon dieu.'

Il grogna et regarda à travers la vitre embuée. Il voyait la silhouette nue de Tom, floue, qui bougeait dans la salle de bain. Tom enroula une serviette autour de lui et sans un mot pour Bill, quitta la pièce. Bill aurait pu pleurer mais au lieu de ça, il frotta le gant sur son torse et essaya de ne plus penser.


***

Voii voilou!
On commence à voir l'évolution des sentiments
Pauvre Billou...
(nouvel OS sur mon blog : Jeux d'enfants * )


Pix : Salv

# Posté le dimanche 03 février 2008 11:15

Modifié le samedi 15 novembre 2008 06:26

Formative - chapitre 7

Formative - chapitre 7

Hello!
Alors, ça va bien?
Voici donc le chapitre 7, avant dernier chapitre de cette fic.
Mais pas d'inquiétude, j'enchaînerai directement avec la suite, Catharsis.

Enjoy!


***



Bill en fit presque tomber son bol de céréales. Il ne pouvait pas le croire.

“Ouais, c'est pas vraiment un palace,” disait Tom.

Bill ne pouvait pas croire qu'il l'avait ramenée, elle, à l'appartement. Rebekkah.

“Tu veux voir la chambre?” Tom lui fit un clin d'oeil et elle rigola.

Bill abattit sa cuiller sur la table et Gustav le regarda bizarrement. “Quoi?”

“Rien,” répondit rapidement Bill. Il récupéra sa cuiller et garda l'oeil sur Tom et la fille.

“Mais j'arrive pas à croire que tu vives tout seul,” disait-elle, en regardant aux alentours. “Je veux voir le studio et ta guitare.”

“J'en ai plusieurs,” dit Tom fièrement.

“Je veux voir!” Rebekkah regarda vers la table et vit Bill la fixer d'un ½il noir. “Oh, hey!”

Tom la regarda puis suivit son regard. “Oh, pardon, j'suis trop con,” rit il. “Tu te souviens de mes potes du groupe.”

“On ne s'est jamais rencontrés,” dit Gustav en souriant.

“Pff,” marmonna Bill.

“Ouais, c'est Gustav, le batteur,” dit Tom avec un mouvement de tête vers la table. “Et tu te souviens de mon petit frère Bill.”

“De dix minutes!” dit finalement Bill assez sèchement.

“Sans blagues, vous êtes jumeaux?” Rebekkah fronça les sourcils plissa les yeux vers Tom, puis Bill. “Il a l'air tellement plus petit,” dit-elle à Tom.

“En fait je ne le suis pas,” répondit Bill en se levant et en allant se placer à côté de Tom. “Je suis plus grand, tu vois.”

Tom regarda Bill. “Dans les bons jours. Euh, qu'est-ce qui se passe?”

“Rien,” dit Bill de manière égale. “Va lui montrer le studio. Tu lui feras écouter les trucs sur lesquels on a travaillé.”

“Vraiment?” demanda Rebekkah.

Tom haussa les épaules. “Je ne sais pas utiliser tous ces trucs.”

Bill s'assit sur le bras du canapé et les fixa encore une fois d'un sale oeil. “Allons, Tomi.”

“Bill,” dit Tom sévèrement en plissant les yeux. “Arrête.”

Bill leva les yeux au ciel. “Comme tu veux.”

Tom fixa Bill encore quelques instants puis il plaça une main sur le bas du dos de Rebekkah et la guida vers la porte. “A plus les mecs.”

“Bye, Bill,” dit-elle avec un grand sourire.

Avec un air désapprobateur, Bill regarda son frère sortir avec ce qu'il supposait être sa nouvelle petite amie. Quelque chose dans la manière de Tom de lui toucher intimement le dos filait la nausée à Bill. Il savait que Tom avait embrassé des filles avant, et avait même essayé de sortir avec quelques unes. Ça n'avait jamais duré plus de deux semaines.

Bill savait qu'il appréciait vraiment celle-là, en revanche. C'était différent.

“Tout va bien?” dit Gustav, interrompant le cours des pensées de Bill. Bill s'effondra dans le canapé et soupira fortement.

“Ouais, tu veux faire quelque chose?” Bill avait besoin de se changer les idées, ne plus penser à son frère.

“Je peux pas,” répondit Gustav, se levant de table et mettant son assiette dans l'évier. “On a un enregistrement cet après-midi, non?”

“Mh hmh.”

Bill roula sur le côté et se mit en boule alors que Gustav quittait la pièce. Il ferma les yeux si fort qu'il vit des étoiles derrière ses paupières. Si seulement il pouvait dormir jusqu'à cet après-midi, il n'aurait pas à penser à Tom.


**


Bill et Tom étaient assis sur le porche de leur maison un vendredi après-midi, à boire de la limonade. Ils étaient à la maison pour un de ces rares week-ends, et Bill était à la fois nerveux et excité. Devait-il rejoindre Tom cette nuit ? Est-ce que Tom allait le repousser maintenant qu'il avait une petite amie ?

Rebekkah était à Berlin. Bill sourit et se tourna vers Tom. “C'est cool d'être à la maison pour quelques jours.”

Tom haussa les épaules. “Y a rien à faire ici, pourtant.”

“J'aime bien être juste assis là,” dit Bill.

“Mais quel menteur,” dit Tom. “T'es prêt à bondir.” Il donna un petit coup à Bill dans le bras et ils rirent tous les deux.

“Peut-être, juste un peu. J'aime bien quand on traîne ensemble. Toi et moi.”

“On traîne toujours ensemble,” dit Tom. Il frappa Bill une nouvelle fois. “J'en ai marre de voir ta gueule.”

Bill savait que Tom plaisantait, mais ça le blessa un peu. “T'en n'as pas marre de voir celle de Rebekkah,” dit-il, essayant autant que possible de ne pas avoir l'air irascible. Il échoua.

“Ouais, bon, la tête de Rebekkah est attachée à Rebekkah.” Tom remua les sourcils et Bill sentit ses joues devenir rouges et chaudes.

“Elle est mignonne,” dit Bill.

“Je sais,” acquiesça Tom. Il prit une longue gorgée de sa limonade et lâcha un gros rot.

Bill fit une grimace. “Elle a quel âge, déjà?”

“Euh... quinze ans,” dit Tom. Il passa son bras sur sa bouche et étira ses jambes. Bill se tourna pour s'appuyer contre un poteau, et reposa un pied nu sur le jean de Tom. Tom tressaillit mais ne bougea pas.

“Est-ce que tu l'aimes?”

Tom tourna si vite la tête pour regarder Bill que ses cheveux lui fouettèrent l'½il. “Aïe. Non. Quoi?”

Bill haussa les épaules et s'affaissa. “Tu passes beaucoup de temps avec elle.”

Tom sourit lentement en se frottant les yeux. “Tu es jaloux?”

“Tomi,” dit Bill, essayant d'avoir l'air exaspéré. “Ta gueule.”

“Tu es jaloux!” Tom mit un coup de pied dans la jambe de Bill et se mit à rire. “Tu es carrément jaloux.”

“C'est faux,” dit Bill avec énergie. Ses joues étaient chaudes et il savait qu'il rougissait. Il essaya de déglutir et se repositionna pour que ses deux pieds soient fermement plantés sur la marche du dessous. Tom se rapprocha de Bill et lui donna un coup d'épaule.

“Je sais, je voulait juste t'embêter.”

Bill soupira et posa son verre de limonade. “Mais c'est sérieux avec elle?”

“Je l'aime beaucoup,” répondit Tom en hochant la tête. “Quand je l'embrasse, c'est naturel. Je sais pas.”

'Alors il l'a embrassée,' pensa Bill amèrement. “C'est cool.”

“Parfois, juste s'embrasser, c'est agréable.”

Bill grimaça un peu. “Ouais.”

“Pas que tu sois au courant.” dit Tom.

“Ta gueule, j'ai embrassé une fille,” répondit sèchement Bill. Il se sentait ridicule de s'énerver ainsi alors que Tom restait si calme avec tout ça.

“Ouais, la même fille que moi.” Tom rit un peu. “Et elle était nulle. Sa langue restait... juste là. Beurk.”

“Tu l'as embrassée avec la langue?” demanda Bill, les yeux un peu écarquillés. “Elle ne m'a pas laissé le faire!”

Tom rit plus fort. “T'as pas loupé grand chose, crois moi.”

Bill ne put s'empêcher de rire un peu aussi. “Ouais, sûrement.”

“Alors tu n'as jamais roulé de pelle à une fille?”

Bill sentit un pincement familier dans son ventre. Il ne voulait pas avoir cette discussion. “Non.”

“Combien de filles tu as embrassées?” demanda Tom.

“Juste celle-là,” répondit doucement Bill. “Ça n'a pas d'importance de toute façon.”

“Je suppose que non,” acquiesça Tom tout aussi doucement.

Ils restèrent silencieux quelques minutes. Bill avait du mal à avaler sa salive, et sa bouche était sèche. Sa limonade était trop forte, il aurait aimé avoir un verre d'eau. Il lança un regard à son frère et essaya de l'imaginer avec une fille. Cette pensée lui donna envie de vomir. Cette fille, cette Rebekkah, elle ne méritait pas Tom.

“Je croyais que tu avais embrassé cette fille de ta classe d'anglais,” dit Tom soudainement.

“Qui? Non.” Bill secoua la tête. “Qu'est-ce qui t'as fait penser ça?”

“C'est juste que j'arrive pas à croire que t'ais pas embrassé plus de filles, c'est tout.”

Bill roula des yeux. “C'est pas si grave.”

Tom haussa les épaules et s'allongea sur le porche, fermant les yeux. Bill se sentait tout à coup très mal à l'aise d'être là. Il était gêné. “Je crois que le dîner sera bientôt prêt. Je vais voir si Maman a besoin d'aide.”

“Ok,” dit Tom. Il ouvrit les yeux et attrapa la jambe du pantalon de Bill alors qu'il passait. Bill faillit trébucher.

“Tom, qu'est-ce que tu fous,” murmura fortement Bill.

“Merde. Pardon,” dit Tom.

Bill se contenta de secouer la tête et entra dans la maison.


**


Bill n'était pas jaloux, décida-t-il. Rebekkah était juste vraiment, vraiment chiante. Et elle n'était pas si mignonne que ça. Tom méritait une fille plus mignonne.

Mais ensuite Bill se l'imagina, et son ventre lui fit toujours mal.

Il était assis sur son lit et jouait avec le bas de son pyjama. Il était juste après dix heures ; il était assis seul dans sa chambre depuis plus d'une heure. C'était bizarre d'être seul, il avait passé tellement de temps enfermé dans le studio avec le groupe.

Quelque chose en lui avait désespérément besoin de compagnie, et pas n'importe quelle compagnie, celle de Tom.

“Je devrais juste y aller, comme avant,” dit Bill tout haut. “Il va pas me jeter dehors.” Les mots sonnaient creux, mais il se retrouva debout quand même.

Il se faufila hors de sa chambre jusqu'à la porte de Tom. Le chemin était familier, mais la sensation dans son ventre était entièrement différente. Il mit sa main sur la poignée et était sur le point de la tourner quand il entendit un léger bruit venant de l'intérieur de la chambre.

'Qu'est-ce qu'il fait?' pensa Bill. Il pencha la tête et écouta avec attention.

“Ouais, c'est chiant comme la mort ici,” entendit-il Tom dire.

'A qui est-ce qu'il parle?'

“Tu me manques aussi. Oui, ça aussi.” rit Tom, et le corps entier de Bill trembla.

Tom parlait à Rebekkah.

“Merde,” dit Bill tout haut. Il retira sa main de la porte et était sur le point de retourner dans sa chambre quand il entendit Tom dire quelque chose d'autre.

“Ouais, mais Bill est bizarre en ce moment,” dit Tom. Bill colla avec hésitation son oreille à la porte en bois. “Tout le temps. Je préfère traîner avec toi, en fait.”

Bill hoqueta bruyamment. Ça le ravageait. Il sentit ses genoux trembler et il commença à glisser vers le sol, son oreille toujours collée à la porte.

“Dimanche prochain? Ça fera vraiment un mois?” Tom rit encore. “C'est dingue. Mais c'est cool.”

Grimaçant, Bill essaya de garder sa respiration calme et régulière. Il détestait Rebekkah. Il la détestait. Il ne pouvait pas non plus croire que Tom ait dit ça de lui. Bill essaya de s'imaginer profondément amoureux d'une fille, complètement accro à elle. Même là, il préférerait encore traîner avec Tom.

“Ha,” murmura Bill. Il se sentait sur le point de vomir. Il savait que ce qu'il y avait entre Tom et lui ne signifiait pas grand-chose pour Tom, mais il n'avait aucune idée qu'il pensait comme ça. “Connard.”

Bill décida qu'il était fâché contre Tom. Très fâché.

“Hey, écoute, je ferais mieux d'y aller. Ouais. J'ai sommeil. Ok. Je t'appelle demain. Promis. Ok. Bonne nuit.”

Bill entendit le téléphone biper, puis il entendit des froissements et le couinement familier du matelas de Tom. Bill avait passé quelques une de ses nuits de sommeil les plus satisfaisantes dans ce stupide lit.

Puis il entendit quelque chose d'autre qui était familier.

Tom gémissait, très doucement. Bill pouvait à peine l'entendre à travers la porte.

Bill fut gêné que sa première pensée soit, 'Il le fait sans moi'.

Il pencha la tête contre la porte et pensa à toutes les autres choses que Tom avait pu faire sans lui. Ils n'avaient plus été ensemble depuis l'incident de la douche. Qu'est-ce que Tom avait fait avec Rebekkah?

Maintenant Bill était furieux et frustré... et excité.

Tom gémit encore, plus fort cette fois, et ce son fit se contracter le ventre de Bill, et crisper ses orteils. Il imaginait facilement ce que faisait Tom. Il était certainement sur le dos, le boxer à mi-cuisses.
Bill glissa une main dans son pyjama. Il ne se toucha pas, sentit juste la chaleur de son excitation.

Les gémissements de Tom devenaient plus forts. Il se touchait certainement les testicules, donnant des coups de reins dans sa main. Bill ne pouvait nier l'effet que lui faisaient ces pensées. Il était dur, très dur.

“Bien,” murmura Bill. “Bien.” Il s'installa sur le sol et appuya son dos contre le mur. Gardant une oreille à la porte, il appuya sa main à plat contre son sexe gonflé. Immédiatement, un frisson parcourut ses veines, le réchauffant et envoyant des picotements dans ses orteils. Ça ne prendrait pas longtemps. Il avait besoin de se libérer depuis un moment. Il s'était seulement paresseusement masturbé quelques fois dans la douche, avant d'abandonner, ne se sentant pas inspiré et trop ridicule pour le faire correctement.

Mais ici et maintenant, il se sentait inspiré. Peut-être que c'était la colère et la frustration, ou la jalousie cuisante qui avait pris place dans ses entrailles en permanence. Ça n'avait pas d'importance qu'un mur le sépare de Tom, et ça n'avait pas d'importance à quel point il était fâché contre son frère. Rien de tout ça n'était comparable à la façon dont il crevait d'envie d'être touché. Il déboulerait dans la chambre de Tom s'il n'était pas si honteux de l'avoir espionné.

Bill entendit les grognements réguliers de Tom, et il fut aussitôt calmé. Il ferma les yeux et imagina que les mains de Tom couraient le long de ses flancs, puis que ses doigts se posaient gentiment sur son ventre. Bill adorait ça. Il poussa son pyjama sur ses cuisses et grimaça quand la surface dure et irrégulière du sol entra en contact avec ses fesses.

“Oh...” le gémissement de Tom perça le silence et Bill sentit son estomac se contracter. Il y avait vraiment des papillons là-dedans, qui battaient rapidement des ailes. Bill les détestait. Il serra la base de son sexe et eu un court hoquet. Maintenant, les hanches de Tom devaient être en train de ruer de haut en bas. Bill se l'imaginait alors qu'il se caressait, essayant d'accorder son rythme. Il connaissait chaque mouvement de Tom quand il se masturbait. C'était une routine tellement pratiquée que Bill l'avait mémorisée et parfaitement imitée quand il savait que Tom ne regardait pas.

Bill se mordit la lèvre. “Haan.” Le son s'échappa de ses lèvres et il aspira un vif souffle d'air. Une partie de lui voulait se faire prendre. La plus grosse partie savait qu'il mourrait d'humiliation si Tom ouvrait la porte et le voyait se branler sur le sol devant sa chambre.

Bill sourit. Il ne se ferait pas prendre.

Appuyant une oreille encore plus près de la porte, il accéléra le rythme sur son érection. Tom était plus bruyant que d'habitude, il devait se taper une sacrée branlette. Bill ne voulait pas savoir pourquoi. Il ferma les yeux et serra son sexe. Il était si dur que c'était douloureux. Tout ça à cause de ce stupide Tom. Stupide Tom et sa stupide petite amie.

“Enfoiré,” murmura Bill. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser à Tom et Rebekkah. Ils s'étaient embrassés, Bill le savait comme une chose de sûre. Qui savait ce qu'ils avaient fait d'autre ? Peut-être qu'ils avaient fait des trucs que Tom avait faits seulement avec Bill.

Bill secoua la tête et continua à serrer et rouler ses doigts autour de sa chair chaude. Il essaya de se sortir l'image de Tom et de sa petite amie de la tête. Ça l'empêchait d'approcher l'orgasme. Il soupira et se vida l'esprit, pensant à la première fois où lui et Tom avaient fait quelque chose. Le souvenir de se réveiller à côté de Tom qui se touchait au milieu de la nuit envahit les pensées de Bill, puis il se souvint d'avoir collé son corps contre celui de Tom, sentant ses mouvements et ses à-coups. Il se souvenait parfaitement de l'orgasme de Tom.

Bill pensa à récemment, quand sa mère et Gordon les avaient emmenés lui et son frère à Paris pour un long week-end. Ils avaient eu leur propre chambre d'hôtel, une chose qui avait fait se sentir Bill très adulte, et même s'il y avait deux lits dans la chambre, un seul avait été utilisé. C'était le week-end où Bill avait eu le contrôle sur Tom.

Bill avait un souvenir très clair de ce week-end; s'abaisser sur Tom au milieu de la nuit, sentir son frère se glisser en lui, chevaucher Tom jusqu'à ce qu'ils crient tous les deux et jouissent.

Bill soupira à ce souvenir. Il avait eu le contrôle sur Tom et ça avait été délicieux. Bill pensa à Tom allongé sous lui, le suppliant pour en avoir plus.

Bill se caressa plus fort, sa tête cognant contre le mur, ses cuisses se contractant. Il pensa à sucer Tom, chevaucher Tom... peut-être même baiser Tom.

Ses hanches partirent en avant et il jouit fort, s'écroulant contre le mur, ses mains tremblantes s'appuyant, humides, contre la porte. Il pouvait entendre le cri d'achèvement de Tom, plus doux, à travers le bois. Il s'en fichait si Tom l'avait entendu. Il mit son oreille contre la porte pour entendre chaque souffle haché de Tom.

'C'est hors de mon contrôle,' pensa-t-il.


**


Bill était assis dans une chaise avec ses jambes pendant sur le côté, regardant son cahier de chansons crasseux. Il était seul dans l'appartement, une occasion rare, et il allait passer l'après-midi à réviser des paroles qu'il travaillait. Il prit une gorgée du chocolat chaud qu'il s'était préparé et puis il entendit un coup à la porte en bas.

“Merde,” murmura Bill. Il ne bougea pas. Il savait que c'était un des mecs qui essayait de rentrer. Qui que ce soit, il était sûrement trop flemmard pour trouver sa clé. “Tu trouveras comment rentrer.”

Puis ça cogna de nouveau et Bill roula des yeux. Il posa son cahier sur la table et, tenant toujours sa tasse de chocolat chaud, il descendit l'escalier à pas feutrés pour ouvrir la porte.

Il ne s'attendait pas à voir Rebekkah debout devant lui.

“Oh,” dit Bill d'une voix terne. “Tom n'est pas là.”

Rebekkah fronça un peu les sourcils mais ensuite elle sourit. “C'est pas grave, je peux attendre.” Elle dépassa Bill jusque dans le petit appartement et il se renfrogna. Elle pensait toujours qu'elle pouvait débarquer, comme si elle était chez elle.

“Ça risque de lui prendre longtemps,” dit Bill en fermant la porte. “Et j'ai des trucs à faire.”

“Comme quoi?” demanda Rebekkah. Elle enroula une mèche de cheveux entre ses doigts.

“Des trucs pour le groupe,” dit Bill, l'air important. “Je travaille sur des paroles.”

Ses yeux s'allumèrent. “Vraiment? C'est trop cool. J'adore tes paroles, au fait.”

Bill se sentit un peu mal à l'aise au ton de sa voix. Est-ce qu'elle... flirtait avec lui ? “Merci,” dit Bill, sans conviction.

“Les autres gars sont cools aussi, mais toi tu écris,” continua-t-elle. “C'est la meilleure partie.”

Bill sourit. Peut-être qu'elle n'était pas si terrible après tout. “Essaye d'en convaincre Tom,” dit-il, et elle rigola.

“Il est vraiment bon à la guitare,” dit-elle. “Est-ce que tu joues d'un instrument?”

“Un peu de piano,” dit Bill gaiement. “En quelque sorte. Je sais pas. C'est Tom qui a du talent au bout des doigts.”

Rebekkah rit fort. “Ça c'est sûr.”

Bill faillit s'étouffer quand il se rendit compte de ce qu'elle avait dit. “Beuh. Hum. Tu veux prendre quelque chose?”

“Je prendrai ce que tu bois,” répondit-elle en montrant sa tasse avec un sourire.

Bill grimaça. “Vraiment? C'est du chocolat chaud.”

“Je peux goûter?” Elle se pencha en avant et prit la tasse de Bill sans demander. Il la regarda prendre une gorgée puis la poser. Il y avait de légères marques de rouge à lèvre sur la tasse.

“Alors...” Bill se tenait près de la porte, un peu gauche, et il mit ses mains dans ses poches. Elle lui sourit et s'assit sur un canapé proche. Bill se tortilla. Il n'avait jamais passé autant de temps avec la petite amie de Tom. “Qu'est-ce que tu... fais?”

“Je vais à l'école,” répondit Rebekkah avec une grimace. “Je travaille aussi dans un petit resto.”

“Dans le coin?”

“Ouais, en bas de la rue. Si tu viens, je te filerai des trucs gratuits,” lui dit-elle avec un clin d'½il.

Bill décida à cet instant qu'elle était bien en train de flirter avec lui. Et il aimait ça. “Tout ce que je veux?”

“Ouep.” Elle fit de la place sur le canapé et tapota la place à côté d'elle. “Assied toi!”

“Ok,” dit Bill nerveusement. Il s'assit à une place de Rebekkah. Elle sentait bon. “J'aime bien tes bracelets,” commenta-t-il, faisant un signe de tête vers son poignet.

Rebekkah baissa le regard vers la lanière de cuir et de perles et rit. “Merci. Ton frère me l'a acheté à une foire de rue. C'était marrant. Il est vraiment adorable.”

Immédiatement, Bill se rembrunit. “Oh. Ouais.”

“Je parie qu'il sort avec des filles tout le temps,” dit-elle doucement.

Bill haussa les épaules. Puis ses yeux s'assombrirent. “C'est juste Tom, en fait.”

“Qu'est-ce que tu veux dire?” demanda-t-elle.

“Ça ne change rien à quel point il aime quelqu'un,” dit Bill. “Ce n'est jamais assez.”

“Est-ce qu'il a quelqu'un d'autre?” Bill pouvait voir à ses yeux qu'elle était blessée, mais il ne put s'en empêcher.

“Ouais, tu ne savais pas?”

Elle fronça les sourcils et ses mains se crispèrent ensemble. “Je pensais que peut-être. Mais je n'étais pas sûre... Mais c'est pas grave.”

Maintenant Bill fronçait des sourcils. “Ha bon?”

“On sort juste ensemble, il ne m'a jamais, tu sais, promis quoi que ce soit.” Elle se tourna vers Bill et sourit. “Tu as une petite amie?”

Bill rit à cela. “Non.”

“Tu sais, Tom dit qu'il ne croit pas au véritable amour.”

“Il peut parfois être un connard insensible,” dit Bill. Rebekkah se rapprocha.

“Qu'est-ce que t'en penses?” demanda-t-elle.

“De quoi?”

Elle plaça une main douce sur son genou et il bondit presque. “De l'amour.”

“Et bien, je pense qu'il y a quelqu'un pour chacun de nous,” dit-il, fixant sa main puis son visage. Elle battit des paupières. Il était étonné de se sentir attiré par elle. Mais pas parce qu'elle était mignonne ou charmante, ce qu'elle était, mais à cause de la manière dont elle le faisait se sentir. En contrôle. Il ne pouvait qu'imaginer ce que dirait Tom s'il savait.

“C'est vraiment romantique,” dit-elle.

“C'est-ce que je pense aussi,” acquiesça Bill. Leurs yeux se rencontrèrent et il sentit quelque chose remuer dans son ventre. Tout ce à quoi il pouvait penser en ce moment était Tom. Il pensait à quel point il serait furieux. Même s'il n'avait même pas vraiment fait quoi que ce soit à Bill, Bill avait l'impression qu'il prenait une sorte de revanche.

“Cette autre personne que Tom a... Est-ce qu'elle est aussi belle que moi?” demanda Rebekkah.

“Juste différente.” Bill se rapprocha d'elle. “Tu vois.”

Rebekkah lui sourit un peu et serra son genou. “Comment ça se fait que tu n'ais pas de petite amie? Et ne me donne pas du 'Je me concentre sur ma musique'.”

“Hum.” Bill déglutit fortement. “J'en ai pas, c'est tout.” Maintenant il ne pouvait penser à rien d'autre qu'à la main de la petite amie de Tom sur son genou.

Elle remonta plus haut, sur sa cuisse à présent.

“Est-ce que t'en as déjà eu une?” Rebekkah le fixait intensément.

Bill ne répondit pas. Il ne savait pas ce qui le prenait, mais quelque chose le fit se pencher en avant et embrasser Rebekkah sur les lèvres. Elle réagit en se reculant légèrement, mais ensuite Bill sentit ses mains sur son cou et il entrouvrit les lèvres, invitant sa langue dans sa bouche. Il n'avait jamais embrassé qu'une seule fille et c'était sans la langue. Il imaginait que ça ne devait pas être si compliqué.

Et ça ne l'était pas. Sa langue se colla facilement contre la sienne et il donna des petits coups de langue le long de ses lèvres. Elle rit dans le baiser et attira son visage plus près. Bill retira sa langue et mordilla gentiment sa lèvre inférieure puis l'aspira dans sa bouche. Les yeux fermés, il pouvait presque imaginer faire la même chose avec Tom.

Tom.

Bill s'écarta.

“Hum,” dit-il en rougissant. “Je peux pas... Je dois y aller.” Il se leva vivement et était sur le point de partir mais elle agrippa son poignet.

“Tout va bien,” dit-elle. “Je ne voulait pas te pousser. C'est juste que... tu es plus mon type que Tom.”

Les yeux de Bill s'agrandirent. “Quoi?”

“C'est un vrai joueur,” dit Rebekkah. “Et tu es si profond, si romantique. Je le savais depuis le début.”

“Tom n'est pas si terrible,” dit Bill, enlevant sa main des siennes. “Oublie ce que je t'ai dit sur lui.”

“C'est ton frère, bien sûr que tu le défends,” dit-elle. “Je trouve ça mignon.”

“Tu ne comprends pas,” dit Bill, se sentant complètement misérable.

“Ne t'inquiète pas pour ça, je ne lui dirai rien,” dit-elle, les yeux brillants. “Je vais y aller. Merci pour le chocolat chaud.” Elle sourit et se pencha, l'embrassant doucement sur la joue. “Bye.”

“Euh, bye,” dit-il en la regardant partir.

Quand il entendit la porte se fermer, Bill se rassit sur le canapé et mit sa tête dans ses mains. Il avait tout merdé, du moins pour lui-même. Il se sentait si coupable et tellement en colère, et souhaitait que toute l'affaire Rebekkah ne soit jamais arrivée, pour commencer. Bill savait qu'un jour ou l'autre Tom verrait des filles et sortirait avec, mais il ne pensait pas que ça serait si tôt.

Puis il réalisa à quel point cela avait été facile de se faire aimer de Rebekkah. Il se demanda si ça serait aussi facile avec toutes les filles avec qui Tom pourrait être.

Tu es plus mon type que Tom.

Les mots se répétaient encore et encore dans la tête de Bill. Si Rebekkah pensait ça, alors des tas de filles aussi. Cela bouleversait Bill. Il n'avait jamais vraiment pensé à une fille qui l'aimerait, lui. Il avait été tellement sur Tom.

“Hm,” marmonna Bill. Il tendit la main, attrapa son cahier et commença à griffonner dedans. Il écrivait, et Rebekkah aimait ça. Elle avait aimé cette idée romantique. Bill eut l'idée qu'elle pensait que Tom était superficiel.

Bill avait tellement d'émotions qui le parcouraient. Il était en colère, enchanté, triste, anxieux, frustré et curieux. Il espérait que Tom ne saurais jamais rien du baiser, mais en même temps, une partie de Bill le voulait. Il voulait que Tom soit fâché contre lui. Il voulait une sorte de réaction émotionnelle.

Tournant une nouvelle page, il commença à écrire.


**

“Cet endroit est un vrai foutoir, remarqua Andreas en riant alors qu'il laissait tomber son sac à dos sur le canapé.

“Pas pire que ta chambre,” dit Bill.

“Je suppose,” dit Andreas. “Et je dois admettre, c'est plutôt cool que vous ayez votre propre endroit. Pas d'adultes, hein?”

“Notre manager est tout le temps là,” dit Bill. “Mais ouais, c'est chez nous.”

Andreas sourit largement et ils s'écroulèrent tous les deux sur le canapé. “Alors... où sont tous les autres?”

“Au studio, C'est un jour que pour les instruments,” dit Bill en faisant une grimace.

“Nul.”

“Pas vraiment, j'apprécie la pause. Alors, qu'est-ce que tu veux faire?”

“Film?” demanda Andreas. Bill prit un air joyeux.

“Ouais!”

Quelques heures plus tard, ils étaient devant la télévision, mangeant de la pizza et regardant des comédies américaines mal doublées.

“J'ai entendu dire que Tom a une petite amie,” dit Andreas au hasard, alors qu'ils buvaient leurs cocas. Bill faillit recracher sa boisson.

“Euh, ouais.”

“Elle est bonne?”

“Hum...”

Andreas lui lança un regard. “Quoi?”

“Je... j'ai besoin de te dire quelque chose,” dit Bill, tendant le cou pour être sûr que personne ne traînait autour du salon. “Mais tu ne peux le dire à personne.”

“Quoi??” Presque toute couleur disparut du visage d'Andreas, et Bill se demanda à quoi son ami pouvait bien penser.

“Andreas, calme toi,” dit Bill rapidement. “Je n'ai tué personne, ou quoi que ce soit.”

Andreas toussa et rit un peu. “Oh. Bien. Alors, quoi?”

Bill regarda autour de la pièce encore une fois, s'assurant doublement qu'il n'y avait personne. “Et bien, l'autre jour...”

“Ouais?”

“Je l'ai embrassée.” chuchota Bill, les yeux écarquillés.

Andreas leva les sourcils. “Vraiment??”

“Ne pense pas que je suis un connard. J'en suis un, ok?”

“Je sais pas, tu n'es pas exactement... pas un connard,” dit Andreas lentement. “Pourquoi est-ce que tu l'as fait? Est-ce que tu l'aimes vraiment?”

“Non,” dit Bill rapidement. “beuh, non. Je la déteste.”

“Vraiment.”

“Tom est différent maintenant, avec elle,” geignit doucement Bill. “Il ne traîne plus avec moi. Il ne parle que de Rebekkah. J'en ai marre d'elle.”

“Alors, tu l'as embrassée?” demanda Andreas, l'air perdu.

“Je sais pas!” Bill commençait à se sentir vraiment stupide.

“Tu voulais voir ce que Tom aimait chez elle?”

“Je sais ce que Tom aime chez elle,” dit Bill sèchement et Andreas rit. “Je sais pas pourquoi je l'ai fait.”

“Est-ce que tu étais juste jaloux ou je sais pas?”

Bill sentit son visage rougir. “Hum, peut-être.”

“C'est compréhensible,” dit Andreas.

“Ha bon?” Bill regarda son ami et envisagea sérieusement de tout lui dire. Andreas était son meilleur ami, après tout. Ne comprendrait-il pas? Bill pâlit un peu à l'idée de dévoiler ses vrais sentiments tout haut. Bien sûr qu'Andreas ne comprendrait pas. Personne ne comprendrait. Merde, même Bill ne comprenait pas vraiment. “Je pense que j'étais jaloux d'elle.”

Andreas fixa intensément Bill. “Tu es jaloux... d'elle?”

“Peut-être.”

“Parce que?”

“Tom n'est plus avec moi,” dit Bill. “Et Georg et Gustav sont super, mais, euh, je sais pas!”

“Ils ne sont pas Tom,” fut tout ce que dit Andreas.

“Ouais.” Bill reposa sa tête contre le canapé et soupira. “C'était si facile, aussi. Elle a dit que j'étais plus son type. Je parie que je pourrais piquer n'importe quelle petite amie de Tom.”

“Tu ne devrais sûrement pas,” répondit Andreas. “En plus, est-ce que tu n'es pas...”

Bill le regarda. “Quoi?”

“Je sais pas. Sur les mecs?”

“Hum.” Bill savait qu'il devrait être offensé ou quelque chose, mais il se sentait surtout perdu. “Je n'y ai jamais vraiment pensé. Je m'en fiche un peu.”

Andreas acquiesça. “C'est ok si tu l'es.”

“Je sais pas,” dit Bill. “Est-ce que je suis bon pour l'asile de vouloir saboter les relations de Tom?”

“C'est...” Andreas s'éclaircit la gorge et s'affaissa. “Pas exactement normal. Mais c'est de toi qu'on est en train de parler.”

Bill sourit largement et balança un coussin au visage d'Andreas. Ils se le renvoyèrent un moment jusqu'à ce que Tom entre. Andreas le remarqua en premier, et lança le coussin à Bill.

“Salut,” dit Tom en souriant.

“Salut,” répondirent Bill et Andreas. “Quoi de neuf?” ajouta Andreas.

“Je suis juste venu chercher mon accordeur,” dit Tom. Il jeta un coup d'½il à la télé et fronça les sourcils de dégoût. “Bon, à plus.”

“Bye, Tomi,” dit Bill d'un ton irrité. Tom le regarda d'un air renfrogné et quitta la pièce.

Bill et Andreas se remirent à regarder le film en silence quelques minutes de plus. Bill triturait tellement le bas de son T-shirt qu'Andreas finit par le regarder.

“Il y a pas autre chose?” demanda-t-il doucement à Bill.

“Qu'est-ce que tu veux dire?” Bill se sentit rougir.

Andreas le regarda et Bill se sentit très mal à l'aise. “On dirait juste qu'il y a, j'sais pas, quelque chose d'autre.”

“En dehors du fait que je vole la petite copine de Tom, même si je préfère peut-être les mecs ?” demanda Bill.

Andreas rit un peu et Bill se sentit soulagé. “Je suppose que non,” dit Andreas et il jeta le coussin sur Bill.


**


La porte claqua et les trois garçons reculèrent dans leurs sièges.

“Oh oh,” dit Gustav. “Tom est de retour.”

“Son rendez-vous a dû bien se passer,” dit Georg.

Bill fixa sa pizza. Il entendait les pas lourds de Tom dans l'entrée puis dans les escaliers vers leur chambre.

“J'irais bien lui parler, mais j'ai peur pour ma vie,” dit Gustav. Georg hocha de la tête. Ils regardèrent tous les deux Bill.

“Vous voulez que j'y aille?”

“Tu es son frère,” dit Georg. Bill soupira et se leva.

“D'accord, mais s'il me torture à mort, ça sera de votre faute.”

Bill monta les escaliers, son coeur battant un peu la chamade. Il savait que quelque chose était arrivé avec Tom et Rebekkah. Ils se disputaient beaucoup ces derniers temps, et Bill savait pourquoi, également.

Une fois en haut des escaliers, il aperçut Tom assit sur son lit près de la fenêtre. Il fixait la ville au dehors.

“Hey,” dit Bill.

Tom ne répondit pas.

“Est-ce que ça va?”

Il vit Tom se détourner de lui encore plus, l'ignorant. Bill se mordit la lèvre et osa s'approcher. “Tom?”

“Dégage de là, putain.”

Bill arrêta de bouger. “Et bien, non, je ne pars pas. Tu as vraiment l'air mal.”

“N'importe quoi, je vais bien.”

“Tu n'en as vraiment pas l'air.”

Tom regarda par dessus son épaule et Bill vit son visage. Il était tendu et crispé, et il avait l'air fatigué. Bill voulait aller près de lui, mais il savait que Tom le repousserait si fort qu'il traverserait le mur.

“Est-ce que tu pourrais juste partir?” demanda Tom.

“Dis moi ce qui se passe, Tomi,” encouragea Bill, se rapprochant et s'asseyant sur le bord du lit de Tom. “On se dit tout d'habitude.”

“Ne m'appelle pas comme ça.”

Bill fronça des sourcils. “C'est Rebekkah?”

Tom se renfrogna et détourna le regard. “Oui, d'accord? C'est elle, et toi.”

Bill sentit son estomac s'écraser au sol. “Quoi??”

“Elle a cassé avec moi,” dit Tom, de l'incrédulité dans la voix. Puis, “A cause de toi, je crois.”

“Qu'est-ce que tu veux dire?” demanda Bill.

“Tu es plus son type',” dit Tom en plissant des yeux. “Elle ne te connaît même pas.”

Bill essaya d'avoir l'air surpris. “C'est bizarre.”

“Je veux dire, tu ne l'aime même pas.” Tom se frotta le visage. “Pourquoi est-ce qu'elle te préfèrerait à moi?”

Bill se mordit la lèvre. “Elle n'a rien dit d'autre?”

Tom le regarda furieusement. “C'est pas tes affaires, Bill. Sérieusement, laisse moi tout seul.”

“Mais je—”

Dégage.”

Bill se sentait au bord des larmes. “Je n'ai rien fait,” dit Bill en espérant que Tom ne savait pas pour le baiser. “Tom?”

Tom ne répondit pas et Bill baissa le regard vers le sol. Il se sentait plus mal que jamais auparavant. Il pensait qu'il serait heureux quand Tom et Rebekkah casseraient, mais il se sentait juste dégueulasse.

Bill approcha sa main et toucha Tom à l'épaule. Tom s'écarta de lui. “Je suis désolé,” chuchota Bill.

“Ce n'est pas de ta faute si c'est une connasse. Je veux juste ne pas en parler, ok?”

Leurs regards se rencontrèrent. “Tomi—”

Sérieusement, Bill.”

Bill fronça les sourcils et hocha lentement de la tête. “Ok.” Il se leva et quitta la pièce, fermant doucement la porte derrière lui.

“Merde,” murmura Bill. Il s'assit à l'extérieur de la porte et amena ses genoux à son torse. Il ne voulait pas retourner avec Georg et Gustav parce qu'il savait qu'ils allaient l'assommer de questions et lui demander ce qu'il se passait. Bill pensait que ça n'était pas leurs affaires.

Il laissa sa tête cogner contre le mur quelques fois puis s'affala encore plus. Il se sentait comme un véritable con. Il en était un.

Bill avait voulu le contrôle. Au lieu de ça, il l'avait complètement perdu.


***

Et voilà ^^
Chapitre un peu moins "chaud" que les autres, mais riche en émotion!
(oui, oui sinon y'a encore un nouvel OS sur mon blog, héhé. * )

Pix : DGI

# Posté le samedi 09 février 2008 08:20

Modifié le samedi 15 novembre 2008 06:26

Formative - chapitre 8

Formative - chapitre 8

Et voilà
C'est le dernier chapitre de Formative.
Mon dieu que j'aime ce chapitre *soupir*
Aller, pas de mélancolie, la suite "Catharsis" arrive bientôt ^^


***



Les deux mois suivants furent un véritable tourbillon. Le groupe avait fini leur premier album, pris un nouveau nom et ils attendaient sérieusement leur sortie au public. De grandes choses se profilaient dans leur futur, plus grandes qu'ils n'aient jamais rêvé pour eux-mêmes, et c'était énorme pour chacun d'eux.

Quand ils avaient eu fini d'enregistrer leur album, ils étaient tous rentrés chez eux pendant quelques temps pour se relaxer et finir les cours. Si Bill et Tom trouvaient qu'aller à l'école était chiant avant, ce n'était rien comparé à maintenant. Leurs camarades de classe étaient juste méchants et jaloux de l'endroit où ils étaient allés et de ce qu'ils y avaient fait. Les jumeaux ne prenaient même plus la peine de répondre. Ils devinrent des parias et se sentaient seuls.

Ils se sentaient encore plus seuls à la maison. Bill n'avait aucun ami à l'école en dehors d'Andreas, et il n'avait plus vraiment Tom non plus. Depuis que Rebekkah avait cassé avec lui, il était différent avec Bill. Bill avait le sentiment que Tom essayait de faire comme si rien ne s'était jamais passé entre eux.

Et ça rendait Bill complètement misérable.

Il n'y avait rien que Bill puisse faire. Il connaissait Tom suffisamment bien pour savoir qu'il devait rester à l'écart. Bill n'avait rien tenté, et n'avait rien dit. Il faisait même attention à la façon dont il regardait son frère. Ils agissaient normalement l'un avec l'autre, plaisantaient et riaient même beaucoup mais quelque chose d'essentiel manquait entre eux. Cela ravageait Bill chaque jour, mais il arrivait de mieux en mieux à contrôler sa douleur. Il arrivait de mieux en mieux à camoufler ses véritables sentiments.

Le dernier jour d'école, Bill avait assisté aux cours comme un zombi, attendant la sonnerie à la fin de la journée pour pouvoir rentrer chez lui. Il ne pouvait s'empêcher de penser, 'Ça y est. Je n'aurai plus à m'asseoir à une table d'école. On sera célèbres dans quelques mois.' Il savait que Tom se moquerait de lui de penser ça. Quand la cloche sonna enfin, Bill bondit de son siège et quitta le bâtiment à toute allure, sans regarder en arrière.

Il remonta mieux son sac sur son épaule en marchant vers chez lui. Il aurait pu facilement prendre le bus et s'économiser la longue marche, mais il ne voulait pas voir les autres collégiens plus que nécessaire. Il en avait bel et bien fini avec eux.

Alors que Bill s'éloignait de l'école, il vit son frère à un coin de rue, draguant une fille aux cheveux teints en rouge. Bill fronça les sourcils et essaya de détourner le regard. Il n'avait pas vu Tom avec une fille depuis Rebekkah.

Mais il ne pouvait pas s'empêcher de regarder. Il vit Tom sourire à la fille. Il avait l'air de passer un très bon moment avec elle. Bill plissa les yeux et la détesta immédiatement, qui qu'elle soit. Il commença à se sentir déraisonnable et en colère.

Tom était à lui. Son frère. Son tout.

Bill marcha vers son frère et la fille. Il ne savait pas ce qu'il allait dire, mais il en avait assez. Le silence entre eux le tuait. Il ne pouvait pas continuer à faire semblant que rien ne s'était passé. Il devait au moins parler à Tom.

“Bill,” dit Tom, levant les yeux et remarquant son frère. La fille regarda par-dessus son épaule et vit aussi Bill.

“Oh,” dit-elle, l'air ennuyé. “J'avais oublié qu'il était ton frère.”

Bill lui jeta un regard méchant, puis fixa Tom d'un oeil noir. “On doit parler.”

“Plus tard, ok?” dit Tom. Il fit un geste vers la fille. “On va aller se prendre des glaces pour fêter la fin des cours.”

“Non,” dit Bill. La fille rit méchamment.

“Bill,” dit Tom à voix basse. “On se voit à la maison dans quelques heures.”

Bill soupira, frustré. “Tom, si tu t'en vas, je...”

Tom croisa les bras. “Tu quoi?”

“Je...” Bill haussa les épaules et secoua la tête. “Oublie ça. Amuse toi bien.” Il regarda la fille directement dans les yeux. “Au fait, j'ai toujours pensé que t'étais une grosse salope, et tes cheveux sont horribles. Pas que ça ait de l'importance. Bye.”

Bill se tourna et commença à s'éloigner rapidement. Il entendit son hoquet mais il s'en fichait. Il se fichait de tout. Il imaginait l'expression sur le visage de Tom; indéchiffrable, peut-être légèrement amusée. Quoi qu'il en soit, Bill était certain que Tom et la fille n'allaient pas partager de glace.

Il marchait depuis environ cinq minutes quand il entendit des pas derrière lui. Bill ne se retourna pas.

“Bill.”

Bill continua d'avancer, gardant la tête droite. “Ouais.”

Tom le rattrapa enfin et commença à marche à côté de Bill sur la route sale qu'ils avaient montée et descendue tellement de fois auparavant.

“Alors, quel est ton problème?” dit Tom calmement.

Bill s'arrêta de marcher. “Il n'y a rien qui te dérange?”

Tom s'arrêta quelques pas devant lui. “Qu'est-ce que tu veux dire?”

“Ne ressens-tu même pas la moindre... Laisse tomber. Rien.” Bill reprit sa marche rapide, accélérant son rythme en une petite course, laissant Tom derrière lui. Il ne s'arrêta pas avant d'atteindre leur maison, et ne salua même pas sa mère dans la cuisine. Il alla directement dans sa chambre et mis des coups de poing dans le matelas avec colère. Il entendit la porte claquer en bas, puis il entendit sa mère demander à Tom quel était le problème avec son frère. Bill n'écouta pas assez longtemps pour entendre la réponse de Tom. Il enfonça sa tête dans son oreiller et s'endormit rapidement.


**


Plus tard ce soir là, Bill émergea de sa chambre, endormi. Il se sentait groggy et sa bouche avait un goût de vieille chaussette. Un rapide coup d'½il à l'horloge lui apprit qu'il avait dormi pendant presque cinq heures.

Baillant, il descendit les escalier à pas feutrés. Il semblait que personne n'était à la maison. Il avait faim alors il alla dans la cuisine.

Là, il y avait Tom, assis à table en train de manger un bol de céréales.

“Hey,” dit Bill doucement, se frottant le visage et repoussant des cheveux de ses yeux. Il avait commencé à se laisser pousser une grosse mèche et elle tombait constamment devant son visage.

Tom hocha la tête, mais ne dit rien.

Bill regarda dans le réfrigérateur et pris du Coca. Il avait besoin de faire partir le goût de vieille chaussette de sa bouche. “Où sont Maman et Gordon?”

Tom posa sa cuiller et haussa les épaules. “Sortis. Pour toute la nuit, je crois.”

“Ils ne l'ont pas dit? Tu étais où?”

“Ici,” dit Tom de manière crispée. “Merci de m'avoir lâché aujourd'hui, au fait.”

Bill se figea. “Je n'allais pas t'attendre pour que tu me foutes par terre.”

“Tu penses vraiment que je l'aurais fait?” dit Tom, de l'incrédulité dans la voix.

“J'ai foutu ton rencard en l'air.”

“C'était pas un rencard.”

“Oh.”

“T'es qu'un connard,” dit Tom, poussant son bol à travers la table. “Mais c'était une salope. Tu avais raison.”

“Ok,” dit Bill en fronçant les sourcils. “Ça ne me fait pas me sentir mieux.”

“Qu'est-ce qu'il t'arrive?” demanda Tom. “Tu es tellement dingue en ce moment.”

Bill ne pouvait pas croire, ne voulait pas croire que Tom ne savait pas. Il fixa Tom, exaspéré. “Sérieusement, Tom?”

Tom haussa les épaules et s'affala dans sa chaise. “Je suis fatigué, je vais aller m'allonger.”

“Bien.” Bill se retourna vers le réfrigérateur et commença à fouiller dedans. Il avait complètement perdu son appétit, mais il ne voulait plus regarder son frère. Ça faisait trop mal de penser qu'ils étaient tellement déconnectés que Tom ne savait même pas pourquoi Bill était si en colère. Il ne pouvait pas croire que Tom était aussi stupide.

Quand Bill regarda de nouveau vers la table, Tom était parti. Il avait laissé son bol de céréales sorti. Soupirant, Bill mit le bol dans l'évier et le rinça. Il était seulement huit heures et il ne dormirait certainement pas cette nuit à cause de sa sieste improvisée.

“Fait chier,” dit Bill fortement, fixant l'évier. Sa voix perça le silence et il se hérissa. “Tom...”

Soudain, Bill laissa tomber les assiettes dans l'évier et courut en haut des escaliers vers la chambre de son frère. Il ne prit pas la peine de frapper, fit irruption dans la pièce et se plaça au pied du lit de Tom. Tom était enroulé en boule.

Bill grimpa sur le lit et rampa par dessus Tom. Tom eut un sursaut et fixa Bill, désorienté.

“Qu'est-ce que tu fais?” demanda Tom en clignant des yeux.

“Je te rafraîchis la mémoire,” répondit Bill en appuyant ses hanches contre les cuisses de Tom. “Tu te souviens?”

“Euh.”

“Fais comme s'il ne se passait rien,” dit Bill, bougeant ses mains sur les cuisses de Tom. “Je ne suis pas là.”

“Mais bordel, qu'est-ce que tu fous?” Tom s'appuya sur ses coudes et fixa Bill dans l'obscurité.

“Je ne suis pas là,” répéta Bill en glissant une main sous le T-shirt de Tom et l'appuyant à plat contre son torse. Tom tremblait sous lui. “Je n'ai jamais été là, d'accord?”

Tom se contenta de le fixer.

Bill soupira et se pencha en arrière. Il ne savait pas jusqu'où il faudrait aller pour atteindre Tom. “Je pige pas, Tomi.”

“Apparemment moi non plus,” dit Tom avec irritation.

“C'est toi le connard,” dit Bill descendant complètement de Tom. “Je suis content de l'avoir embrassée.”

“Quoi?” Maintenant Tom s'assit et Bill avait son attention pleine et entière.

Bill se sentit soudain nerveux.

“Embrassé qui?”

“Rebekkah,” dit Bill d'une voix très calme.

Le visage de Tom s'assombrit aussitôt, et Bill n'avait jamais vu son frère aussi furieux. En fait, Il était légèrement effrayé. Tom s'assit vivement et attrapa Bill par le col de son T-shirt.

“Tom,” dit Bill, et Tom le secoua. Bill poussa un petit cri et Tom le bouscula violemment. “Arrête!”

Tom frappa violemment Bill dans l'épaule. Bill laissa échapper un petit glapissement et Tom leva de nouveau le poing. Bill le fixa, les yeux écarquillés, incapable de bouger.

“Tu détruis tout!” hurla Tom. Il poussa Bill contre le mur. “Bats toi!”

Bill ne pouvait pas, il avait trop peur que Tom le casse en deux. Cela sembla seulement rendre Tom encore plus furieux. Il agrippa Bill par l'épaule et le secoua jusqu'à ce que Bill crie de douleur.

“Ça fait mal?” demanda Tom, les yeux sombres.

Bill hocha la tête et essaya de se défaire de l'emprise de Tom. Tom serra son épaule plus fort.

“Parfois je te déteste, putain,” dit Tom. “Je l'aimais vraiment beaucoup, Bill.” Les yeux de Bill s'écarquillèrent, les deux commentaires le dévastaient. Il ne pouvait empêcher les larmes d'inonder ses joues. Elles roulèrent le long de son menton, sur son T-shirt et sur les mains de Tom. Tom retira vivement ses mains et fixa Bill. Bill laissa échapper un petit sanglot.

“Je suis désolé,” parvint à dire Bill, un hoquet se prenant dans sa gorge. “Ne me fais plus mal.”

Tom leva encore le poing mais ensuite il le laissa retomber sur le côté. Il descendit du lit et se leva, s'élevant au dessus de Bill. Bill sanglotait ouvertement. “Bill, arrête ça.”

“Je ne voulais pas t'énerver, ou bien peut-être que si,” dit Bill entre deux sanglots étouffés. “Je la détestais et je détestais qu'elle soit là-”

“Pourquoi?” demanda Tom.

“Parce que,” dit Bill en reniflant.

“Arrête de pleurer,” dit Tom. “Je déteste quand tu pleures. Ne sois pas une putain de gamine pour une fois.”

Les yeux de Bill lancèrent des éclairs et, sans même réfléchir, il fila un coup de pied, frappant Tom dans le genou.

“Putain!” cria Tom.

“Tu n'es qu'un enfoiré,” dit Bill. Il frappa Tom une nouvelle fois. Tom grogna et attrapa les jambes de Bill, les maintenant immobiles.

“C'est toi qui a volé ma petite amie!”

“Je n'ai même pas eu à essayer,” dit Bill en retenant d'autres larmes. “C'était facile.”

“Va te faire foutre, Bill,” cracha Tom, se débattant avec les jambes de Bill qui battaient l'air furieusement.

“C'est vrai,” répondit sèchement Bill. “Je pourrais te piquer toutes les filles que tu ramènes.”

“Tu n'aimes même pas les filles!” cria Tom. “Sale tapette!”

Soudain, Bill se redressa et prit le dessus sur son frère, le frappant fort dans la mâchoire. Tom recula de quelques pas et ses yeux devinrent plus sombres, presque noirs. Bill cessa d'essayer de retenir ses larmes; elles tombèrent librement sur ses joues à nouveau et il s'écroula au sol, mettant ses mains sur sa tête, essayant de se protéger de Tom.

Il y eu un silence

Puis Bill sentit des mains sur son dos. “Bill, ça va?”

Bill essaya de repousser Tom de ses mains. “Fous moi la paix.”

“Ne complique pas les choses,” dit Tom. Il s'accroupit au sol à côté de Bill et baissa ses bras. “Tu es vraiment désolé?”

“Je l'étais,” dit Bill, fixant ses genoux.

“Je t'ai fait mal?”

Bill laissa échapper un rire amer. “J'ai frappé plus fort que toi.”

Tom se frotta la mâchoire et haussa les épaules. “J'ai connu pire... en essayant de te protéger, tu te rappelles?”

Bill hocha la tête, ses épaules se contractant. “Je ne suis pas tout à fait désolé, juste en quelque sorte.”

“Ok,” répondit Tom, s'installant sur le sol et ramenant ses genoux à son torse. “C'était vraiment pas sympa de ma part, ce que j'ai dit.”

Bill tressaillit et se rappela les mots blessants qui l'avaient fait cogner Tom à la mâchoire. “Tu le pensais?”

“Je sais pas.” Tom fixa le sol. “Peut-être. Je sais pas.”

“Pourquoi est-ce que tu penses ça?”

“Parce que... Je sais pas,” répéta Tom, l'air mal à l'aise.

“A cause de ce qu'on a fait ensemble? Tu l'as fait aussi,” murmura Bill.

“C'est différent,” dit Tom.

“En quoi? Tu étais en moi,” dit Bill. Le visage de Tom vira au rouge. “C'était ton idée.”

“Ça veut rien dire,” dit Tom.

Bill avait l'impression que Tom venait de le frapper une nouvelle fois. Il se détourna de Tom et se força à ne pas pleurer.

“On ne faisait qu'expérimenter des trucs,” dit Tom. “Tu le savais, Bill.”

“Mais c'était...” Bill se mordit la lèvre.

“Tu es mon frère,” dit Tom. “Tu comprends, non?”

Bill commença à claquer des dents alors qu'il réprimait un gros sanglot.

“Ça n'a rien changé qu'on ait fait ça,” continua Tom. “C'était complètement différent quand j'ai couché avec Rebekkah.”

Bill se tourna rapidement, la bouche ouverte. “Tu... quoi?”

“Ouais,” répondit Tom calmement.

“Tom...” Bill hoqueta une fois puis un sanglot bruyant se coinça dans sa gorge. Ses yeux le piquaient et ses joues le brûlaient là où les larmes recommencèrent à couler. “Comment tu as pu??”

La bouche de Tom s'ouvrit, comme pour dire quelque chose, mais aucun son ne sortit. Bill se décomposait devant lui.

“C'était notre truc,” dit Bill, sachant combien c'était ridicule. “C'était notre truc à nous, que l'on fait, ou que l'on faisait,” continua-t-il, pleurant plus fort qu'il ne l'avait fait depuis un moment. Il pouvait à peine parler, il sentait que ses entrailles étaient désespérément emmêlées.

“Bill, tu ne pensais pas...” La main de Tom toucha le dos de Bill à nouveau. Cette fois, Bill était trop bouleversé pour le repousser.

“Elle était mieux que moi?” demanda Bill, ayant brusquement besoin de le savoir. “C'était mieux avec elle?”

“Je sais pas,” dit Tom. Ses mains agrippèrent le T-shirt de Bill. “C'était différent.”

“Je ne laisserais jamais personne d'autre...” Les yeux de Bill se remplirent de nouvelles larmes. “Que toi. Je l'ai fait seulement parce que c'était toi. Qu'est-ce que tu croyais?”

“Je suis désolé,” dit Tom. “Bill, je n'ai pas réfléchi, c'était pas sérieux, c'est juste arrivé.”

“Je te fais confiance plus qu'à n'importe qui au monde. C'était spécial, et toi c'était juste pour... t'amuser. T'en as rien à foutre de moi.”

“C'est faux,” dit Tom, une note de désespoir dans la voix. “Tu sais que c'est faux.”

“Non,” dit Bill, secouant la tête et laissant des larmes brûlantes tomber sur ses genoux. “Ça avait plus d'importance pour moi que n'importe quoi d'autre, Tomi, et j'y pense tout le temps. Tu ne te rappelles certainement plus les sensations, comment c'était, que dalle.”

“Ne dis pas ça.”

“Je ne peux pas m'en empêcher,” dit Bill d'une voix tremblante. L'horreur de la situation le frappait vraiment. Il avait toujours eu le sentiment qu'il y attachait plus d'importance que Tom, mais il ne n'avait jamais voulu en être certain.

“Ça ne voulait rien dire avec Rebekkah,” dit Tom, relâchant ses doigts et frottant le dos de Bill à nouveau. “Je voulais juste... Je sais pas. Essayer.”

“Comme avec moi.”

“Non,” dit Tom. Sa main retomba et il pencha la tête, essayant de regarder Bill dans les yeux. “J'y pense beaucoup aussi. A ce qu'on faisait.”

“Ouais. Super.” Bill fit courir une main sur ses yeux, sa manche était entièrement trempée. Il n'arrivait pas à croire la quantité de larmes qu'il produisait. “Tu n'as aucune idée, Tom.”

Les épaules de Bill montaient et descendaient encore alors qu'il pleurait plus fort, s'écartant de son frère.

“Bill.”

Bill sentit la main de Tom sur la sienne, le rapprochant de lui.

“Quoi?”

“Ça voulait dire quelque chose, d'être avec toi. Tu es mon frère, alors c'est bizarre,” dit Tom.

“J'imagine,” dit Bill à travers ses larmes.

“En revanche, il y a quelque chose que l'on n'a jamais fait. Et je me demande si je peux te convaincre une fois de plus.”

Bill leva les yeux vers Tom, perdu. “Je ne comprends pas.”

“Ça voudrait dire beaucoup pour moi,” murmura Tom. Sa voix était douce, une douceur que Bill n'avait jamais entendue auparavant. Des frissons le picotèrent le long du dos.

“Bien sûr, je ferai tout ce que tu veux,” dit Bill.

“Bien.” La main de Tom encercla sa mâchoire, levant sa tête. Les yeux de Bill s'écarquillèrent quand Tom se pencha sur lui. Il avait compris.

Les lèves de Tom touchèrent les siennes très doucement, mais la sensation faisait battre la chamade au coeur de Bill.

“Ok?” demanda Tom contre ses lèvres. Bill soupira et pressa sa bouche contre celle de Tom. La main de Tom se resserra sur la mâchoire de Bill et attira sa bouche plus près. Leurs lèvres s'ouvrirent ensemble, leurs langues se rencontrèrent et des gémissements s'échangèrent. Les mains de Bill touchaient le visage de Tom, le bout de ses doigts cajolant l'endroit où il l'avait frappé.

Cela avait plus d'importance pour Bill que tout ce qu'ils avaient fait avant. Tom respira dans sa bouche et ils partagèrent ce souffle. Bill fondait, il fondait dans l'étreinte de Tom et la seule chose qui le raccrochait à la réalité était le bonheur de se sentir si proche de Tom à nouveau. C'était une proximité qu'il n'avait jamais ressentie auparavant. Ce n'était pas vraiment coquin, et ça n'était pas innocent. C'était juste comme il fallait et c'était exactement ce dont Bill avait besoin.

Bill soupira contre les lèvres de Tom et passa ses doigts entre ses dreads, massant son crâne de la façon dont Tom aimait. Tom lécha les lèvres de Bill, les retraçant de sa langue puis les mordillant gentiment. Bill ferma les yeux et ronronna presque en sentant les dents de Tom sur sa lèvre inférieure. Il laissa Tom encercler ses épaules de ses bras et frissonna. L'instant était si intense et chaud, et Bill pleurait toujours. Mais pour une raison complètement différente.

“Debout,” chuchota Tom contre la joue de Bill. Bill laissa Tom le remonter sur le lit où ils avaient exploré tellement de choses. Le lit grinça de façon familière et Bill rit à travers ses larmes. Il ouvrit les yeux et observa un peu Tom. Il n'avait jamais vu son frère avec l'air si doux. Les cils de Tom formaient un éventail sur ses joues, sa peau était rosie et son front plissé par une concentration attentionnée.

“Touche moi,” dit Bill. Tom lui sourit et amena sa main au visage de Bill.

“Ne pleure pas, c'est-ce qu'il y a de pire,” dit Tom. Il essuya les joues de Bill.

“Je ne peux pas m'en empêcher.” Bill souriait aussi maintenant et Tom l'embrassa encore. Même si Bill n'avait embrassé que deux personnes, il savait que Tom embrassait bien. Tout comme il savait que Tom était doué au lit. Leurs lèvres s'écartèrent et Bill embrassa la joue de Tom. “Je suis comment?” demanda-t-il.

Tom rit un peu. “Meilleur que Rebekkah.”

Bill sentit de la fierté gonfler en lui. “Je suis le meilleur?”

Tom hocha la tête et, même s'il mentait, Bill s'en fichait. Leurs bouches se rencontrèrent, ouvertes et humides, et Bill gémit.

“Montre moi,” chuchota Bill. Tom releva la tête de Bill et l'embrassa doucement.

“Parfois, c'est agréable de n'utiliser qu'un peu la langue,” dit Tom. Il passa sa langue sur les lèvres de Bill qui se tortilla.

“Comme ça?” Bill appuya très doucement sa langue contre celle de Tom et la sentit jouer avec la bille de métal.

Tom rit doucement. “Plus comme ça...”

Il aspira la langue de Bill dans sa bouche et les paupières de Bill papillonnèrent. Il pouvait à peine respirer. C'était comme si on lui avait coupé le souffle. Il sentit Tom relâcher sa langue puis rattacher ses lèvres aux siennes. “Et parfois c'est agréable de juste, je sais pas, laisser un baiser se faire.”

Bill laissa échapper un petit cri quand Tom fit voyager sa main sur sa taille, la glissant sous son T-shirt. “Est-ce que tu me touches vraiment?” demanda Bill.

Tom ne répondit pas, il continua simplement à l'embrasser et à frotter sa main autour du ventre de Bill. Il déplaça ses lèvres sur la mâchoire de Bill et laissa sa langue en redessiner les contours, s'arrêtant pour lécher et pincer certains endroits, ce qui rendait Bill complètement dingue. Bill entoura le cou de Tom de ses bras fins. Les dreads de son frère lui chatouillaient la joue.

“Je pense que je serai doué pour ça,” dit Bill avec assurance.

“Tu l'es déjà. Je savais que tu le serais.”

Bill eut un sourire éclatant, toute trace de larme disparue. “Tu y a pensé, alors?”

“Oui.” La main de Tom quitta le ventre de Bill et se dirigea vers le bas. Bill haleta quand Tom trouva son pénis, à moitié dur et chaud, à travers son jean. “Tu aimes ça?”

Bill colla leurs bouches ensemble et suça fortement la langue de Tom. Oui, il aimait ça. Putain il aimait vraiment ça. Quand leurs lèvres se séparèrent, ils haletaient tous les deux.

“Je peux...” Tom caressa Bill à travers son pantalon. “J'ai envie d'être en toi.”

“Oui, s'il te plait, Tomi,” dit Bill dans un gémissement.

“Pourquoi est-ce que tu m'appelles toujours comme ça?” demanda soudainement Tom. Ses yeux étaient brillants et doux et sa voix ne semblait pas agacée.

“Parce que personne d'autre ne le fait,” dit Bill.

Tom se pencha et embrassa Bill une nouvelle fois, souriant contre ses lèvres. Bill couina et caressa le dos de Tom, glissant ses doigts sous son T-shirt et le relevant au-dessus de la tête de Tom. Tom secoua le vêtement hors de ses cheveux et se remit à genoux au-dessus de Bill. Bill regarda Tom, le regarda vraiment. Il pouvait voir que les bras de Tom étaient ceux d'un joueur de guitare.

Bill retira son propre T-shirt et colla son ventre contre celui de Tom, sentant la chaleur qui se dégageait de lui. Il n'y avait plus grand-chose à faire, mais Bill voulait que ce moment dure, il voulait le prolonger autant qu'il le pouvait. Il enserra les épaules de Tom de ses bras et l'attira tout près.

“Lâche moi,” dit Tom en riant. Il poussa les bras de Bill mais Bill le serra seulement plus fort.

“Non.”

Bill parsema le cou de Tom de baisers, et Tom gémit quand Bill lui lécha la nuque. Il repoussa les dreads de Tom et suça doucement la peau chaude. Il savait qu'il laisserait une petite marque.

“Bill,” dit Tom doucement, ondulant et écrasant son bas-ventre toujours habillé contre celui de Bill. Bill haleta et détacha sa bouche du cou de Tom.

“Quoi?”

“Je veux la mettre en toi maintenant.”

Bill gémit. “Oui, Tomi, en moi.” Tom imposa ses lèvres sur celles de Bill et l'embrassa de façon dure, presque brutale. C'était une nouvelle sorte de baiser. Bill ouvrit la bouche et laissa Tom enfoncer sa langue à l'intérieur. Bill jouait les soumis pour Tom, parce qu'il savait que Tom aimait avoir le contrôle, et merde, Bill aimait que Tom ait le contrôle.

Alors que leurs langues se rencontraient, leurs sexes aussi. Tom s'écrasait contre Bill et ses mains tiraient furieusement sur son jean.

Bill rit dans la bouche de Tom. “Tu dois le déboutonner,” haleta-t-il.

Tom secoua la tête et embrassa encore Bill. Il entraîna le pantalon de Bill en bas de ses hanches et de ses cuisses, sans le déboutonner ni ouvrir la braguette. Bill se cambra quand le tissu tira sur son pénis. Il était complètement dur et se sentait extrêmement sensible. Les baisers l'avaient excité d'une manière qu'il ne comprenait pas vraiment.

Tom sépara leurs bouches et embrassa Bill de son cou à son torse. Ça aussi c'était nouveau. La langue de Tom lécha les tétons de Bill, puis les mordilla.

“Ugh!” grogna Bill. “Tom!”

Tom fit courir ses baisers le long du ventre de Bill et s'arrêta à son boxer. “Tu veux que je la suce?”

“Je...” Bill ne savait pas ce qu'il voulait le plus, la bouche de Tom ou le sexe de Tom.

Tom prit la décision pour lui. Il retira le boxer de Bill et prit immédiatement la tête de l'érection de Bill en bouche.

“Oh mon Dieu,” gémit Bill. “Putain!”

La tête de Tom montait et descendait alors qu'il caressait le sexe de Bill de ses lèvres. Bill pouvait à peine garder les yeux ouverts, la sensation était fantastique, et ça faisait si longtemps. Il laissa retomber sa tête et fixa le plafond, puis, il sentit des doigts passer derrière ses testicules vers son entrée.

“Oh, nom de Dieu,” cria Bill. C'était presque trop; La bouche de Tom autour de son pénis et les doigts de Tom se pliant à l'intérieur de lui. Il avait l'impression qu'il pourrait devenir fou. “Tom, Tom, Tom, Tom...”

La langue de Tom remonta le long de son sexe et il l'engloutit juste au moment où il enfonçait un autre doigt en Bill. Les yeux de Bill roulèrent dans leurs orbites et une chaleur envahit son bas-ventre.

“Arrête,” gémit Bill, enfouissant une main dans les dreads de Tom et les tirant. “Je veux me finir quand tu seras en moi.”

Tom le suça profondément une dernière fois puis retira sa tête. “Ok,” dit-il en souriant à Bill d'un air coquin. Les yeux de Bill brillèrent puis il sentit les doigts de Tom toucher le bon endroit à l'intérieur de lui. Bill avait essayé de le trouver lui-même plusieurs fois quand il était seul, mais Tom était le seul à pouvoir le trouver.

“Tu veux le faire comment?” demanda Tom. Il retira ses doigts de Bill et Bill haleta vivement.

“Je veux t'embrasser pendant que tu rentreras en moi,” dit Bill, rougissant jusqu'aux oreilles. “Je veux juste t'embrasser.”

Il regarda Tom un moment. D'abord, Tom enleva son pantalon et Bill vit qu'il était très dur, et un peu mouillé. Leurs yeux se rencontrèrent et Tom leva un sourcil. “J'ai une idée.”

“Tu es plein d'idées,” dit Bill. (You're full of them)

“Tu es plein de moi.” (You're full of me) Le doigt de Tom s'enfonça en Bill à nouveau et Bill rit.

“Tu es plein de suffisance,” corrigea Bill. (You're full of yourself)

Tom sourit et retira son doigt, il se pencha pour atteindre la table de nuit et trouver la bouteille de lotion qu'ils utilisaient il y a si longtemps. “Admets le, je suis génial,” plaisanta Tom.

“Peut-être juste un peu. Alors, c'est quoi cette idée?”

“Je te veux au-dessus,” dit Tom.

“Comme à Paris?”

“Oui, comme à Paris.”

Bill relâcha lentement son souffle et prit la bouteille des mains de Tom. “Assied toi contre la tête de lit.”

Tom s'exécuta et Bill mit un peu de lotion dans sa main. Il se mit au-dessus de Tom et caressa le sexe de son frère avec la lotion huileuse. Tom gémit à ce contact et Bill eut un large sourire. Maintenant il avait le contrôle. Ils partageaient.

“Tu veux que j'en mette en toi?” demanda Tom. Bill retira ses mains et se positionna au-dessus de Tom.

“Non, je veux être étroit pour toi,” chuchota Bill. Tom leva la tête et Bill connecta leurs lèvres. C'était exactement ce qu'il voulait. Il émit un souffle chaud dans la bouche de Tom et se positionna au-dessus de son sexe.

Alors que Bill s'empalait sur Tom, il laissa échapper un souffle saccadé. “Putain,” chuchota-t-il en regardant Tom. Tom hocha la tête, les yeux grands ouverts. Cela faisait si longtemps pour tous les deux que c'était presque comme la première fois. En un sens, c'était une première.

“C'est si bon sur moi,” dit Tom. Il se pencha en avant et appuya ses lèvres sur celles de Bill, puis Bill sentit les mains de Tom sur ses hanches. “Tu vas devoir aider.”

“Je sais,” répondit Bill. Il était en extase, s'emplissant de Tom une nouvelle fois. “Peut-être qu'on pourrait rester comme ça une minute.”

“Ok,” acquiesça Tom. Bill sentit le piercing de son frère et lécha le métal piquant. Il resserra ses muscles autour de Tom et Tom haleta. “Ah.”

“Ça t'a manqué?” demanda Bill. Tom releva un peu ses hanches et Bill monta avec lui, glissant le long du pénis de Tom.

“Tu m'as manqué,” admit Tom. Bill redescendit et ses fesses s'appuyèrent directement contre les cuisses de Tom. “Et ça aussi, oui.”

Bill monta et descendit encore, prenant le coup. Tom serra les hanches de Bill dans ses mains et Bill laissa échapper un glapissement. “Hey,” dit Bill.

Tom répondit en l'embrassant encore fortement sur la bouche. Bill savait qu'il ne s'en lasserait jamais.

Il bougeait de haut en bas sur Tom, leurs lèvres toujours liées, et contracta ses muscles aussi fort qu'il le put. Il pouvait sentir Tom gémir dans sa bouche. Il gémit aussi, son corps commençant à s'ajuster autour de Tom. Il se pencha un peu en arrière et Tom suivit le mouvement. Il se sentait victorieux.

“Mmm,” ronronna-t-il et il recula sa bouche de quelques centimètres. Tom referma cet espace, l'embrassant. Oui, il était définitivement en train de gagner une espèce de jeu, là. La langue de Tom effleura la sienne et son c½ur se serra. Peut-être que ce n'était pas un jeu.

“Plus fort,” marmonna Tom dans leur baiser, et Bill s'empala aussi fort qu'il le pouvait. Ça devenait vraiment bon pour Bill. S'il cambrait son dos, le sexe de Tom heurtait sa prostate à chaque coup.

“Oh oui.” Il s'éleva encore, sentant le pénis de Tom glisser à l'intérieur lui. “Comment c'est?”

“C'est-ce qu'il y a de meilleur,” dit Tom. “De meilleur, putain.”

“Je suis étroit?”

Tom gémit. “Tellement étroit.”

“Je peux te serrer plus fort,” dit Bill directement dans l'oreille de Tom. Les doigts de Tom s'enfoncèrent dans les hanches de Bill.

“Fais le.”

Bill s'exécuta et Tom rejeta la tête en arrière et donna un grand coup de bassin. “Putain, Bill!”

Ils bougèrent ensemble pendant un long et chaud moment, et bien que ça soit bon, Bill savait que ça pouvait être meilleur. Il s'éleva une fois de plus puis s'assit sur Tom.

“Pourquoi tu t'arrêtes?” Tom avait l'air complètement béat.

“Je veux que tu sois au-dessus maintenant,” dit Bill. “Je veux jouir avec toi sur moi.”

“Tu veux tellement de choses,” taquina Tom. Il commença à bouger, mais Bill l'arrêta.

“Ne sors pas, ok?”

“Je n'en avais pas l'intention,” répondit Tom. Il allongea Bill sur le dos avec attention et se repositionna au-dessus de lui, s'enfonçant encore plus profondément en lui à présent.

“C'est mieux,” chuchota Bill. Il chercha la bouche de Tom et quand il ne la trouva pas, il se sentit paniqué. “Tom?”

“Je suis là.” Tom pressa ses lèvres contre celles de Bill et appuya ses hanches plus fort contre Bill, s'enfonçant à l'intérieur tellement profondément. “Je suis plus très loin, et toi?”

Bill hocha la tête, son nez cognant contre celui de Tom. “Touche moi, d'accord?”

Tom descendit une main et l'enroula autour du sexe humide de Bill. Il passa son pouce sur le gland exposé et Bill haleta. Oui, il n'était vraiment plus très loin. Mais il voulait attendre Tom. Il contracta ses muscles encore une fois et Tom gémit fortement, plus fort que Bill ne l'ait jamais entendu. Bill haleta et sentit un flot chaud à l'intérieur de lui.

“C'était...?”

“Oui, mon Dieu.”

“Oh...” Tom serra le sexe de Bill encore une fois et Bill ferma fort les yeux. Il voulait jouir contre Tom, et il le fit. Il éjacula fort dans la main de Tom, contre leurs deux ventres.

“Putain,” dit Tom en serrant les dents. Il grimaça et se retira de Bill.

“Quoi?” Bill était trop hébété par son orgasme pour vraiment comprendre ce qu'il se passait. Tout ce qu'il savait, c'est que Tom n'était plus en lui et il avait froid.

“Tu m'a serré si fort quand tu as joui,” dit Tom.

“Mmm, désolé,” dit Bill en fermant les yeux. “Viens là.”

Tom se blottit contre Bill. “Ne t'endors pas, Maman et Gordon seront bientôt à la maison.”

“M'en fiche,” dit Bill.

“Non, tu ne t'en fiches pas,” répondit Tom en lui donnant un petit coup dans les côtes. “Et tu m'a mis du sperme partout.”

Bill sourit et ouvrit les yeux. “Le tien est en moi.”

Tom frissonna visiblement. “Tu dis des choses très vicieuses.”

Bill rit mais ensuite son visage reprit son sérieux. “Ne me fais pas partir tout de suite, Tomi.”

Tom embrassa le menton de Bill. “Je ne vais pas le faire, Billy.”

Bill grimaça. “Tom!”

“Alors ça te plait, hein? Billy?”

Bill baissa la tête et mordit le cou de Tom. “Tomi,” dit-il sérieusement. “Ne m'appelle pas comme ça.”


the end


***


Et voilà, c'est la fin de Formative.
Merci à undrockroll et cynical_terror d'avoir écrit cette magnifique fiction.
Merci à tous ceux qui ont lu et apprécié.

On se retrouve pour la suite : Catharsis qui aura 13 chapitres

(y'a aussi un nouveau lemon sur mon blog, pour ceux que ça intéresse ^^ * )

Pix : Allegetor

# Posté le mercredi 13 février 2008 09:04

Modifié le samedi 15 novembre 2008 06:27

Catharsis - chapitre 1

Catharsis - chapitre 1

Bonsoir!
Alors voilà le premier chapitre de Catharsis.
Je rapelle que c'est la suite et que ça se passe environ un an après la fin de Formative.
Il y aura 13 chapitres en tout.
Ce chapitre là est juste chaud bouillant les enfants (et il y a encore
pire mieux à venir), alors accrochez vous ^^
Enjoy!


***



"Tom, plus près."

"Sshh."

"Je m'en fiche." Bill enfonça ses hanches dans les cuisses de Tom et se frotta à lui, glissant son érection toujours habillée entre les jambes de Tom. Il sentit le sexe durci de Tom cogner contre l'os de sa hanche et laissa échapper un cri.

"Bill !" siffla Tom, en remontant sa main et en glissant ses doigts dans la nuque de Bill. Il l'attira vers le bas et plaça sa bouche près de l'oreille de Bill. "Tais toi ou je te monte dessus."

Bill geignit puis plaqua une main sur sa bouche. "Désolé," chuchota-t-il. "Je suis excité comme pas possible. Ça fait trop longtemps."

Tom le va les yeux au ciel. "Ça fait deux jours."

"Deux longues et pénibles," il s'écrasa contre Tom, "journées."

Bill haleta. Tom glissa ses mains dans le pantalon de Bill et serra son sexe. Bill gémit et baissa les yeux, regardant Tom le toucher. Il baissa son propre pantalon et le soulagement le submergea quand il sentit l'air frais entrer en contact avec sa peau. Il n'y avait pas beaucoup de place pour bouger ; ils étaient dans le tourbus, dans la couchette de Tom, et ils ne s'étaient pas encore vraiment habitués à leurs nouveaux quartiers.

Baissant une main, Bill fit glisser le boxer de Tom et colla leurs pénis ensembles. "Han," souffla Bill. Tom était à la fois dur et doux contre sa peau lisse. "Putain."

"Je veux aller au-dessus maintenant," chuchota Tom.

"Pas question!"

"Bill." Tom serra le sexe de Bill et Bill gémit, pas vraiment doucement. Georg et Gustav n'étaient pas loin. Les jumeaux exagéraient vraiment. "Aller, Bill."

"D'accord," répondit Bill s'écartant de Tom et se mettant accroupi au pied de la couchette. "Mais je ne la sucerai pas pour toi."

Tom haussa les épaules et tira Bill par l'épaule, l'allongeant sur le matelas. "Et si je..."

Bill se tortilla quand Tom s'agenouilla au-dessus de lui, ses cuisses juste à côté de son visage. Le sexe de Tom cogna contre sa joue et Bill émit un son vraiment choqué.

"Est-ce que tu vas m'obliger?" demanda Bill, son ventre se tordant.

Tom rigola et appuya son pénis contre les lèvres de Bill. "Si ça te fait taire," dit Tom. Bill ouvrit la bouche et donna un coup de langue, son piercing cognant contre le gland de Tom. Tom grogna et essaya de rentrer, mais Bill ferma l'accès de ses dents.

"Georg et Gustav sont juste au bout du couloir," dit Bill. "On ne devrait même pas être là."

Tom gémit et poussa son sexe avec plus d'insistance contre les lèvres de Bill. "C'est une soirée film, on ne les verra pas pendant des heures. Tu sais comment ils sont. C'est une soirée Angelina Jolie."

Bill détendit ses lèvres mais n'ouvrit pas la bouche. "Je te déteste," dit-il entre ses dents.

Tom lui fit un large sourire et Bill le laissa finalement entrer, mais il le mordit gentiment. "Ah" dit Tom avec un grognement. "p'tit con".

Bill leva les yeux vers Tom et ils joignirent leurs mains.

Le changement avait été très agréable dans la vie de Bill durant l'année passée. Il semblait que tout ce qu'il avait connu était complètement différent. Il n'habitait plus à la maison. Il n'allait pas à l'école.

Il y était finalement arrivé ; il était devenu une rock star et faisait une tournée avec un groupe. Un groupe à succès. Tokio Hotel avait tout de suite marché, et il chantait devant un public de plusieurs milliers de personnes chaque semaine. Les gens l'adoraient, ils adoraient tout le groupe. Il avait réussi et il avait seulement seize ans.

Bill sourit et suça Tom aussi profondément qu'il le pouvait. Son frère se tendit et chuchota un juron. Certaines choses, heureusement, n'avaient pas changées. Tom était l'unique constante de sa vie et Bill n'avait jamais été plus heureux.

Malgré l'étroitesse du tourbus et l'oeil indiscret des médias, ils trouvaient toujours du temps pour être ensemble. Les choses n'avaient fait que s'améliorer et Bill ne pouvait pas s'imaginer que ça changerait

"Suce la," murmura Tom, se balançant au-dessus de Bill. Bill avala Tom, plus qu'heureux d'accéder à sa requête. Il appuya fermement son piercing contre la chair sensible de Tom et Tom ressortit, lui cognant le visage de son sexe.

"Tom!" gémit fortement Bill.

"Ssshh." Tom attrapa le visage de Bill et se pencha très près, leurs lèvres se frôlant presque. "Est-ce que tu vas la sucer?"

Bill fixa Tom et plissa les yeux. "Je sais pas."

Tom s'assit et avança ses hanches, se penchant sur Bill. Son pénis frappa Bill dans la mâchoire et Bill faillit crier, mais il se rappela qu'ils n'étaient pas seuls. Comme ça lui manquait d'être seul avec son frère. L'époque où ils pouvaient rire et faire du bruit à l'étage, dans la chambre de Tom était bel et bien révolue. Si le son de deux voix provenait d'une petite couchette, cela ne pouvait pas être expliqué. Bill savait déjà que le comportement de Tom et lui-même mettait Gustav et Georg légèrement mal à l'aise. Les jumeaux faisaient tout ensemble. Bill était souvent nostalgique de chez lui et allait vers Tom chercher du réconfort, ce qui voulait généralement dire se blottir l'un contre l'autre et se câliner.

Georg et Gustav détournaient toujours poliment le regard, ou sortait une blague. Bill s'en fichait. Il avait la meilleure part de la maison avec lui, et il n'allait pas se retenir. Il était trop heureux.

"Aller," dit Tom. Il attrapa son sexe et le frotta contre la joue de Bill.

"C'est ce que j'étais en train de faire," dit Bill. "J'ai avalé et tout."

"Tu n'étais pas assez enthousiaste." Tom mit un petit coup dans le menton de Bill.

"Han, Tom, c'est mouillé," dit Bill. "Tu m'en mets partout."

Tom recula encore et s'agenouilla. Il se cogna la tête sur le plafond de la couchette. "Merde!"

Bill commença à rire. "Voilà ce que tu mérites, Tomi."

"Ne m'appelle pas comme ça," dit Tom, et il avança à nouveau ses hanches et enfonça son sexe dans la bouche de Bill. Les yeux de Bill s'écarquillèrent et il aspira, ne serait-ce que pour empêcher un haut-le-c½ur. Ce n'était pas la première fois que Tom l'étouffait presque. Ça ne lui était pas étranger. Il prenait souvent trop d'assurance et essayait de prendre Tom plus profond, jusqu'à ce qu'il embrasse presque les hanches de son frère.

Bill sentit les draps amidonnés frotter contre sa nuque et il grimaça. Elle était encore douloureuse à cause du tatouage qu'il avait juste fait. Il se l'était fait faire en secret par un ami de la famille. C'était le symbole du groupe et il n'avait jamais été plus fier de quoi que ce soit d'autre. Ce qui était encore mieux, c'est que Tom avait été là à lui dire combien c'était cool tout le temps que ça avait duré.

Leur mère les avait sacrément engueulés tous les deux, mais elle ne pouvait rien y faire. Ça avait été une des premières fois que Bill s'était rendu compte qu'il était indépendant.

Bill leva les yeux vers Tom et l'aspira fortement, appuyant les lèvres autour de la base du sexe de Tom en un 'o' serré. Il émit un bourdonnement bas dans sa gorge qui envoya des vibrations autour de la peau de Tom. Tom haleta et appuya la paume de ses mains de chaque côté de Bill.

"Tu es si doué," murmura Tom, fixant ses yeux dans ceux de Bill. "Putain, comment est-ce que tu es devenu aussi doué?"

Bill ne pouvait pas répondre. Il glissa juste ses mains sur les flancs de Tom et tint sa taille, le rapprochant encore plus.

"Oh, merde," siffla Tom. "Je me souviens maintenant, j'étais là." Tom se retira presque entièrement puis se renfonça dans la bouche de Bill qui l'accepta avec joie. "Tu me donnes envie de hurler."

Les mots de Tom excitèrent l'envie dans le pénis de Bill qui glissa ses mains pour agripper les fesses de Tom, le rapprochant. Les testicules de Tom cognèrent contre le menton de Bill et Tom trembla, se retirant en haletant.

"Han, tu es trop bon," dit-il.

Bill sourit, les lèvres légèrement gonflées, et essaya de reprendre Tom dans sa bouche. Tom grogna et repoussa la tête de Bill

"Tu ne veux pas que je me finisse maintenant, non?" demanda-t-il. Bill secoua rapidement la tête. "Bien, parce que je veux te baiser."

Bill rougit et écarta les jambes. "Avec Gustav et Georg dans le bus?" L'idée le faisait s'agiter. Ils avaient déjà fricoté dans le bus avant, mais jamais jusqu'au bout.

"Oui, ne t'inquiète pas," chuchota Tom. Il leva la main vers le petit compartiment dans la couchette et attrapa la même bouteille de lotion qu'ils utilisaient à la maison. "J'irai doucement."

"Je veux pas que t'ailles doucement," répondit calmement Bill. Il prit la bouteille des mains de Tom et pressa un peu de la lotion fraîche dans sa main. Il mourrait d'envie de retoucher le sexe de Tom. "Je vais crier."

Tom fit une grimace et haussa les épaules. "Ne le fais pas, c'est tout."

"Ha." Bill recouvrit de lotion le pénis brûlant de Tom avec une routine presque nonchalante. Il frotta son pouce sur le gland exposé, de façon taquine, et embrassa le bout. Tom émit un son grave dans sa gorge et descendit le long du corps de Bill.

"Ouvre les jambes," ordonna Tom. Bill sourit et serra les cuisses autour de Tom. Tom secoua la tête et glissa deux mains entre les cuisses moites de Bill. Il les écarta facilement et Bill laissa échapper une douce plainte.

Tom glissa un doigt pressant à l'intérieur de Bill qui soupira de plaisir. C'était agréable. Il se souvenait de l'époque où juste un doigt l'envoyait au travers du plafond. Il bougea son corps sur la droite, forçant Tom à toucher sa prostate, mais Tom éloigna son doigt en le courbant.

"Depuis quand est-ce que c'est toi qui dirige?" dit Tom d'une voix grave. Le ventre de Bill se tordit à nouveau.

"Est-ce que j'ai l'air de diriger?" demanda Bill en battant des cils. Tom rit et enfonça un autre doigt à l'intérieur de Bill.

"Tu es sournois," dit Tom.

Bill remonta ses hanches. "Touche moi où tu sais," dit-il, les joues d'un rouge brûlant.

"Pourquoi est ce que je devrais?" Les yeux de Tom étincelaient.

"Parce que je t'ai sucé," répondit Bill en geignant. "Vraiment profond."

"Je sais pas, je crois que tu as plus aimé que moi."

Bill se renfrogna et donna un coup de bassin qui fit presque tomber Tom de sur lui. "Soit gentil, ou la prochaine fois je mors au lieu de sucer."

"Tu le fais de toutes façons," répondit Tom. Il plia ses doigts juste assez pour qu'ils frôlent l'endroit si agréable à l'intérieur de Bill, et Bill se cambra contre ce contact.

"Tomi," chuchota Bill. "Putain, arrête de jouer avec moi."

Tom se mordit la lèvre et lança un coup d'oeil à Bill. Sans prévenir, Bill le sentit appuyer délicieusement à un endroit qui fit presque oublier à Bill où il se trouvait et crier. "Putainputainputain," siffla Bill. " C'est si bon, han. Tomi. Mets la moi."

"Oui?"

"Oui," dit Bill entre ses dents. Tom retira vivement ses doigts et Bill se sentit comme si on l'avait frappé.

"Tu ne dois pas faire de bruit," dit Tom gravement, positionnant son sexe contre les fesses de Bill. "Ou je ne le ferai plus jamais."

Bill lança un regard à son frère. "Conneries. Oh!"

Le pénis de Tom pénétra un peu Bill qui se mordit la lèvre inférieure. Il commençait à se demander si c'était une bonne idée. Il ne pourrait pas être assez silencieux. Tom s'enfonça plus en lui, et ça fit mal au début. Tom n'avait pas été en Bill depuis plus d'une semaine auparavant. Bill était si étroit et comme il essayait de se taire, ses muscles se contractaient.

"Ahh," geignit Bill, ses mains se plaquant contre sa bouche. Il regarda Tom et se demanda comment faisait Tom pour être aussi calme. Tom roula ses hanches vers le haut et son sexe frotta directement contre la prostate de Bill. "Ahhh!"

"Shh!" Tom pencha la tête et plaqua sa bouche sur celle de Bill. Bill se tut immédiatement. Lui et Tom ne s'embrassaient pas si souvent, et même si Bill savait que ce n'était pas autant un baiser qu'un moyen de le faire taire, il fondit presque.

Tom se recula et Bill geignit sans restreinte. Il leva la tête, les lèvres faisant la moue. Tom s'enfonça en lui et Bill serra les dents pour rester silencieux.

"Embrasse moi," murmura Bill. Tom poussa à l'intérieur de lui encore une fois et il gémit. " Embrasse moi, s'il te plait embrasse moi."

Tom descendit sa tête et reposa son front contre celui de Bill. "Non," dit-il. Bill essaya de se coller au visage de Tom, mais celui-ci tourna la tête.

"Juste un tout petit," dit Bill.

Tom refusa. Bill était presque assez contrarié pour que ça gâche la superbe partie de baise que Tom lui procurait. Presque. Bill haleta quand Tom saisit son sexe, le masturbant. Ses orteils se replièrent et il agrippa les draps sous lui.

Ce qu'il voulait vraiment était un baiser. N'importe quelle sorte de baiser, excepté la fellation. Il savait que ça l'enverrait au septième ciel, exactement là où il voulait être.

Bill essaya de tirer le visage de Tom vers le sien, entremêlant ses doigts dans les cheveux de son frère et tirant. Tom secoua rapidement la tête et fixa Bill, sans expression. Bill pouvait encore sentir le goût de la bouche de Tom sur ses lèvres et il les lécha lentement, renvoyant son regard à Tom.

"Si tu m'embrasses, je te la sucerai," dit Bill de façon aguicheuse. A cela, Tom s'enfonça encore plus loin et Bill couina, mettant une main sur sa bouche et tourna la tête sur le côté. C'était tellement bon, bordel. "Alors c'est un oui?"

"Sshh," fut tout ce que Tom répondit. Il glissa ses mains le long des jambes de Bill et l'agrippa derrière les genoux en serrant. Bill remua et puis Tom se courba d'une façon telle que Bill avait l'impression que ses entrailles étaient en feu.

"Putain, Tom, putain," haleta Bill. La couchette commençait à grincer, et Bill se demanda pourquoi Tom semblait toujours récupérer des couchages qui grinçaient. "Ralentis..."

Tom fit une pause et plaça ses mains sur les hanches fines de Bill. "Quoi?"

"Juste... ralentis, ok?" Bill entoura ses doigts autour de la nuque de Tom et le sentit s'installer à l'intérieur. C'était confortable et chaud. Bill tenta de tirer le visage de Tom vers le sien, mais Tom commença à ressortir son sexe. "Non!"

"Tu ne veux pas jouer franc jeu," dit Tom. Il se dégagea hors de Bill et Bill haleta.

"C'était si bon, Tomi," dit Bill doucement. "S'il te plait."

"Tu n'arrives pas à te taire, et tu n'arrêtes pas de me forcer la main."

Bill baissa le regard vers le pénis de Tom. Il était dur et gonflé. "Tu ne peux pas vraiment avoir envie d'arrêter?"

"Je pourrais me finir moi-même," dit Tom. Bill fronça les sourcils et descendit, le sexe de Tom cognant contre sa cuisse.

"C'est tellement mieux en moi," dit Bill. "Je ne dirai plus un mot si tu la remets, promis."

"Tu la suceras? Quand je voudrai?"

Bill rougit. "Oui."

Tom sourit largement et se renfonça facilement dans le corps de Bill. Bill avait envie de crier mais il se mordit la lèvre et se contenta de se contorsionner sous l'intrusion. L'accord qu'ils avaient passé n'était que du pipeau, bien sûr que Bill sucerait Tom. Il s'agenouillerait pour Tom n'importe où et n'importe quand si Tom le lui demandait.

Tom était juste en train de jouer avec lui, et Bill adorait ça. Il adorait que Tom le taquine au lit, il adorait devoir le mériter. La seule raison pour laquelle il aimait tellement les baisers était parce qu'il n'en obtenait que très peu. Parce que Tom faisait savoir qu'ils étaient hors limite.

Tom baisait Bill pour de bon, fort. Il était sérieusement en train de baiser Bill, plus de jeu à présent. Bill le savait. Son visage était intense, concentré et ses pénétrations étaient dures, presque vicieuses. Bill hurlerait à faire s'écrouler la maison s'ils étaient seuls. C'était le genre de baise qui pourrait faire jouir Bill sans qu'il y ait besoin de le toucher. Tom heurtait directement sa prostate.

"Tom, Tom, Tomi," chuchota Bill. Tom se rapprocha de lui et Bill effleura le cou de Tom de ses lèvres, laissant sa langue sortir pour goûter la peau. Elle était délicieuse. "Mmm, Tom."

"C'est bon?" Tom releva les hanches de Bill et s'enfonça vraiment en lui. Bill soupira fortement et contracta ses muscles pour Tom. Tom gémit. "Putain, oui."

"Hey, Tom?"

Tom et Bill se figèrent. La voix venait de derrière le rideau. La voix de Gustav.

Bill leva des yeux écarquillés vers Tom, et à vrai dire, il eut envie de rire

"Ouais?" répondit Tom. Bill le sentit commencer à se retirer, mais il serra fortement ses muscles autour de Tom, le comprimant. Tom fit une grimace à Bill et mit une main sur son torse. "Qu'est-c'qu'y a?"

"Oh, pardon, tu dormais? On aurait dit que tu étais réveillé. Désolé si tu ne l'étais pas. Quoi qu'il en soit, Georg et moi, on voudrait regarder Tomb Raider. C'est pas toi qui l'avais en dernier?" demanda Gustav depuis l'extérieur.

"Heu," dit Tom. Bill profitait que Tom était distrait, et l'attira doucement vers son visage. Leurs regards étaient fixés l'un dans l'autre, et Tom laissait Bill le rapprocher.

"Peut-être que c'est Bill qui l'a," continua Gustav.

"Non," dit Tom vivement, et Bill n'était pas certain de savoir s'il parlait à Gustav ou à lui.

"Je pourrais lui demander," dit Gustav. Bill pouvait entendre Gustav bouger.

"Il dort," dit Tom. Bill sourit et releva la tête. Ses lèvres frôlèrent le menton de Tom et il comprima Tom aussi fort qu'il le pouvait. "Putain," gémit Tom.

"Tout va bien?" demanda Gustav.

"Ouais, j'suis juste un peu..." Bill le comprima encore et Tom donna un coup de reins. Bill gémit.

"Tu as l'air malade," dit Gustav. "Tu sais, Saki a dit qu'il pensait couver quelque chose. Tu as de la fièvre?"

Tom lança un regard furieux à Bill, mais il continuait à lui donner des coups de rein réguliers. Bill savait que Tom ne pouvait pas lui résister quand il avait une telle emprise sur son sexe.

"Embrasse moi," chuchota Bill.

"C'était quoi ça?" demanda Gustav.

"Non, je n'ai pas de fièvre," dit Tom. Il cogna dans la joue de Bill et roula des hanches. Bill se cambra, la bouche ouverte par le plaisir. Tom se pencha, ses lèvres à l'oreille de Bill. "Je vais te baiser jusqu'à ce que tu oublies comment tu t'appelles quand il partira."

Bill tourna la tête et essaya d'embrasser Tom, mais Tom releva la tête et se retira de Bill presque entièrement. Bill émit un bruit de frustration et contracta ses muscles, mais il ne sentait presque rien.

"Ouais, je sais pas, Gustav," dit Tom d'une voix forte, ne regardant plus Bill. Bill pouvait toujours sentir le sexe de son frère, juste à quelques centimètres à l'intérieur de lui. "Peut-être que je l'ai perdu."

"C'est pas grave si tu es en train de le regarder," dit Gustav.

"C'est pas le cas." Bill sourit à Tom et leva son torse, essayant d'obtenir un contact avec tout ce qu'il pouvait.

"Ok. Bonne nuit alors." Bill entendit Gustav s'éloigner, puis la télévision à l'autre bout du bus se rallumer.

"Tomi?"

Tom s'enfonça entièrement en Bill avec une telle force que Bill avait l'impression qu'on lui avait coupé le souffle. Il haleta, cherchant de l'air, et se mordit les doigts. Ça faisait mal, mais la douleur était dominée par un plaisir inimaginable. Bill ronronnait presque sous Tom, se tortillant et se contorsionnant, essayant de refaire toucher sa prostate.

"Plus fort," demanda Bill doucement, ses doigts glissant hors de sa bouche vers celle de Tom. Tom suça ses doigts entre ses lèvres, et le pénis de Bill le picota. "Tu as aimé ça, te faire presque surprendre, hein?"

Tom trembla et Bill sentait à quel point il était proche de la jouissance. Il détendit ses muscles puis les recontracta autour le Tom. "Il pouvait certainement nous sentir," chuchota Bill, "On sent le sexe, Tom. Je me demande toujours s'ils savent." Tom gémit et lécha la main de Bill, mordant fort. Sa tête retomba près de celle de Bill et Bill lécha le visage de Tom, sa bouche juste à côté de son oreille.

Bill pensa à réembrasser Tom, mais il savait que Tom était près de l'orgasme. Il ne voulait pas tout gâcher pour lui. Bill était proche aussi. Ils tremblèrent ensemble, Bill essayant de retenir sa délivrance. Il voulait jouir avec Tom.

Les dreads de Tom frôlèrent le cou de Bill et Bill se nicha contre la gorge de Tom, inhalant, sentant et respirant son frère. "Je t'aime," dit Bill dans l'oreille de Tom.

"Ah," grogna Tom, et il jouit fortement à l'intérieur de Bill.

Bill trembla, si proche de son propre orgasme que c'en était douloureux. Tom se retira et descendit le long du corps de Bill si vite que Bill ne comprenait même pas ce qu'il se passait. Tout ce qu'il savait, c'était que quelque chose de chaud et mouillé s'était posé sur son sexe et que c'était foutrement fantastique.

"Putain, putain, putain," jura Bill et il jouit très vite dans la bouche de Tom. Tom ne voulait pas l'embrasser, mais il le suçait et avalait. Bill roula des yeux et agrippa les épaules de Tom. "Tu me fais toujours venir si vite," dit-il.

Tom remonta près de lui et s'allongea sur le dos. "Tu t'en plains?"

"Putain non," dit Bill. "C'était si bon." Il se tourna sur le côté et se blottit contre Tom. "J'ai vraiment failli crier, aussi."

"Ça aurait vraiment été dommage."

Bill rit doucement et frotta son visage contre le bras de Tom. "Est-ce que tu vas me jarter, ou je peux rester?"

Tom sembla y réfléchir. "Est-ce que tu me suceras demain matin?"

Bill sourit largement et mordit le cou de Tom. "Tu n'es qu'un porc."

"C'est un oui?"

"Tu es coincé avec moi toute la nuit, oui."

Tom enroula ses bras autour de Bill et ils se mirent à l'aise. "On a un accord."


***


Et voilà!
Putain, que j'aime cette fic *_*
(oui, une fois de plus, il y a aussi un nouvel OS sur mon blog ^^ c'est par là * )


Pix : Salv

# Posté le vendredi 15 février 2008 15:42

Modifié le samedi 22 novembre 2008 06:33